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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 11:18
- Publié dans : Spécial "abolition de l'esclavage" 2011
commemoration-10-mai-2009-Nantes.jpg"Je ne veux pas chanter le passé aux dépens de mon présent et de mon avenir". Frantz Fanon. “Peau noire, masques blancs”. 1952

Aïe aïe aïe ! Décidément la commémoration de la l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière n’en finit pas de diviser à Nantes. Rappelons ici que c’est Jacques Chirac qui a décidé en 2005 de faire du "10 mai" la Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage. Cette date correspondant à l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira qui reconnait la traite négrière transatlantique et l'esclavage  comme crimes contre l'Humanité.

Depuis plusieurs années, tant bien que mal, la mairie et les associations -plus ou moins fédérées- cherchent à s’unir autour de cet indispensable devoir de mémoire mais constatons qu’un problème à plusieurs têtes empêche toute co-construction. La Mairie, les "Amis du Collectif du 10 mai" (officiellement créé le 12 décembre 2009) et des associations liées à l’événement n’ont pas trouvé de terrain d’entente lors de la dernière réunion du 1er mars à la mairie.                                                                                                                                                                     Passerelle Schoelcher. 10/05/09

Déjà, pour tenter de régler le problème, la Mairie –Yannick Guin le premier puis Jean-Louis Jossic- avaient souhaité que les associations se fédèrent en un collectif. Si ce dernier est bel et bien né, certaines associations ne s’y sont pas, ou plus, reconnues et n’y sont donc pas entré. Citons Mémoire d’Outre Mer, les Anneaux de la Mémoire, Métisse à Nantes, Histoire d’Avenir, Casa Africa (1) Toutes ont pourtant, comme le rappelle Jean-Louis Jossic, "une légitimité par l’action". Comment alors apparaître un minimum unis à deux mois de l’événement ?

La mairie a tranché lors de la réunion du 1er mars : "Nous reprenons en main le pilotage" tonne Jean-Louis Jossic. Il annonce également que le thème de cette année sera "Haïti" qui permettra "une sensibilisation sur le fond de l’Histoire à la croisée des deux thèmes" en balance : "Métissage, mon identité" et  "La Résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire".

En effet cette année, c’est le choix du thème qui a cristallisé les divisons, avec en fond un problème sur la définition du "métissage". Une partie des associations n'a pas apprécié la position exprimée  par les "Amis du Collectif du 10 mai" dans une lettre à Jean-Marc Ayrault : "Nous ne comprendrions pas que le thème Métisse, mon identité puisse cohabiter de façon centrale, l’année, où tant d’associations ont choisi la Résistance à la servitude, la résistance, entre autre, au viol des femmes noires par les Européens, en Afrique, pendant la traversée et sur les plantations. C’est de ce viol originel qu’est né le métissage. Et c’est, entre autre, contre ce métissage imposé par la violence des Européens, que la Résistance noire s’est levée, que la Résistance noire s’est organisée".

Si les propos paraissent peu engageants c’est qu’ici le métissage est réduit au passé et n’inclut pas le métissage culturel ni le métissage moderne qui caractérise aussi la France et le monde d'aujourd'hui. Sens sans doute plus proche du thème des partisans de  "Métissage, mon identité".

A bien y regarder les deux thèmes  sont un écran de fumée qui cachent les divisions entre plusieurs chapelles car avec l’un comme l’autre des thèmes la commémoration de l'abolition de l'esclavage pouvait être inventée. Tout comme le thème "Haïti" d’ailleurs qui concentre en son sein les thématiques que chacun veut aborder. Même si on peut entendre les arguments du "collectif" qui reproche un choix opportuniste : "Nous continuons à nous mobiliser pour les victimes du séisme, mais les Haïtiens savent parfaitement que la Commémoration a une fonction autre et que leur souffrance n’a pas à être utilisée pour réduire la portée de la Résistance Noire à l’esclavage : le 10 Mai étant la journée nationale de la Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions".

Et maintenant ?
À l’heure qu’il est le "Collectif du 10 Mai" annonce "qu’il se fera entendre dans les prochains jours… " (Presse Océan. 10/03/10) De son côté la Mairie est claire. "Le thème commun est Haïti", le lieu sera le terre-plein de la Petite Hollande où se tiendra un "village associatif" et une enveloppe est d'ores et déjà fixée. C’est la ville qui "maîtrisera le budget via un opérateur" précise Jean-Louis Jossic. 80 000 euros sont destinés à la commémoration, 10 000 iront à la promotion de l’événement et 10 000 autres pour le protocole.

Les compteurs étant remis à zéro, chaque association peut faire une proposition chiffrée dans le détail avant le lundi 15 mars.

Affaire à suivre.

Texte et photo : Yves Monteil

(1)
Le MRAP, la LDH et Amnesty International sont dans le collectif. Ils étaient cités dans  un  1er temps comme n'en faisant pas partie (cf. J.L Jossic. Réunin du 01/03/10)

++
Toutes les contributions relatives à la commémoration à l'abolition
de l'esclavage

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Commentaires

Mazette, que d’ ire !

Participatif ou para municipal, ce blog supporte en tous cas mal les opinions paradoxales…

Para : Définit l'idée d'une relation très proche avec l'élément de base (ex: "para-médical"). Il peut aussi exprimer une notion de protection en rapport avec le sens du mot initial (ex: "parapluie").

para-blog de la politique municipale : blog en relation avec la thématique des politiques publiques de la ville ?

est-ce une infamie d’adjectiver CTZn ainsi quand l’architecture du site reprend le découpage territorial ? Ce blog renseigne des thématiques dans ce champ me semble t’il ?

Il y a proximité, aussi, dans le champ lexical, le calendrier évènementiel ,…, ce qui est logique vu l’objet énoncé du blog, après c’est votre liberté de traduire connivence ou inféodation …

et la mienne de ne pas voir dans l’éditorial consacré au sujet qui nous intéresse une distanciation suffisante du discours de la doxa …

Le 10 mai, c’est comme le 8 mai, le 11 novembre ou  le 14 juillet : une cérémonie républicaine avec ce bémol que celle ci n’est pas installée…

Le 10 mai à Nantes est un témoignage d’une démocratie participative vivante et il y a lieu de s’en réjouir, non de le déplorer

Qui sont ils ces acteurs décrits comme divisés ? quels courants d’idées revendiquent-ils ?

Qu’est-ce donc qui les divise ? Quelles conséquences pour la forme d’une ville ?

Pourquoi le 10 mai cristallise à Nantes ?… et ailleurs ?

La critique est oxygène et non anxiogène : je persiste et je signe, les éléments donnés ne permettent pas de comprendre la situation et l’éditorialiste  se contente de rapporter sans les interroger les propos tenus lors d’une réunion…ce qui est une manière de légitimer des discours , …

Il n’y a pas eu  vérification de la véracité des informations ainsi ratifiées, ce que j’ai sanctionné d’une charge  … vous ne répondez pas sur ce plan …

J’invite les participants de ce blog à prendre connaissance des sources suivantes , qui ne permettent pas non plus de comprendre les dernières péripéties de l’histoire locale, (travail d’investigation journalistique à mener ?) mais donnent un éclairage historicisé de la situation et des clés pour analyser les stratégies des acteurs locaux cités dans l’éditorial.

Marc Lastrucci :  « De la difficulté de rappeler la traite  à Nantes et de la violence en général » in cahiers des Anneaux n°1, 1999

Jean Galap/Olivier Douville : « Stratégies identitaires à l’épreuve du déracinement et des héritages du passé esclavagiste : l’exemple antillais »in cahiers des anneaux n°3, 2001

Christine Chivallon : « Construction d’une mémoire relative à l’esclavage et instrumentalisations politique : le cas des anciens ports négriers de Bordeaux et de Bristol »

In cahier des anneaux n°4, 2002

Olivier Douville : « Ce qu’un psychanalyste peut dire des recherches sur la traite atlantique »

Hugues Liborel-Pochot : « Penser, écrire, être un homme, un nègre aujourd’hui »

In cahiers des anneaux n°11, 2007

Jean-Loup Amselle : « l’art de la friche, essai sur l’art contemporain africain », Flammarion, 2002

Trois phases peuvent être distinguées à Nantes dans la construction du récit historique :

1985-1992 /1992-2006/2006- ?

Pour l’histoire du 10 mai à Nantes, depuis 2006, je ne connais pas d’ouvrage ou de sources,

l’historiographie ne s’étant pas encore saisie du sujet, les intéressé(e)s peuvent s’adresser aux différentes associations pour recouper les infos ensuite.

Personnellement, je trouve intéressante la façon dont l’institution de cette commémoration a fait voler en éclats le « consensus nantais », avec l’irruption d’un groupe social s’invitant au bal des représentations, suivi en 2007 du veto associatif local à la participation d’un état africain à la commémoration , fiable indicateur de la stratégie des acteurs …

Il me semble que l’enjeu actuel s’est déplacé sur la place du groupe surgi en 2006 dans le  consensus nantais en reconstruction…

Lolonnois

NB : Péripéties locales en 2010 :

 

Déplacement des dates du festival « Histoire d’avenir »

Déplacement de la programmation initiale de la Quinzaine américaine sur le 10 mai ( Bob Destiny)

Commentaire n°1 posté par Lolonnois le 21/04/2010 à 19h31

Franchement, je ferais des sauts de ligne, corrigerais les fautes et remplacerais ce long commentaire. Mais je ne sais pas comment l'enlever pour en remettre un plus cleen.

 

Désolé et à tout à l'heure près du Katorza !

Commentaire n°2 posté par Thierry Kruger le 15/04/2010 à 17h19

Bonjour Yves Monteil et l'Olonnois.

Quelques remarques sur l'esclavage à Nantes.

Il ne divise que les sots avides de pouvoir ou les responsables de la com' qui les servent. Tout comme Pétain ne "divise" pas les français, comme le prétendit vers 1995 Miterrand.

Le musée des Salorges n'avait qu'une salle traitant de l'esclavage, et encore discrète.

Serge Daget a organisé à l'université de Nantes un colloque international sur l'esclavage, "mes étudiants ont du m'aider pour les chaises et les tables" : le maire Michel Chauty n'accorde pas une seule subvention. C'était peu avant 1985.

Vers 1988 Daget m'annonce, ainsi qu'à Anne-Marie (on est étudiant(e)s), qu'il "prépare la sortie d'un livre sur la traite clandestine" et que "cela va faire mal de beaucoup de familles nantaises importantes ".

Les Etats Unis offrent à Chauty et la ville de Nantes deux statues massives (assez laides) représentant l'Amérique et l'Afrique. Placée devant la bourse, cette faute de goût qui, sans s'en apercevoir, évoque le commerce triangulaire, est virée rapidement.

Exposition au musée des Beaux-Arts vers 2000 honorant la famille fondatrice du musée d'histoire : les Dobrée. Rien sur l'origine de leur fortune, on parle juste qu'ils importaient de la faïence en série de Chine. Sur France 3 un descendant de négrier s'excuse devant la caméra pour ses ancêtres.

Une pauvre plaque en métal avec une chaîne tout aussi rouillée, sur un arbre, près du nouveau palais de justice, un monument à l'esclavage (statue) vite dégradé par l'extrème droite national-catholique nantaise. De même le monument pour la Bosnie ne trouve pas sa place. La mairie veut garder le contrôle des commémorations et promet un projet affadissant et peu didactique dans la première décennie du XXIème siècle.

Certains participants interrogé lors de la marche de 2009 par mes soins nient que des noirs aient capturé des esclaves pour les blancs. Sans les "rois nègres" de la côte point de déportation massive !

Serge Daget a bien étudié ces états côtiers dans ses cours et c'est grâce à lui que nous avons eu un universitaire africain pour nous enseigner cette histoire partagée, qui le remplaça pour une raison que j'ignore.

Seule chose qu'il faut expliquer aux nantais : il n'y a jamais eu d'esclaves débarqués ici pour être vendus : cela se passait aux amériques. Quelques uns vécurent à Nantes, esclaves domestiques pour l'essentiel, dont on retrouve l'émancipation parfois dans les testaments, et ceux des grosses familles de Saint Domingue de passage ou de "retour" à Nantes.

Un jeune universitaire nantais, parti en 2009 aux Antilles, a étudié le destin et la descendance de quelques familles "noires" de Nantes aux XVIII-XIXème, jusqu'à ce que l'égalité des citoyens s'impose en droit et supprime toute mention de "race" et de "couleur". On a donc perdu leur trace sous le second empire.

Il importe donc de préciser le sens de cette mémoire. Des descendants d'immigrants africains, ou antillais, vivant à Nantes, commémorent dans une ville où leurs "ancêtres" n'a jamais mis les pieds, et pour certains ils peuvent parfaitement descendre de rabatteur d'esclaves en Afrique !

DES NOUVEAUX ESCLAVAGES ET MIGRATIONS

Et que dire des régimes corrompus d'Afrique ? Qui par leur déportation de pognons dans les coffres européens vident une seconde fois le sang africains, poussant par leur rapines, une jeunesse actuelle vers l'Europe qui ressemble de plus en plus à un camps de rétention géant. Que diere de la bonne main d'oeuvre Africain de notre agriculture méditerranéenne hyper-subventionnée du Midi, d'Andalousie ou de Sicile ?  Qui dira la chasse aux "noirs" du raciste Khadafi en Libye ? Qui dira qu'un esclave qui pense à la liberté commence à détruire ses chaînes ?

DE LA MEMOIRE NIEE DE L'AFRIQUE

L'homme "noir" est a considérer pleinement, comme un Homme, avec son Histoire connexe, transversale et mêlée à celle de d'autres groupes humains. Contrairement à Voltaire "l'Afrique n'a pas d'histoire. Oublions l'Afrique" ou à Claude Géant (lu et interprété au prompteur par Nicolas Sarkozy) où l'Homme Africain ne serait pas "entré dans l'histoire", ce continent en a une si RICHE qu'elle fait peur à plein de lobbys à thèses.

DE LA MEMOIRE FALSIFIEE DES RELATIONS AFRIQUE/EUROPE

Comme chercheur amateur je n'écarte AUCUN document, que ça me plaise ou non. C'est la même chose pour mon dernier film où 90 % des informations étaient ignorées de ma part. J'ai juste imprimé une direction, sélectionné une gamme de points de vue, et composé un tableau contrasté qui est tout sauf "neutre", un mot devenu réactionnaire et l'alibi des fainéants qui servent leur média servilement pour un salaire, parce qu'ils sont endettés. La "couleur" de peau (sic) ne fait pas le journaliste engagé pour l'Afrique :

L'ACCULTURATION-NEGATION DE LA CHAINE AFRICA 24

La toute nouvelle chaîne du câble, Africa 24, clône de France 24 est en plus d'être (ultra)-libérale et de ne présenter que les "dictateurs" les plus présentables, à cet égard caricaturale : ses images en boucle montrent que le SEUL AVENIR de l'Afrique, est la voie européenne la plus imbécile : avec tour de bureaux, périphériques, voitures, costumes cravates, supermarchés, agriculture avec tracteur. Horreur totale : rien d'africain là-dedans ! Pis une assommante musique générique de tam tam samplés (et le doux balafon vous connaissez ?) rythme ces images du seul secteur tertiaire. Pas d'images de ce tiennent les toubabs (Bolloré and co).

IMBECILITE DE LA MAJORITE DES REPORTAGES FRANCAIS SUR L'AFRIQUE

Entre les reportages à la con sur la faune africaine, qui écartent systématiquement les Africains, lorsqu'ils sont réalisés par des français (mais c'est les boites de prod' qui demandent ça coco) d'une Afrique antérieure à l'Homme et fantasmée, et cette vision du FMI de l'Afrique "développée" sur Africa 24 il y a un hiatus colossal où TOUTE l'histoire africaine d'avant 1900 est inexistante, et comme une continuité implicite du colonialisme, bien qu'explicitement nié, dans les réalisations copiée-collée de l'Europe.

Pourquoi ne pas laisser parler l'Africain sur comment il reconstruit et déconstruit l'objet "occidental" (usages des boite en fer blanc, de la télé, de la vidéo, des K7 audio, de la voiture, de l'autocar), la pensée et la politique de l'Europe ?

Thierry Kruger

PS : Allez vous allez vous poiler avec ce morceau comique africain de Sellam-René "African Project", où Il est question d'un "cadeau empoisonné" offert par des européens à un africains. Et les images ont été savamment collectées par un internaute inconnu.

 http://www.dailymotion.com/video/x83376_cadeau-empoisonne-sellam-renne-afri_fun

Commentaire n°3 posté par Thierry Kruger le 15/04/2010 à 16h35

Invité par le journaliste indépendant à expliciter donc bénévolement aux lecteur (rice)s de ce site l'histoire récente de la mémoire négrière et des acteurs locaux autour de ce sujet, je me contenterai de ceci:

vouloir faire penser au public choyé que le 10 mai divise comme d'habitude n'est que paresse intellectuelle et renoncement à la compréhension du monde;

depuis 1994, à Nantes, ces acteurs locaux instrumentalisent la mémoire,et s'opposent  grosso modo avec des groupes sociaux défendant qui les mémores antilaises,qui les Lumières,qui l'inspiration panafricaine;

des groupes qui ont  plus ou moins trouvé des appuis politiques à Nantes,car enfin, les associations auquel ce blog apporte la légitimation de l'action  sont à y regarder de plus près,les associations d'élus!

Octave Cestor, Yvon Chotard, Michel Marjolet pour ne pas les citer,

deux clés pour comprendre le 10 mai:

la sociologie des structures, la structure des aides de la Ville

une lecture  indispensable à Nantes:Marc Lastrucci

le10 mai est une histoire qui s'écrit, qui touche au "roman national"

qui a intérêt à réduire la construction du récit historique de la république à des querelles d'égos?

qui souhaite refermer la porte ouverte en 2006 par l'irruption de nouvelles expressions émanant d'autres groupes sociaux et familles de pensée?

la ville a imposé l'interlocuteur unique qu'était le collectif tant que les associations "amies" contrôlaient cet outil. Cela a ainsi permis d'écarter l'orchestre national du Sénégal en 2007. Aujourd'hui, ces associations proposent le programme de la quinzaine américaine énoncé à cosmopolis en mars 2009, qui veut encore croire  au roman local de la division des associations ?

beaucoup de choses Mr Monteil ne sont pas dans votre article qui est une subtile désinformation intoxication

Dommage mais quoi d'étonnant sur un para blog de la politique municipale?

comme en toute chose , il conviendra aux lecteur(rice)s de s'informer à la source

c'est à dire auprès des associations concernées

 

lolonnois

 

 

Commentaire n°4 posté par lolonnois le 07/04/2010 à 12h46

Lolonnois,

Je regrette d’entrée votre suffisance et la méconnaissance totale que vous avez de CitiZen Nantes dont vous êtes pourtant acteur à travers notre échange.

 

C’est un fait : la commémoration divise. La preuve, nous-mêmes sommes divisés sur la question et quiconque sait, peu importe ici les responsabilités, que ce n’est pas usurper la vérité que de parler de division. J’ai suivi de très près les précédentes éditions de la « Marche des esclaves » et de la « commémoration du 10 mai » et il n’en a jamais été autrement. Concernant les causes, je vous rejoins, à une différence près, c’est que je pense que les responsabilités ne sont pas unilatérales.

Vos reproches respirent une aigreur personnelle lorsque vous écrivez :

«  les associations auquel ce blog apporte la légitimation de l'action  sont à y regarder de plus près,les associations d'élus! » Vous faites référence à ma phrase « Toutes ont pourtant, comme le rappelle Jean-Louis Jossic, "une légitimité par l’action".

Voyez le glissement qu’inconsciemment vous opérez. Vous sautez sur l’occasion d’une phrase où je m’accorde avec Jossic sur le fait que des assos ne sont pas dans le collectif et que pourtant elles existent. Et vous raccourcissez en voulant me mettre du côté des élus. Petit. Tout petit. « Légitimation » n’est pas « légitimité ».

Je vous suis plutôt ensuite sur le fait que l’institution tend à contrôler « les nouvelles expressions émanant d'autres groupes sociaux et familles de pensée ».  « Le para blog de la politique municipale » comme vous dites est bien placé pour le savoir. Vous êtes mal renseigné  Monsieur Prouteau . Vous êtes le nez dans l’intoxication et la désinformation dont vous me taxez. L’objectivité est un art. J’y tends. Vous en êtes sur ce point éloigné. Pour info CitiZen Nantes a touché en 2009 2 200 euros de la Mairie. Et pourquoi le journalisme participatif devrait se couper des collectivités? Préfèreriez- vous que nous allions frapper à la porte de Bolloré ?

Pour info encore, CitiZen Nantes va couvrir avec une équipe de « web reporters » toute la commémoration. Le micro ne sera pas ouvert qu’aux associations subventionnées ni même qu’à certains groupes sociaux.  Espérant vous y voir. Cordialement. Yves Monteil
Réponse de CitiZen Nantes le 13/04/2010 à 22h50
N'explicitant ni "le problème à plusieurs têtes", ni "les chapelles", l'article ne peut être compris, ne reste que le titre "diviser"
  Serge Daget, immense professeur, enseignait à questionner les textes ainsi:
qui écrit? (statut social, réseau, ascendances, opinions connues,...) pour qui? dans quel contexte? quels éléments liés ne sont pas dans le texte?
divise s'oppose à ensemble, au vivre-ensemble? est-ce que la commémoration
de l'abolition de l'esclavage menace le vivre-ensemble?
ou bien la commémoration questionne le vivre ensemble?
cordialement
Commentaire n°5 posté par lolonnois le 13/03/2010 à 00h04
Si quelqu'un peut résumer le "problème à plusieurs têtes" bravo ! Il existe. Ensuite entrer dans les détails prendrait 2 plombes ! Par contre ceci n'étant pas un média traditionnel votre explication nous intéresse grandement pour agrémenter l'article.
Qui écrit ? Moi même. Yves Monteil, créateur et animateur de CitiZen Nantes. Photojournaliste indépendant. Pour le contexte et bien il s'agit d'un "10 mai" sur fond de crise comme d'habitude.
Non je ne pense pas que cette division menace le "vivre-ensemble" car à part les égos concernés de part et d'autre tout le monde s'en fout. Y'a plus grave sur terre qui menace le "vivre ensemble". Et puis "vivre ensemble" est un fait. "Vouloir vivre ensemble" c'est autre chose. YM 
Réponse de CitiZen Nantes le 13/03/2010 à 13h22
L'être humain abusivement appelé "noir" ne doit pas oublier que la peau s'éclaircit aux plus hautes latitudes, et il est vain d'imaginer un viol général des femmes "noires" par des "blancs". La génétique semble prouver que les premiers homo sapiens arrivés en Europe il y un peu de moins de 100 000 ans, étaient "noirs". Après l'extinction des Néandertaliens il y a 20 000 ans, il n'est resté plus qu'eux. Nous en descendons directement.

Encore autre chose, au Portugal, 10 pour cent de la population était noire fin XVIème, après plus de 140 ans de déportation d'esclaves. Ou sont-ils maintenant ? Eclaircis tout simplement. Le même phénomène est en cour aux Etats Unis.

Le métissage a été aussi un moyen de survie face aux épidémies des blancs pour les "indiens" des futures Etats Unis, et mains chefs descendent de colons "blancs" de la frontière, surtout irlandais, écossais et français. Mieux les Séminoles de Floride se sont métissés non seulement avec des "blancs" mais des esclaves "noirs". Aux Canaries, les Guanches survivants se sont fondus aux espagnols, tout comme les Mexicas (Aztèques) du Mexique. Il reste encore des descendants d'esclaves noirs au Maroc, qui ont leur culture (notamment musicales) bien différenciée. Ailleurs au Maghreb, et en Egypte centrale et septentrionale, ils ont disparus, fondus dans la population.

En Irak au IXe siècle, les esclaves Zanj (noirs de la côte de l'océan indien) étaient si nombreux qu'ils se révoltèrent en masse et tirent vingt ans le sud du pays, ayant fondé des républiques égalitaires, en se basant justement ... sur l'islam (à l'instar de ces républiques noires crypto-chrétiennes du Brésil, notamment au XVIIIe siècle, qui perdurèrent des décennies). Après cette révolte, le pouvoir califal décida de DIVERSIFIER ses approvisionnements, en allant aussi les chercher chez les Européens et les turcs. L'empire Carolingien fournit ainsi des eunuques préalablement castrés (Verdun était le grand centre de castration) razziés chez les saxons païens, puis les baltes et les slaves, aux pouvoirs musulmans. 

Sur l'île de la Dominique subsiste les derniers "indiens" Caribes, métissés aux esclaves noirs marrons (en fuite). De même trouvons nous des "indiens" d'Amazonie mixés avec des noirs. Plus récemment les Muong du Laos, réfugiés en Guyane Française, ont adopté le mode de vie des amérindiens.

A l'inverse, ce sont les espagnols, dont quelques rares juifs et gitans (échappés à la vigilance raciste de l'inquisition), qui s'unirent aux "indiens" Aymara et Quechua pour supporter les basses pressions des hauts plateaux andins.

Ce qu'il faut retenir, c'est que la peau est translucide chez tout les hommes, témoins les pellicules, les plaques détachées des coups de soleils, et que la différence entre l'humain "noir" et l'humain "blanc" n'est QU'UNE DIFFERENCE DE PROFONDEUR habituelle des cellules foncées, le pigment sombre de mélanine, de l'épiderme. Et RIEN d'autres.

Sauf pour les racistes impénitents.

Puisse cette prochaine commémoration ne pas édulcurer la souffrance Africaine, ni obliterer TOUT les esclavages. Pour mémoire voici une liste de peuples qui eurent des esclaves : En AFRIQUE : Berbères, touaregs (tamazirg), carthaginois (puniques), égyptiens, nubiens, peuples noirs du Sénégal, du Mali, du Niger, du Tchad (toubou), du Soudan, tous les états cotiers du golfe de Guinée (stimulés par les "blancs"), les Ethiopiens, Afars et Issas, les Swahilis, le Monomopapa, le royaume du Kongo, des Ngola, les états actuellement en ex Zaïre, les Bantous, les zoulous, le Merina à Madagascar, les Comoriens, en EUROPE ; les celtes, germains, vikings, slaves (à l'origine de mot esclave), les huns, hongrois, bulgares, crétois, mycéniens, grecs, romains et possédèrent et déportèrent des esclaves "noirs" les français, britanniques, néerlandais, danois, suédois, prussiens, espagnols, portugais, en ASIE les hittites, les phéniciens, les hébreux, les babylo-assyriens, les perses, les arabes, les perses (iraniens), les peuples turcs, les mongols, les indiens, chinois, birmans, thaïs, kmers (Cambodge), vietnamiens, malais, chinois, japonais, en AMERIQUE : les iroquois, les sioux, les Etatsuniens, les aztèques, les mayas, les incas, en OCEANIE : les pascuans (à la fin de leur histoire pré-occidentale) ... les liste non exhaustives.

Les peuples sans états ou propriétés privée de la terre ont répugné ou rejeté l'esclavage, ou intégraient les captifs, tels que esquimaux, aléoutes, caribes, arawak, patagon, araucan, les canadiens (en bonne part) (Amérique), lapons, suisse, basque (Europe), hatti, montagnards du caucase (avec des exceptions) mwong, tibétains (mais beaucoup de serfs), (Asie) aborigènes, tahitiens, hawaïens (océanie) et pour l'Afrique on a les premiers peuples d'Afrique du Sud, les "bushmens" et "hottentots", les mossis au sud de la boucle du Niger (quoique leurs cousins plus au nord opéraient des razzias d'hommes). De manière générale les société peu inégalitaires eurent peu ou pas d'esclaves, et firent peu la guerre.

La plus grande des traites est la transatlantique durant 400 ans, ensuite, en nombre d'hommes la transaharienne durant plus de 2000 ans et enfin la trans-océano-indienne. A noter que la transaharienne a du enlever autant à l'Afrique (noire et blanche) en deux millénaire que les quatre siècle de l'esclavage européen.

Les esclaves pouvaient accéder à des postes élevés, voire prendre le pouvoir (on a maints cas en islam, comme les mamelouk d'Egypte ou les premiers sultans de Delhi), en Chine pareillement, tout comme à Rome (quasi jamais à Athènes). La cruauté des européens tient à ce que JAMAIS l'ancien esclave noir ne dépassa le statut de laboureur, précepteur, nounou, artisan, petit commerçant, vendeur à la sauvette, bandit, pirate ... 

Thierry Kruger

PS : Excusez du fouillis, il fallait être général et donner toute sorte d'éléments

 
Commentaire n°6 posté par Thierry Kruger le 11/03/2010 à 15h56

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