Exposition du photographe Thierry Prouteau

Publié le par CitiZen Nantes

Exposition du photographe Thierry Prouteau jusqu'au 5 juillet 2013. Avec le concours de l’association Via Preciosa, au Centre Socioculturel de la Boissière - 9 bis rue Jean-de-la-Bruyère. Nantes

Du lundi au vendredi de 9h  à 12h et de 14h à 18h.


« Je suis une femme »
Ce travail restitué en une installation de 28 tirages s’inscrit dans la lignée des portraits réfléchis par l’association Via Preciosa pour « Neuf histoires dans un triangle ».

Réalisé dans le village de Toubab Dyallaw au Sénégal à une heure de route de Rufisque, ville associée à Nantes, c’est une  forme de conte photographique, avec  le portrait d’une femme en danse.

Une histoire qui commence avec l’une des  statues ornant l’Espace Sobo bade, domaine du dramaturge sculpteur haïtien Gérard Chenet, statue crée par un artiste en résidence et jetée là comme un cri primal …
Anonyme, cette figure d’argile m’a fasciné, une expression de désarroi et de fureur saisis ensemble...
Comme une prise à témoin de notre condition humaine …
Ce « petit bout »de terre…

Est-ce cet esprit ?… qui me souffle un matin ensoleillé :
 «  Des photos avec moi ? C’est maintenant … »
La photographie comme gymnastique matinale, il est huit heures, le soleil est déjà là et nous finirons transe partagée, ruisselants et pantelants du travail effectué…
« Ça s’appelle, je suis une femme, chorégraphie de Caroline Keller, bonne journée ! »
En savoir plus : ipernity.com/home/lolonnois

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Les peintures de « Materson »

Artiste peintre à Joal, ses compositions en noir et gris  ont permis un habillage complémentaire.

Ses inspirations nous plongent dans l’univers des légendes ayant baigné l’imaginaire de Mbarou Ndiaye, la danseuse en étoile de ce portrait de femme.
En exergue : « Fary l’ânesse »

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Thierry Prouteau, photographe
Natif des Olonnes en Vendée,  en 1964, arrivé à Nantes en 1987, je débute la photographie en 2002.

Je pratique l’argentique noir et blanc, avec filet : clichés non retouchés, non recadrés.

Mes formes de restitution sont l’installation parcours, la construction d’espaces déambulatoires.

Comme  Kijno, je pense que « nous devons raconter des histoires à la mémoire » et à la genèse de ma démarche, il y a eu des questions qui m’ont animé dans les débats des années 90 à Nantes sur l’évocation par l’image des héritages de l’histoire et l’idée d’interroger les pratiques photographiques  avec les outils méthodologiques de ma formation initiale : les sciences historiques.

Ce branchement pouvait-il être utile  pour réfléchir une esthétique ? Des protocoles spécifiques propres à un surgissement d’images ? Ce, dans le ressenti d’un espace à revisiter, celui de notre imaginaire colonial dans la construction de l’iconographie relative dans les arts et industries de l’image.

Depuis 2002, je partage les ombres et lumières de cette photographie… que je conçois, au-delà de l’émotion esthétique, outil de dialogue interculturel.

Publié dans Autres quartiers

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thierry prouteau 19/06/2013 22:46


Prolongation jusqu'au 5 juillet 2013