"Y'en a marre", mouvement de la jeunesse sénégalaise

Publié le par CitiZen Nantes

« L’Afrique et le crépuscule des idoles ; comprendre la soif démocratique de la jeunesse africaine» avec Casa Africa Nantes. Mise à jour du 6 décembre 2011

Interview de Malal (Sénégal)

Interview de Malal Almamy Tall dit Fou malade réalisée par téléphone par Thibault Dumas pour Casa Africa Nantes à l'occasion de la journée "La Casa fait son show" du 11 novembre 2011

 

12 novembre 2011

Extrait du discours d'Alfred Gambou lors de la Journée Casa Africa Nantes organisée le 11 novembre 2011 à Cospmopolis puis à l'AlterCafé.

Nous voilà trois ans, jours pour jours, dans le même local, nous avons commencé de façon officielle cette belle aventure, l’idée de construire un espace d’échange, de partage, de rencontre, de réflexion autour des initiatives liées de loin ou de près au Continent africain dans toute sa déclinaison.Jusqu’à aujourd’hui, cet espace physique dédié à ce Continent n’existe pas encore, il existe en revanche déjà dans nos têtes. Nous osons croire, chemin faisant, que cet espace finira un jour par voir le jour (...)

Au nom de la liberté

En nous regardant rétrospectivement dans le rétroviseur de l’histoire, il est facile de se rendre compte que l’idée même de définir, de saisir l’Homme dans son être, dans son essence comme fondamentalement un être libre, épris de liberté a été controversée. Et pourtant, quand on suit l’accélération du vent de l’histoire, on mesure combien de fois ; refoulée dans une bonne partie du monde, cette idée semble encore prendre au dépourvu ses prédateurs quand ils voient soudain leurs « sujets » se déchaînés en foule compacte au risque même de leur vie pour une aspiration : la liberté.

A ces prédateurs, et Dieu seul sait, si on en trouve encore dans une bonne partie du monde en générale et en Afrique en particulier, qu’ils s’en souviennent qu’au nom de la noblesse de cette aspiration, rien ne peut arrêter un homme, une femme, un enfant, un peuple à briser les chaînes qui les rendaient captif. Rien ne peut l’arrêter, à escarper des collines, de montagnes, des sommets ; traverser les fleuves, les mers, les océans ; surmonter des innombrables épreuves pour conquérir, reconquérir ce qui fait de lui, ce qu’il est : la liberté.

Au nom de la liberté, on voit l’Homme se déchaîner, fou de rage, broyer comme une machine, ce qui le détenait captif. On le voit s’élever avec un courage jamais égalé à la conquête de son humanité perdue. Vous comprendrez pourquoi Les Lumières en ont fait une valeur humaine transcendant les espaces géographiques, culturelles pour voir en elle le dénominateur commun de l’espèce humaine ; la liberté. En réalité, c’est ce que l’Homme doit le plus cher à lui-même, la liberté.
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Le Printemps arabe

C’est dans ce contexte conceptuel que je comprends ce qu’on appelle «le Printemps arabe », ce courage dont ont fait preuve ces jeunes à la fournaise de l’histoire. Ainsi, « le Printemps arabe » a été, est et restera assurément comme d’ailleurs le furent d’autres révolutions, à d’autres périodes de l’histoire comme l’expression de la réalisation et de l’accomplissement d’un peuple comme liberté. Inaliénable cette aspiration meut l’Homme, le peuple en tant que perfectibilité, le franchissant du joug de l’oppression, de l’obscurantisme, des dictatures pour l’élever aux règnes de fin que j’appellerai cette gouvernance du peuple par le peuple et pour le peuple.

En effet, « le Printemps arabe » est pour nous la preuve tangible de la contemporanéité de cette aspiration dont les Lumières appelaient de leurs vœux. Nous sommes persuadés qu’aucun peuple encore opprimé, ne se privera encore longtemps, et ce, en dépit des réalités contextuelles à réaliser son dessein, celui d’être boulanger de sa liberté.

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Débat à Cosmopolis le 11 novembre 2011

Le vent du changement

Car serait-on tenter de se demander si ce vent de l’histoire qui a pris son envol en Tunisie, balayera-t-il aussi l’Afrique noire ? Sans nul doute. De quelle manière ? Difficile de le prédire avec exactitude. Néanmoins, ce qui est sûr, c’est que la marche de cette odyssée de l’histoire est irréversible et n’atteindra son point culminant qu’au prix de son accomplissement puisqu’elle est par essence liberté.
D’où notre espoir pour ce vent du changement, car persuadé que sur les ruines des régimes dictatoriaux, prédateurs et oppresseurs ; un autre paradigme politique est à inventer, celui qui prenne en compte cette noble et digne aspiration, le triomphe de la liberté. C’est pourquoi sommes-nous convaincu que l’accélération de cette odyssée ne se fera pas sans la jeunesse africaine. Une démonstration vient d’être faite avec « le Printemps arabe » où on a noté que jeunesse et aspiration à la liberté, à la démocratie se conjuguaient bien à n’importe quel temps de l’indicatif (...) - Alfred Romuald Gambou

>> A lire aussi :  "La Jeunesse africaine en mouvement" à Cosmopolis

>> Le site de la Casa Africa

Publié dans Centre ville

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