La nudité comme moyen d'expression et de contestation avec les "Kamyapoil"

Publié le par CitiZen Nantes

Mise à jour revue de presse

La nudité dans l’espace publique n’est pas un problème en soi mais c’est notre comportement qui est important. En cela, la nudité peut tout à fait être reconnue comme moyen d’expression et non interprétée comme une agression. Comme de plus, il faudra allumer des feux pour chauffer chauffer la soupe et les pierres qui iront dans la hutte, on pourra alors soulever la problématique de la criminalisation des opposants dans les media.

Kamyapoil

18/02/2015 - Relaxe pour les deux zadistes dénudés

Ils s'étaient mis nus face aux forces de l'ordre en 2012, à Notre-Dame-des-Landes. Ils ont été relaxés ce mercredi matin. Un premier jugement du tribunal de Saint-Nazaire les avait condamnés à quinze jours de prison avec sursis, pour « outrage à personne dépositaire de l'autorité publique ».

Ouest-France

La demande de question prioritaire de constitutionnalité a été rejetée. L’idée était de démontrer que l’outrage n’est pas conforme à la constitution et de faire ainsi disparaître ce délit du droit français.
Contrairement au procès qui avait eu lieu à Saint Nazaire, Elise et Erwan ont pu exposer leur point de vue. L’avocat général a néanmoins demandé la confirmation de la peine de 15 jours de prison avec sursis prononcée par le tribunal de Saint Nazaire.
100 à 200 personnes étaient présentes pour soutenir Camille à couettes, Camille à barbe et Christian poursuivi pour d’autres faits.

Kamyapoil 07/01/15

Le procès en appel à Rennes lance le débat sur le délit d'outrage - Taranis News

13/12/2014 - "Entrons dans la Rennes"

Rassemblement devant la cour d'appel de Rennes en soutien à Erwan et Elise, le Mercredi 7 janvier 2015.

Elise et Erwan ne sont pas poursuivi à titre personnel, il s’agit d’un procès politique qui cherche à réprimer toute forme d’opposition. S’il s’agit du procès des Kamyapoil, alors un rapport de force s’installe. Dans ce cas, il faut poursuivre, condamner et enfermer toutes les Kamyapoil, mais comme elles sont de plus nombreuses et déterminées, les prisons comme les rues déborderont bientôt de gens qui déambulent nus. L’idée est ainsi de décrédibilise ceux qui prétendent faire régner l’ordre public.

Extrait du programme

"Liberté ? mon cul !"- JF Castell

L’état condamne, emprisonne, mutile, tue, celles et ceux qui tentent de protéger la Terre nourricière, ses habitants, leur Liberté.Voilà deux ans, Elise et Erwan ont choisi la poésie pour questionner cette violence. Ils ont créé les Kamyapoil.
D’autres les ont soutenues, rejointes. La répression s’abat aussi sur les pacifistes mais ne suffit pas à les arrêter. Les Kamyapoil sont au contraire toujours plus nombreuses et déterminées.

J.F Castell

25/11/2014 - Nouvelle action pacifique d'Erwan "Kamyapoil" - J.F Castell

Suite à son interpellation, Camille à barbe a passé 24h en garde à vue au commissariat de Nantes au motif d'entrave à la circulation.

07/03/2013 - Nus devant la police : 15 jours de prison avec sursis

Finalement Camille-Erwan et Camille-Elise ont été condamnés à 15 jours de prison avec sursis mardi 5 mars 2013. Leur avocat a fait appel de la décision qui laisse du temps aux accusés pour faire connaitre cette histoire.

Le parquet avait requis un an de prison avec sursis et 200 € d’amende, le 12 février dernier. Le même tribunal a aussi condamné ce mardi quatre autres opposants au projet d’aéroport à un mois de prison avec sursis et 200 € d’amende pour refus d’ADN suite à leur interpellation.

Erwan, l'un des Kamyapoil

Erwan, l'un des Kamyapoil

C'est pas moi qui suis en train de me battre. Ce sont des gens qui se battent pour moi. Je suis soutenu par ces gens-là.

Erwan à sa sortie du tribunal de St Nazaire

15/02/2013 - Manifestation de soutien devant le tribunal de Saint Nazaire

Camille-Erwan et Camille-Elise étaient jugés le 12 février 2013 devant le tribunal de St Nazaire pour outrage parce que le 23 novembre ils se sont mis-e-s nu-e-s devant des gendarmes pour manifester leur opposition à la construction d'un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes.

Vidéo : Orlanda Ribeiro, Citizen Nantes

La nudité comme moyen d'expression et de contestation avec les "Kamyapoil"

Chronologie

Samedi 17 novembre : Elise et Erwan se rencontrent lors du rassemblement de réoccupation où sont venues plus de 30 000 personnes.

Lundi 19 novembre : Elise et Erwan, ou Camille à couettes et Camille à barbe, envisagent de se mettre nues devant les barricades pour tenter d'empêcher les gendarmes d'attaquer.

Vendredi 23 novembre : plus de 500 gendarmes tentent de vider la zone. Camille à couettes et Camille à barbe qui ne sont pas arrivées suffisamment tôt ce jour là avancent tant qu'elles le peuvent. Lorsqu'elles sont bloquées par le cordon que forment les gendarmes, elles se déshabillent et essayent tranquillement de passer. Elles sont alors embarquées. Les gendarmes enregistrent leur identité et leur remet une convocation.

Samedi 24 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe trouvent d'autres Camille prêtent à essayer d'avancer à quatre pattes presque nues vers les gendarmes pour rendre clairement visible la violence disproportionnée dont ils font usage.

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Pourquoi nue ?

Je souhaite m'exprimer au travers de cette lettre, pour ne rien omettre, ni tordre mon discours, car il est en ce moment, entendu et peut être mal compris. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles j'ai posé nue.
En choisissant ce geste, cette forme d'expression, j'ai souhaité créer un contraste indiscutable face au surarmement déployé censé encercler un lieu aussi nu que moi. Cela éveille chez moi un besoin indispensable de m'exprimer au nom de la nature, dans laquelle j'inclue l'humanité.
Je ne vois pas comment faire passer le message autrement que nue. Etant aux côtés de la nature, de la forêt, de sa faune et de toute sa diversité, en proie à la destruction programmée, je ne peux me défendre qu'aussi nue qu'elle.

Camille

Le procès de la liberté par Hervé Kempf, journaliste et témoin

(...) On reproche à des opposants de répondre parfois violemment à des interventions policières, en les traitant parfois de ‘terroristes’, d’’anarchistes’, d’’étrangers’, mais si on leur reproche aussi de répondre par la non-violence – car qu’y a-t-il de moins violent que de s’exposer nu ? -, cela signifie que l’on interdit toute manifestation, toute liberté de manifester.

J’ai à peine fini cette phrase que le président, qui a toujours détourné le regard pendant mon témoignage, assène : « Les cinq minutes sont écoulées ! ». Je ne peux que répondre : « Merci Monsieur le président d’avoir compté le temps », et je vais m’asseoir sur un banc, secoué par la sécheresse de l’échange.

Hervé Kempf, journaliste

Convocation TGI Saint Nazaire

Source : kamyas1naz

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