Le projet était ambitieux et prenait racine sur des sédiments qui remontent à plus de 20 ans, suite au sommet des Chefs d’Afrique à la Baule. Il fallait une forte
volonté humaine et politique pour dépasser la paternité d’une Maison de l’Afrique à Nantes et les clivages inhérents en créant cette association pendant l’été 2008. C’est
chose faite avec un projet partagé, doublé d’une mobilisation et d’un engagement extraordinaire d’une équipe de trentenaire très métissée qui s’est impliquée sans compter pour le bon
déroulement d’un événement fondateur le temps d’une journée à l’Espace International Cosmopolis. Cette équipe ouvre des perspectives prometteuses dans la construction de nouveaux rapports ici
et là-bas.
Une forte affluence Le public ne s’y est pas trompé avec la présence d’au moins 600 personnes sur la journée et environ 300 personnes en permanencedans un espace qui prêtait parfois au confinement. Rarement sans doute, Cosmopolis n’avait connu pareilaffluence. A noter aussi une
trentaine d’associations présentes sur les stands partenaires.
Une gestion politique rondement menée Le séduisant
duo à la tête de la Casa avec Michel Marjolet et Marï-am Sao, épaulé par le conseil d’administration (1), ont su être exemplaire dans la gestion du projet dans une période politique localement
compliquée mais porteuse avec les compétitions pré-électorales qui occupent le paysage. Le choix d’inviter Aminata Traoré, altermondialiste de carrure internationale, militante du Forum Social Mondial et Jackson Reed, chanteur sud-africain, n’est pas
étranger au succès de cette journée à laquelle la classe politique a apporté son soutien. Notons l’après midi la présence de Jean-Marc Ayrault,maire de
Nantes et le matin celle du député Verts François De Rugy pour «l’hommage rendu aux soldats des colonies morts pour la France ». Le Conseil Régional,
représenté par Alain Graslepois, a quant à lui déposé une gerbe pour l’occasion en présence de Yapi Lambert, maire de Tiassalé en Côte D’Ivoire. Tous ces soutiens sont prometteurs pour l'avenir
de « la Casa ».
Une journée intergénérationnelle et intercontinentale L’Afrique était représentée dans toute sa diversité, du Maghreb jusqu’à l’Afrique du Sud, et jusque dans le choix des co-animateurs du débat (Dia et Zaïa). Le
concert de Jackson Reed était de haute voltige dans une ambiance familiale.
"Nantes ville
de l'esclavage et de la renaissance "
Les universitaires intervenants (2) ont insisté sur l’espoir que représentait Nantes pour ceux qui veulent construire un autre monde. Ils ont également été
unanimes pour dénoncer les ravages de la colonisation et de la « Françafrique » notamment celle incarnée par le gouvernement actuel. Louise Robin, historienne de l’Art a su donner du sens et
une imagepolitique de ce que l'on peut construire ensemble en montrant notamment l’influence de l’art africain chez les plus grands comme
Picasso.
« La Casa » a pour objectif de développer le territoire en construisant de nouveaux rapports locaux et internationaux. Dans leurs échanges, Aminata Traoré et
Jean-Marc Ayrault sont allés dans ce sens en évoquant de nouveaux rapports nord-sud et le sommet de Copenhague (3) dont les décisions attendues pourraient décevoir. La prochaine étape pour l’équipe de la Casa se fera lors du prochain Forum International des Droits de l'Homme (4) le 28 juin 2010 avec la co-organisation (5) de
la partie jeunes du forum.
Fin 2010, la Casa devrait rejoindre l’île de Nantes pour la mise en place d'activités et de services inscrits dans le champ de l’Économie Sociale et
Solidaire.
"Reconstruire le monde" - Lydia et Claude Bourguignon
"J'ai demandé aux Pierre et Marie Curie de l'étude des sols d'adresser un message aux jeunes. Les autres personnes sont leur fils, Emmanuel, qui reprend le
flambeau, et la secrétaire, indispensable. Les sculptures africaines furent achetées aux artistes directement. La musique est du groupe Demian Clav, l'atmosphère de givre convient à ce qui se
dégage du morceau"... Thierry Kruger. Lire la suite et voir la vidéo
Grand-Ouest -"Haut Parleur. Hors Série n°6 : Festivals de l'ouest. Été 2010
La rédaction du magazine Haut Parleur, le guide culturel de l'estuaire de la Loire, vous dévoile son
Hors Série # 6 "Festivals de l'ouest". Voici une longue série de clichés, tous pris au fil de ces derniers mois en ricochant
d’une fête à une autre. Découvrez les artistes et les publics de neuf festivals incontournables qui ont agité l'ouest de la France cet été. Voir le Hors-Série en ligne
________________________________
France - "L'escalade des Dupont
Lajoie"
Il est des parallèles qu’on envisage peu ; comme ces liens improbables unissant la banlieue huppée de Paris et la France des périphéries. Ainsi les aléas du
plan de carrière d’un jeune neuilléen ambitieux fils de son papa, avaient accouché d’un piteux débat sur l’identité nationale. De même, les révélations sur les faveurs fiscales et les
privilèges personnels qui se négocient à l’abri des somptueuses demeures en pierre meulière de la banlieue ouest, livrent aujourd’hui la jeunesse délinquante et la communauté tsigane à une
surenchère sécuritaire des plus virulentes.
Farid Mebarki – Président de Presse & Cité. Lire la suite
Dans le cadre des Journées d'été des Verts et d'Europe écologie, le cinéma Katorza de Nantes proposait un débat autour du film "Moi, la
finance et le développement durable" le vendredi 20 août à 20h00, en présence de la réalisatrice, Jocelyne Lemaire-Darnaud et d'Alain Lipietz,
économiste et Pascal Canfin, Eurodéputé. Voir les autres
vidéos de la soirée.
Derniers Commentaires