"Accès au droit commun pour les Roms". Rencontre le 6 janvier 2011

Publié le par CitiZen Nantes

Le Collectif RomEurope enregistre avec satisfaction que le Préfet de Loire-Atlantique propose au Collectif une rencontre qui doit avoir lieu jeudi 6 janvier 2011 et où seraient présents la ville de Nantes et le Conseil Général.
Le Collectif RomEurope agglomération nantaise rappelle qu’il demande depuis des mois, une table ronde sur la situation des habitants roms avec toutes les parties concernées : Préfecture, Nantes Métropole, Conseil Général, les communes de l’agglomération, les différents services de l’Etat, le Collectif et des représentants des habitants roms.

(...)

Le Collectif demande :
- la liberté de circulation pour les Roms comme pour tous les citoyens européens ;
- la stabilisation de l’habitat et la fin des expulsions sans solution ;
- le droit au travail ;
- le droit à la scolarisation ;
- le droit à la formation professionnelle et qualifiante ;
- le droit aux services de santé pour tous ;
- le droit à une adresse correspondant à la réalité de l’habitat ;
-  le droit aux aides sociales ;
- le droit aux services de PMI pour les enfants de moins de 6 ans et leurs parents.

>> Extrait du communiqué de presse "Accès au droit commun pour les Roms" Collectif RomEurope Agglomération Nantaise - 3 janvier 2011. 

>> Lire le communiqué dans son intégralité

>> romeurope.nantes@gmail.com

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4 août 2010

"À propos des annonces anti-roms et anti-gens du voyage"

Vous trouverez ci-dessous un extrait du communiqué de presse du collectif RomEurope de l'agglomération nantaise du samedi 31 juillet 2010, intitulé "à propos des annonces anti-roms et anti-gens du voyage". Le collectif s'est également doté d'un nouveau site : collectifromeuropenantes.wordpress.com

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Aujourd’hui, sur le terrain, dans l’agglomération nantaise, trois exemples

À Bouguenais, derrière un mur anti-bruit de la voie rapide, au fond d’une voie sans issue, un petit terrain en friche, propriété du Conseil général, une quarantaine d’habitants roms en très grande précarité, caravanes délabrées, rareté des véhicules, pas de travail. L’eau a été coupée aux abords du terrain, l’expulsion est en cours (la quatrième en quelques mois), malgré la présence de nombreux enfants, dont un bébé prématuré qui sort de plusieurs mois en service de néonatologie au CHU. Les habitants réagissent aux annonces Sarkozy et ne comprennent pas ce qu’on leur reproche, tant ils sont discrets. Le père de la petite fille prématurée est en colère, il explique que s’il est expulsé en Roumanie, la petite fille ne sera plus prise en charge médicalement. Bizarrement, les habitants ont eu droit à des poubelles bleues (les poubelles normales), alors que dans d’autres communes, on leur refuse ces poubelles parce que ce serait leur reconnaître une adresse.

À Saint-Herblain, en moins de six mois, les familles roms en sont à leur troisième expulsion, à un rythme de plus en plus rapproché et chaotique. Un certain nombre d’habitants roms n’ont plus accès, ni à l’eau potable, ni à l’électricité, le suivi de santé des personnes malades et des très jeunes enfants devient incertain. Un branchement sauvage d’électricité, c’est une journée de garde à vue et une convocation au tribunal pour vol d’électricité publique. Toutefois, on ne leur permettra pas de solliciter un compteur d’eau ou d’électricité. Les caravanes, malgré les nombreux bricolages, ne sont plus en état de rouler et les terrains sont de plus en plus excentrés et éloignés des lieux de scolarisation des enfants. La police menace et expulse au titre de la loi sur l’accueil des gens du voyage – Saint-Herblain possède deux aires d’accueil -, mais on leur interdit l’accès à ces terrains réservés aux citoyens français titulaires d’un titre de circulation « gens du voyage ».

À Vertou, enfin, on délivre déjà, depuis ce printemps, des OQTF – obligation de quitter le territoire français – en écho aux préoccupations élyséennes. Cette « mesure d’éloignement », décidée par le Préfet, est un renvoi direct en Roumanie, motivée par la partie européenne du « code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile ». Objet juridique à fonction statistique et médiatique, l’OQTF est l’outil de mesure du travail des ministres Hortefeux et Besson : ils ont déjà fait des citoyens roumains le premier contingent des 30 000 expulsions annuelles. Curieuse philosophie européenne.

++ Lire le communiqué dans son intégralité

++ Téléchargez le communiqué au format pdf

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