Vous avez peut-être manqué
SHOW-CASE DE CHRISTINE SALEM
ARLETTE CHABOT, TWITTER ET LES BLOGS
|
SOUTIEN AU PEUPLE GREC |
MANIF' CONTRE L'ACTA |
QUALIFS BATTLE OPSESSION |
MALIK DURANTY, "PAWOLEUR" |
CINÉ & SEXISME : LE SCÉNARIO |
|
|
|
|
|
| Accueil | Centre-ville | Autres quartiers | Métropole-Loire-Atlantique | France & Monde |
| Médias | Cinéma | Musique & créations | Tribunes | Data Journalisme | Ateliers Web |
| Vidéos | Zap Web | L'humeur de Kerio |
LAST VIDÉOS
MALIK DURANTY,
"PAWOLEUR"
REPORTAGE COLLECTIF : TISSÉ
MÉTISSE
CHRISTINE SALEM A PROPOS DU
MALOYA
.......................................................................................
ET AUSSI...
RECHERCHONS COMÉDIEN(NE)
Jouez dans le court métrage participatif "Chroniques du sexisme ordinaire" + d'infos
__________________________________________________
UN NOUVEAU JOURNAL : "RÉVOLTEZ-VOUS !"
"Très prochainement, Révoltez-vous ! inondera les transports en commun, les quartiers populaires, les places de marché, les universités. Un vent de révolte soufflera sur les villes et villages de Bretagne et du reste de la France". + d'infos
____________________________________________
LA NOUVELLE MENACE DE L'INTERNET
"Nantes, succès relatif de la manifestation contre ACTA" par Kruger44
____________________________________________
SÉRIE TV : "NOIRS DE FRANCE"
En février sur France5 et france5.fr + d'infos
__________________________________________________
REDIFFUSION : "LE PASSÉ COLONIAL"
Olivier Lecour Grandmison invité par le Collectif du "10 mai" en association avec l’Université de Nantes - UFR d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie. 29 mars 2011 - Conférence sur le thème du "Code de l’Indigénat" (1881) Citizen Nantes + d'infos
__________________________________________________
LA SAINT VALENTIN PAR P.J KERIO
Cliquez sur le visuel pour voir le dessin - Les autres dessins de PJ Kerio
.................................................................................................
ZAP WEB
LE VÉRITOMÈTRE DE LA PRÉSIDENTIELLE
"i>TELE et OWNI lancent le "Véritomètre", une application web permettant à tous de vérifier, au quotidien, la parole politique des candidats à la présidentielle. Le citoyen n'est pas condamné à assister, passif, au petit théâtre des batailles politiques. Il peut aussi participer". Découvrez le Véritomètre
________________________________________________
"UN MÉDIA PEUT-IL CLAQUER LA PORTE AU NEZ DE SES ANNONCEURS
?"
"Quand j'ai lancé Dijonscope il y a deux ans, c'était pour proposer un autre média local, un média indépendant et exigeant, pas pour passer mon temps à courir après les annonceurs pour faire rentrer un peu d'argent dans les caisses et espérer être à l'équilibre " Sabine Torres - Extrait de "l'Actu des médias", Erwan Gaucher. Lire l'intégralité sur www.erwanngaucher.com
_______________________________________
FESTIVAL DES ESCALES : LA RÉTRO 2011
Par le Festival des Escales à l'occasion de leurs 20 ans
..................................................................................................
COUP(S) DE COEUR
"LES CARPES REMONTENT LES
FLEUVES..."
...............................................................................
CITIZEN DANS LA PRESSE
Presse Océan 05/04/11 | Jet FM 07/06/2010 | Prun' 92fm 12/05/10 | EuradioNantes 09/04/10 | Télénantes 10/11/09 Nantes Passion 23/06/09 | Ouest-France16/04/09 Presse Océan 01/03/09
Nous souhaitions vivement et depuis longtemps vous faire part du projet "La Méridienne du griot blanc" que réalise en ce moment le lecteur public Marc Roger. Parti de St Malo (31 mai 2009) il est en route pour Bamako (arrivée prévue le 12 juin) avec au fil de ce voyage des lectures. 5000 kilomètres traversés par "des romans, des poèmes et des nouvelles, d’auteurs de littérature française et étrangère". C'est l'écrivain et critique littéraire Pascale Arguedas, devenue de fait précieuse pour CitiZen Nantes, qui nous afait découvrir ce projet. Elle a elle-même participé à cette aventure en rejoignant un temps Marc Roger au Sénégal. À lire ci-dessous son "billet d'humeur sénégalais en hommage à Marc Roger". Avec elle, nous aimons.
On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme
ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels.
Nicolas Bouvier, Poisson scorpion
Nous remontons le fleuve Sénégal à bord du Bou el Mogdad. D’un côté le Sénégal, de l’autre la Mauritanie. Des pêcheurs en pirogue posent leurs filets le long des roseaux. Des femmes lavent
le linge qu’elles portent sur leur tête dans de grandes bassines colorées. Leurs enfants rient, s’éclaboussent, nous adressent de grands signes enjoués. Accroupi sur ses talons, les genoux au
creux des aisselles, un jeune admire son cheval prendre un bain. Encolure, jambe, hanches et ventre longs, front et poitrine larges. Un mélange de feu et de vent. Une robe couleur d’abîme. Le
sourire flotte sur le visage serein du maure. Sur l'autre rive, des paysans sénégalais portent de volumineux ballots, bottes pour le foin des animaux. D’autres se reposent à l’ombre d’arbres à
palabres. Un troupeau de vaches s’annoncent dans un immense nuage de poussière rouge.
Une vie au ralenti. Un surf sur les frontières. Je contemple le paysage tout en écoutant le personnel du bateau. Ils échangent en wolof une mélodie qui dessine de belles arabesques dans l’air
chaud. L’un d’eux, adossé à la passerelle, se tait. Ses traits, ses yeux me disent une émotion qui semble sourdre des replis de son âme. Sur son visage se peignent une nostalgie, une tristesse
étrange, jusqu’alors inconnue, jamais ressentie dans les regards qui, de près ou de loin, se sont posés sur moi. Et cette larme invisible, comme en suspens au bord de ses paupières, éveille une
obscure mélancolie. Dans son silence, je crois entendre un tumulte assourdissant de guerre. Je ne parle pas sa langue, même muette, mais je la comprends. Je comprends que sur la route, la vie
errante laisse parfois dans la mémoire comme une brûlure, et qu’il faut se méfier de soi quand on est enclin à s’isoler, à s’absorber dans ses pensées, en quête de quelque chose d’invisible,
d’insaisissable ou d’inaccessible.
Nous accostons au fort de Dagana en dérangeant les habitants qui se lavent. Comment ne pas être gênés, ne pas se sentir importuns à vouloir emprunter quelques marches – prévues il y a des lustres
pour un commerce de la gomme arabique qui n’est plus – à ses sénégalais qui en ont détourné l’usage pour une toilette quotidienne. Un grand quai, de belles façades en bord de fleuve cachent un
village bordélique, sale, mais tellement accueillant. Jaillissement des enfants, volée de cris, de gestes, de rires et l’image gravée d’une petite fille, l’épanouissement des pattes d’oie sur ses
tempes tels deux deltas, le creusement de fossettes dans ses joues espiègles, le blanc de lait de ses dents, la pétulance de ses yeux, les attaches fines de ses chevilles, creuses de part et
d’autre du tendon. Femmes nonchalantes, minaudières, qui se dandinent et jacassent, portant haut, paumes renversées en un geste d'offrande, une corbeille. Courses d'enfants, morve collées aux
lèvres. Tourbillon de poussière. Anes tirant des calèches. Chaleur caniculaire. Relents, parfums, odeurs, lumière, vie...
En soirée, Marc lit dans le cadre de sa Méridienne du griot blanc des extraits d’ouvrages africains devant un auditoire adulte cosmopolite, multiethnique, très attentif. Installé en fond de cale,
dans un espace étouffant de chaleur et l’odeur du gasoil, il réalise une performance, physique et littéraire, stupéfiante. Le personnel du Bou el Mogdad l’honore tour à tour de rires, de sérieux
et d’un silence respectueux. Là où commence le règne de l’imaginaire, montent les rêves et les doutes salutaires à l’assaut des certitudes. Le jeune homme du matin, taiseux, est soudain
métamorphosé. Force, puissance, pouvoir, magie de la lecture ! Invisible comme le vent sur les dunes, elle transformera encore êtres et choses.
Innombrables sont les hasards de la route, instants enchevêtrés, heures uniques qui échappent à la coulée du temps et demeurent dans le souvenir pour ne s’éteindre qu’avec celui qui les a vécu.
Voyager. Prendre la route. Déchiffrer les signes du monde. Assister à des spectacles splendides et singuliers. Que sont nos idées et pensées sinon de fugaces mirages que seule la plume saura,
peut-être, retenir. Pascale Arguedas, Dagana le 5 avril 2010 © Photo : Pascale Arguedas Découvir le site de Pascale Arguedas
Lire aussi sur CitiZen Nantes : Découverte : Pascale Arguedas, écrivain, critique littéraire 11/12/09
"Noms de Nantes" de J.F Piquet par Pascale Arguedas 07/03/10
++ La Méridienne du griot blanc, pourquoi ?Maternité de Bamako. Capitale du Mali. Terre d’Afrique. J’invente, ici, ma toute première lecture. Des visages noirs, des visages blancs, autour d’une femme. Ma mère. Toute pâle de ses récents efforts. Mais, caramel au bout des seins pour exciter ma convoitise de la rondeur du monde. Lire la suite sur www.saintmalobamako.net
++ Découvrez aussi le blog tenu par Marc Roger sur bibliobs.nouvelobs.com/blog/saint-malo-bamako
SHOW-CASE DE CHRISTINE SALEM
ARLETTE CHABOT, TWITTER ET LES BLOGS