CitiZen Nantes
"Et je me souviens surtout de tout de rien. Je me souviens surtout de toi. Et ça fait Shala la, shala la, shala la
la la..." Mano Solo
J’avais 20 ans quand j’ai découvert "la Marmaille nue" de Mano Solo. Les couloirs de la faculté m’ennuyaient à mourir et j’y préférais les petits matins brumeux des bords de Loire. C’est à Tours, au "Bateau Ivre" que j’ai vu deux fois le frangin Mano, mon aîné de 10 ans, qui disait la solitude, l’ennui et le combat que je n’entendais pas ailleurs.
Dans une vie, il y a des albums qui marquent une période. On n’y revient pas souvent mais ça vieillit en soi et la mort de l’artiste nous rappelle, avec lui, la futilité de l’existence. L’insoumission aussi. Et avec elle, le pessimisme lucide, la révolte et puis l’espoir, l’envie et la tendresse.
J’ai parfois eu à défendre ta "Marmaille nue" Mano, quand au zinc il fallait dire qu’être mélancolique n’est pas la panacée des fines fleurs de la dépression mais que l’énergie est là, toute entière, à demi nue, tendue comme un arc.
On va te transmettre à nos marmots Mano, comme on nous a transmis ces chanteurs disparus qui tracent la route d’une certaine chanson française.
Perso, je ne vais pas m’arrêter de gueuler pour toi avec un panthéon rien qu’à toi : le panthéon des écorchés célestes, un panthéon tout bringuebalant avec 1000 vies dans lequel est accroché ton petit dessin qui accompagnait ta signature à la fin de ce concert au « Bateau Ivre ». Un bol de café qui fume de rêves et d’amertume.... J’y ai toujours vu le sens du détail anodin et subtil d’être en vie quand s'ouvre le jour.
L’ivresse des petits matins brumeux du bord de Loire n’est plus rien sans toi. Le temps passe mes amis. Le temps passe et c’est si vite fini. Je t’embrasse Mano, mon frangin. On t'aime mon Solo.
Yves Monteil. 10/01/10
J’avais 20 ans quand j’ai découvert "la Marmaille nue" de Mano Solo. Les couloirs de la faculté m’ennuyaient à mourir et j’y préférais les petits matins brumeux des bords de Loire. C’est à Tours, au "Bateau Ivre" que j’ai vu deux fois le frangin Mano, mon aîné de 10 ans, qui disait la solitude, l’ennui et le combat que je n’entendais pas ailleurs.
Dans une vie, il y a des albums qui marquent une période. On n’y revient pas souvent mais ça vieillit en soi et la mort de l’artiste nous rappelle, avec lui, la futilité de l’existence. L’insoumission aussi. Et avec elle, le pessimisme lucide, la révolte et puis l’espoir, l’envie et la tendresse.
J’ai parfois eu à défendre ta "Marmaille nue" Mano, quand au zinc il fallait dire qu’être mélancolique n’est pas la panacée des fines fleurs de la dépression mais que l’énergie est là, toute entière, à demi nue, tendue comme un arc.
On va te transmettre à nos marmots Mano, comme on nous a transmis ces chanteurs disparus qui tracent la route d’une certaine chanson française.
Perso, je ne vais pas m’arrêter de gueuler pour toi avec un panthéon rien qu’à toi : le panthéon des écorchés célestes, un panthéon tout bringuebalant avec 1000 vies dans lequel est accroché ton petit dessin qui accompagnait ta signature à la fin de ce concert au « Bateau Ivre ». Un bol de café qui fume de rêves et d’amertume.... J’y ai toujours vu le sens du détail anodin et subtil d’être en vie quand s'ouvre le jour.
L’ivresse des petits matins brumeux du bord de Loire n’est plus rien sans toi. Le temps passe mes amis. Le temps passe et c’est si vite fini. Je t’embrasse Mano, mon frangin. On t'aime mon Solo.
Yves Monteil. 10/01/10
Dédicace sur sur l'affiche de la Marmaille Nue. Un soir de 1995(?) au Bateau Ivre. Tours. Photos : Boh'm
++
Écoutez Sha la la
Découvrez la playlist Mano Solo : Sha la la... avec Mano Solo
Lun 11 jan 2010
3 commentaires
C'est dit et si bien, sur une époque, notre époque...
DM - le 11/01/2010 à 12h57
Très bel article Yves. Très juste.
A bientôt. Emmelie
A bientôt. Emmelie
Emmelie - le 11/01/2010 à 22h36
15 ans du matin, La lune, Allo Paris, C'est pas du gâteau, Au creux de ton bras... toutes ces chansons garderont une place de choix dans ma discothèque.
Mano Solo, tu vas nous manquer. Il nous reste ta musique et ton talent. Salut l'écorché vif !
Julien Bainvel
Conseiller municipal