Dossier Assises du journalisme : J1 Quartiers populaires et auto-promo

Publié le par CitiZen Nantes

Dossier Assises du journalisme - Mise à jour du 8 décembre 2011

Premières impressions : autopromotion et légère déception

Après une matinée hardcore (levé à 4h30, train pris à 5h),me voilà parti pour Poitiers avec du matériel digne de la dernière guerre.

                Sous une pluie fine, j'arrive à Poitiers, je me perds un moment dans les lignes de bus avant de trouver le Théâtre Auditorium de Poitiers, ou TAP comme tout le monde dit ici, scène nationale de Poitiers. Un endroit stylé, très contemporain, avec une énorme capacité d'accueil et embauchant environ 60 personnes à l'année. Ateliers de la matinée  
Premiers ateliers : au nombre de quatre par matinée, les ateliers devaient normalement amener à « des invitations à la réflexion » privilégiant le « petit nombre », et débouchant sur des « préconisations concrètes ». Déjà deux problème se sont posés rapidement : le choix nécessaire d'un seul atelier et la trop large population présente (environ 400 personnes pour quatre ateliers).
Pour ma part, j'ai choisi Journalisme et quartiers populaires, où étaient présents entre autres : Nordine Nabili et Moïse Gomis, respectivement rédac-chefs du Bondy Blog et de Radio HDR. J'ai filmé une grosse partie du discours des intervenants bientôt visibles en ligne sur la chaîne dailymotion de Citizen Nantes
Pour résumer, la problématique de l'atelier partait d'une proposition : intégrer des journalistes dans des quartiers populaires pour une durée déterminée à la manière d'une « résidence artistique » d'ici 2013. L'objectif affiché est bien sûr d'améliorer l'image des médias en banlieue et d'offrir une parole différente., travail que les DRAC et l'Acsé, également présent, ont déjà entamé.

Quelques points d'accord ont émergé : l'importance du temps et de la préparation, un « projet déjà pensé qui tient la route » et un croisement médias installés et médias de proximité. La question du financement s'est aussi posée, avec le risque d'une suspicion d'un journalisme acheté, une réponse pourrait alors être un multifinancement avec un mix de subventions publiques et privées.

Interview de Nordine Nabili par le club de la Presse du Val de Loire 

Entendant parler sur Twitter de l'atelier, « Les Ecoles du journalisme : laboratoire de nouvelles pratiques » et concerné en tant qu’étudiant, j'ai quitté les quartiers populaires pour rejoindre les écoles. En pleine auto-promo ; chacune des 13 écoles reconnues par la CNPEJ (commission paritaire nationale de l'emploi du journalisme) et l'EMI-CFD, centre de formation continue, se disputaient le titre du plus investi sur le web en présentant leurs projets.       

D'interventions du public, il n'y en eu qu'une durant ma présence, un responsable de Galaxie Presse protestant avec courage contre l'inadaptation des étudiants au monde du travail et une certaine arrogance. Le monsieur s'est gentiment fait taxé de hors sujet et s'est vu privé de commentaire par une soudaine pause déjeuner.

L'après midi de la galère

 Les deux débats programmés : « Le moral des journalistes, étude du CSA » et « Journalisme et public » étaient déjà plein à mon arrivée. Refoulé, je suis allé me consoler en salle de presse, the place to be, prédisposée au Speed dating « je peux te parler que 5 minutes, j'ai mon article à rédiger».

Fasciné par la jolie brune à ma gauche, je zappe le débat Bayrou-Demorand que je suivrais finalement sur Twitter. Par hasard, je croise Marc Mentré, directeur de la filière Journalisme de l'EMI CFD qui, grosse surprise, connaît bien mieux Internet que moi et donne des conseils Wordpress à l'Atelier Dawa issu de Bobigny. Je rencontre aussi mon coloc de l'auberge de jeunesse, Alexandre Devvechio, étudiant du CFJ qui écrit aussi pour le Bondy Blog et la team @IUTCannes06, huit étudiants, qui publient tout azimut sur leur blog.

Après toutes ces aventures, je rentre à l'auberge de Jeunesse, qui, en dépit, de son ambiance très Berlin Est (papier peint qui se décolle, couloirs sans vie et odeurs bizarres), reste chaleureuse.  Le soir venu, je rate complètement la soirée thématique sur le reportage de guerre en Afghanistan, à cause des pires horaires de bus jamais vus (à 20h, plus aucun bus ne circule).

Résultat : resté bêtement à l'auberge, devant mon semi échec en tant que gonzo multimédia, j'élabore alors le concept « être un pauvre aux Assises » et vous livre en exclu ma conclusion de la journée :

"De bonnes idées noyées sous le blabla autopromo des intervenants, une participation trop réduite du public et une organisation personnelle à revoir." 

Pierre Magnien, @Undergonzo  

>> Piocher dans la revue de Presse officielle des Assises

>> Pour un complément d'information : allez voir mes camarades du Bondy Blog : http://yhoo.it/rrT2gP et l'IUT de Cannes avec des articles sur la plupart des ateliers et débats.

>> Pour voir des vidéos : la chaîne Youtube du Club de la Presse Val de Loire

Publié dans Médias et data

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