Interview du "Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire"

Publié le par CitiZen Nantes

Interview de Pierre-Emmanuel Chaput du "Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire" à Nantes

Par C. Gendron pour CitiZen Nantes. 7 mai 2010

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Vendredi 7 mai 2010 à 19h

Déambulation et recouvrement de panneaux publicitaires

Le Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire à Nantes, organisait une action antipub dans le centre de Nantes. L'action était composée de collage d’affichettes sur sucettes publicitaire, d'espaces libérés de la publicité, d'espaces d’expression libre, ainsi que, en fin de parcours, le recouvrement d'un grand panneau publicitaire…
Le Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire à Nantes agit à visage découvert et cherche  à promouvoir la non-violence et la démocratie de fait.© Photo : Collectif anti pub

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15/02/10
Compte rendu du bâchage du 13 février 2010
Par le
Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire à Nantes
Le Collectif pour la Réduction de l'Affichage Publicitaire à Nantes a procédé samedi matin au bâchage d'un panneau publicitaire télévisuel de 3 mètres sur 2 sur la place du Marché de Talensac à Nantes. Il a recouvert ce panneau d'une bâche portant l'inscription "Vous payez 500 euros de pub par an. Réduisons cette dépense".  Notons qu'outre ce coût strictement financier, le système publicitaire a un coût environnemental et social dont il est difficile de déterminer les limites : comment nier par exemple que la publicité sur les voitures provoque indirectement des accidents de la route et alourdit les dépenses de santé ?

L'affichage publicitaire envahit de plus en plus l'espace public. L'exemple des panneaux vidéo, comme celui qui a été bâché, ou des panneaux déroulants et éclairés, est révélateur de la dépense énergétique et financière toujours plus importante du système publicitaire. Par ailleurs, en attirant le regard, ce type de dispositifs entre en contradiction avec les préoccupations de sécurité routière et la liberté de chaque citoyen de recevoir ou non les messages à caractère publicitaire.

Par l'action directe non violente et assumée le collectif cherche à sensibiliser la population sur ces problèmes et à ouvrir le débat sur ces questions à propos desquelles le citoyen n'a jamais son mot à dire. Le collectif, ayant obtenu le RPL (Règlement Local de Publicité) pour Nantes, va débuter les discussions avec la mairie pour une révision prochaine de celui-ci.

Le collectif a aussi recouvert un panneau publicitaire déroulant de papier et invité les personnes présentes à s'exprimer au sujet de la publicité, afin de redonner à l'affichage public sa fonction sociale, de communication entre les citoyens, cette communication ayant très largement été accaparée au profit de quelques intérêts privés.
Le système publicitaire incite à la surconsommation, au gaspillage, à la pollution, et fait souvent l'apologie de comportements irresponsables et individualistes. En entretenant la convoitise et la frustration, il est source de surendettement, de délinquance, de violence pour les plus démunis. Il sacrifie la santé et l’écosystème au commerce. Il occulte les conséquences sanitaires (mauvaise alimentation, obésité, anorexie…) et se moque du principe de précaution (nucléaire, produits chimiques, organismes génétiquement modifiés [OGM], téléphones portables…)
Le collectif demande
⁃ la limitation de l'affichage publicitaire à la taille de 50 par 70 cm, comme c'est le cas pour l'affichage associatif
⁃ la limitation de la densité de l'affichage publicitaire en fonction du nombre d'habitants.
⁃ l'ouverture d'un débat public concernant le système publicitaire.
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Ci-dessus : Talensac. Nantes. 13/02/10

>> Contacts : Pierre-Emmanuel Chaput - Mail : pechaput@gmail.com Arthur Lutz - Tél. : 09 50 62 09 32 - Mail : arthur.lutz@gmail.com

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