Mano Solo : je t'aime, je t'aimais, je t'aimerai

Publié le par CitiZen Nantes

Mise à jour du 09/11/2015

Les Hurlements d'Léo chantent Mano Solo

En concert à Nantes le 12 novembre 2015 - 21h à la Fabrique

Mano Solo : je t'aime, je t'aimais, je t'aimerai

Chanter Mano Solo pour les Hurlements d'Léo c'était couru d'avance, une véritable évidence pour ces huit bordelais de marcher dans les pas de leur grand frère initiateur, âme sœur d'émotion.

Plus, c'était une véritable nécessité. Alors en petits frères de la même trempe, ils ont accueilli à bras ouverts le répertoire de cet artiste plus que jamais d'à-propos, avec sa poésie cruelle et son urgence d'exister. On retrouve à leurs côtés deux proches du chanteur, le guitariste Napo Romero (Frères Misère, Chihuahua, la Mano Negra) et le peintre Fred Kleinberg qui signe la scénographie. Avec toute l'intensité, la liberté et l'énergie qu'on leur connaît, ils viennent en force hurler sa rage, faire joyeusement exploser sa poésie et rendre sur scène un vibrant hommage à sa lucidité et sensibilité.

Teaser #1

10/01/2015 - "Mano Solo" je t'aime je t'aimais, je t'aimerai

Et je me souviens surtout de tout, de rien. Je me souviens surtout de toi. Et ça fait Shala la la..."

Mano Solo

J’avais 20 ans quand j’ai découvert l'album  "la Marmaille nue" de Mano Solo. Les couloirs de la faculté m’ennuyaient à mourir et j’y préférais les petits matins brumeux des bords de Loire. C’est à Tours, au "Bateau Ivre" que j’ai vu deux fois le frangin Mano, mon aîné de 10 ans, qui disait la solitude, l’ennui et le combat que je n’entendais pas ailleurs.

Dans une vie, il y a des albums qui marquent une période. On n’y revient pas souvent mais ça vieillit en soi et la mort de l’artiste nous rappelle, avec lui, la futilité de l’existence. L’insoumission aussi. Et avec elle, le pessimisme lucide, la révolte et puis l’espoir, l’envie et la tendresse.

J’ai parfois eu à défendre ta "Marmaille nue", quand au zinc il fallait dire que la mélancolie n’est pas la panacée des fines fleurs de la dépression mais que l’énergie est là, toute entière, à demi nue, tendue comme un arc.

Mano, on va te transmettre à nos marmots, comme on nous a transmis ces chanteurs  qui tracent la route d’une certaine chanson française.

Ton public t'offre un panthéon rien qu’à toi, celui des écorchés célestes, un panthéon tout bringuebalant avec dix mille vies.

L’ivresse des petits matins brumeux du bord de Loire n’est plus rien sans toi. Le temps passe mes amis. Le temps passe et c’est si vite fini. Je t’embrasse Mano, mon frangin. On t'aime mon Solo.

Y.M Nantes. 10/01/2010


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Un soir de 1995 au Bateau Ivre. Tours

'Sha la la' - Live

Sha la la - Mano Solo

Cantat chante Solo : "Allez viens"

Bertand Cantat "Allez viens"

Publié dans Arts et culture, Musique, Nantes

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Commenter cet article

Emmelie 11/01/2010 22:36


Très bel article Yves. Très juste.
A bientôt. Emmelie


DM 11/01/2010 12:57


C'est dit et si bien, sur une époque, notre époque...


Julien Bainvel 11/01/2010 11:50


Mano Solo, sa plume, sa musique, ses harmonies, vont nous manquer. Il nous restera ces très beaux albums. J'ai découvert Mano Solo, il ya une petite quinzaine d'années avec La Maramille nue, bien
sur. Album fantastique : une écriture sombre, mélancolique, triste, mais réaliste et porteuse d'espoir.
15 ans du matin, La lune, Allo Paris, C'est pas du gâteau, Au creux de ton bras... toutes ces chansons garderont une place de choix dans ma discothèque.

Mano Solo, tu vas nous manquer. Il nous reste ta musique et ton talent. Salut l'écorché vif !

Julien Bainvel
Conseiller municipal