Une légende photo de Ouest-France qui fait polémique

Publié le par CitiZen Nantes

Si Citizen Nantes produit des contenus d'informations et d'expressions multimédia, nous relayons aussi, sur le blog et les réseaux sociaux, nombre d'articles locaux, nationaux ou internationaux d'actualité en lien avec ce qui fait écho à Nantes et/ou Citizen Nantes. Cette veille est essentielle dans le rôle de média contributif que s'est fixé Citizen Nantes et ne cible aucune source particulière (Du Figaro à Indymédia).

C'est ainsi que dimanche 26 février 2012 nous avons relayé sur Twitter et Facebook un article publié sur Indymédia : "Contre la presse qui ment : le siège de Ouest France redécoré". Outre qu'il semblait que cette info soit passé un peu inaperçue, le relais de cet article faisait écho à la manifestation en "soutien au peuple grec" du 18 février 2012 à Nantes relaté sur Citizen Nantes.

Ouest_France_Grece_Nantes.jpgJeudi 23 février 2012. Le siège de Ouest-France à Nantes "décoré". Source : Indymédia

"Une légende de photo maladroite"

La photo (ci-dessous), extraite de la Une de l'édition du 20 janvier 2012 titrée "Un lundi décisif pour la grèce", représentent des manifestants Grecs remerciant les citoyens du monde qui, le samedi 18 janvier 2012, ont organisé des manifestations en soutien aux Grecs. Mais contrairement à ce que laisse entendre la légende, les manifestants s'adressent au mouvement de soutien émanant de la société civile à travers le monde et non à l'Eurogroupe ou au FMI.

Grece_ouest-france-nantes.jpgPhoto (AFP) choisie pour la Une de Ouest-France du 20 juin 2012 et sa légende ci-dessous :

" Le message de ces jeunes Grecs devant le Parlement d'Athènes résonne comme un appel au secours. Aujourd'hui, l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro) et le FMI leur diront s'ils ont raison d'espérer, en avalisant ou non le deuxième plan de sauvetage (...)

L'article sur Indymédia, signé du "collectif nantais Révolté", accuse donc Ouest-France de mentir à propos de cette légende. En l'absence de rectificatif le collectif a décidé d'agir revendiquant ainsi une action de barbouillage contre les locaux de Ouest-France perpétrée jeudi 23 juin 2012 à Nantes.

" Constatant l'absence de rectificatif, quelques nantais révoltés par ta propagande mensongère et grossière se sont sentis le devoir de venir corriger eux même ta façade, cher journal. Que dire de ta devise : « Justice et Liberté » ? "

Nous reprenons ci-dessous tout ou partie des commentaires postés à la suite de l'article sur notre profil Facebook. Jean-Marie Biette, directeur deépartemental de Ouest-France Nantes, n'a pas tardé à réagir :

" Quelle prose délicate qui fleure bon la tolérance, la liberté d'expression, la démocratie. Savez-vous au moins que la rédaction de Nantes, que vous insultez, a appuyé le Nantais Luc Douillard (1), qui est à l'origine du mouvement Je suis Grec (2). Le même Luc Douillard qui nous dit que tous les medias grecs ont salué avec reconnaissance l'article paru en derniere page de Ouest-France sur Jesuisgrec... Mais finalement, tous ceux qui vocifèrent, cassent, menacent au lieu de discuter, s'en fichent visiblement. Ils préfèrent exploiter une légende de photo maladroite, ignorer tout ce qui a été ecrit en faveur du peuple grec. C'est vrai que ça mérite autant de leçons de déontologie et d'insultes..."

Erratum ou acte assumé

Une question reste ici posée. Pourquoi Ouest-France n'a pas simplement publié un erratum malgré les demandes qui lui ont été adressées ? Les Indignés du PAF semblent avoir une réponse. Sur son profil Facebook, l'association publie le 22 février 2012 : 

" Conversation ahurissante aujourd'hui avec 2 rédacteurs en chef local et régional d'un des plus importants médias français. Quand je leur ai demandé à qui était destiné la photo "We thank you" des manifestants Grecs, ils ont répondu de concert et de bonne foi : "À l'Europe". Pas à l'Europe des manifestants, à l'institution européenne. Incroyable méconnaissance de la société. ! "

"Don't hate the media, become the media"

Dans le commentaire suivant c'est Julien Kostreche, anciennement à Télénantes et à TerraEco et aujourd'hui à la tête du projet OuestMédialab avec Philippe Roux, qui rappelle la devise initiale d'Indymédia et s'interroge sur le soutien ou non de Citizen Nantes :

" Le slogan d'Indymedia à ses débuts était "Don't hate the media, become the media". Visiblement la 1ère partie n'est plus d'actualité pour ce collectif "révoltez-vous"... Et c'est bien dommage. Citizen Nantes soutient ce type d'action ? "

La réponse est comprise dans le début de cet article. Nous veillons, nous relayons. L'action contre Ouest-France est un fait qui n'est pas anodin à nos yeux et nous l'avons donner à lire pour ouvrir, c'est aussi notre vocation, le débat. Pourquoi devoir nous en  justifier ?

Yves Monteil

>> D'autres réations en lien avec l'article posté sur Indymédia ont été posté sur le  profil Facebook de Citizen Nantes
>> A lire aussi sur "La solidarité des peuples fait mentir les grands médias" - tout-ca.com 24/02/12

Publié dans Médias et data

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Julien Kostrèche 28/02/2012 09:09


Yves,


Quand tu reprends des commentaires publiés sur Facebbok, merci de bien les restituer dans leur contexte. En l'occurrence le mien réagissait aux propos de cet article :


http://nantes.indymedia.org/article/25175


... et en particulier à ces passages haineux à l'égard de la rédaction de Ouest-France :


"journal Ouest France, héritier de l'Ouest Éclair (journal collaborationniste)"


"Les déchets avec lesquels tu nous empoisonnes quotidiennement nous ont inspiré une odorante omelette matinale : des denrées périssables pour un journal pourri."


"Le jet d'urine sorti de ta plume a fait déborder la cuvette."


...