Violence policière contre un jeune manifestant

Publié le par CitiZen Nantes

Nous ne sommes pas forcés d'attendre les conclusions de l'enquête de l'IGPN (Inspection Générale de la Police) qui trouvera sans doute une parade pour couvrir l'acte violent et lâche d'un membre de la Compagnie Départementale d’Intervention (CDI), exercé sur "M.", ce jeune homme de 32 ans, matraqué de manière disproportionnée, jeudi 24 mars 2016, vers 14 heures, boulevard Amiral Courbet, lors de la manifestation contre la Loi du Travail.

N'attendons pas non plus l'avis du procureur de la République, qui aime à classer sans suite des plaintes portées contre des policiers, pour nous faire une idée de ce qui s'est passé en étudiant une vidéo amateur postée sur les réseaux sociaux.

Cette photo de Loïc Venance a été largement diffusée sur les réseaux sociaux ; elle est la conclusion des violences policières que M. vient de subir. Un internaute la commente ainsi :

Cette photo de Loïc Venance a été largement diffusée sur les réseaux sociaux ; elle est la conclusion des violences policières que M. vient de subir. Un internaute la commente ainsi :

Une photo très forte, très digne de ce manifestant matraqué hier à Nantes, puis arrêté par police. Je connais ce jeune homme, il n'y a pas plus doux.

Un internaute sur Facebook

Résumé

Au départ il y a un jeune homme "M." qui se trouve devant une porte de garage avec deux personnes. Nous apprendrons qu'il s'est en fait arrêté pour aider deux passantes indisposées par des gaz lacrymogènes. Il leur donne du sérum physiologique pour nettoyer leurs yeux. Ni plus, ni moins.

Six hommes de la Compagnie Départementale d’Intervention (CDI) s'avancent vers les trois personnes. Sentant l'agressivité de ces hommes, l'une des jeunes filles préfèrent partir. C'est à ce moment qu'un des CDI assène un premier coup de matraque à M., au thorax puis un second sur le crâne. Sur les vidéos postée en bas du récit, on entend le bruit fort et sec du coup sur le crâne (au niveau de la tempe en fait).

M. ne représente aucun danger et est sans doute ciblé à cause du mégaphone qu'il porte. Museler la parole, tout un symbole... L'extrême violence du coup le projette sur la passante qui est restée. M. s'écroule. La deuxième passante s'enfuit.

Cercle et flèche rouge : Le policier et sa matraque). Flèche verte : "M". Flèche bleue : L'une des deux passantes. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Cercle et flèche rouge : Le policier et sa matraque). Flèche verte : "M". Flèche bleue : L'une des deux passantes. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cercle et flèche rouge : Le policier et sa matraque). Flèche verte : "M". Flèche bleue : L'une des deux passantes. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Récit à partir d'images arrêtées
M. est donc au sol, sous la pression de trois hommes de la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), pendant que deux autres CRS éloigne leur collègue. La passante s'arrête, à droite

M. est donc au sol, sous la pression de trois hommes de la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), pendant que deux autres CRS éloigne leur collègue. La passante s'arrête, à droite

M. tente de se relever pendant que les CRS s'éloignent. La passante reste figée, à droite

M. tente de se relever pendant que les CRS s'éloignent. La passante reste figée, à droite

M. se relève péniblement. La blessure occasionnée par le coup de matraque demandera 7 points de suture. La passante en noir est comme sidérée ; la première passante, qui s'était éloignée à l'arrivée des CDI, est à l'extrême droite de l'image.
M. se relève péniblement. La blessure occasionnée par le coup de matraque demandera 7 points de suture. La passante en noir est comme sidérée ; la première passante, qui s'était éloignée à l'arrivée des CDI, est à l'extrême droite de l'image.

M. se relève péniblement. La blessure occasionnée par le coup de matraque demandera 7 points de suture. La passante en noir est comme sidérée ; la première passante, qui s'était éloignée à l'arrivée des CDI, est à l'extrême droite de l'image.

M. est maintenant debout, il repart sonné. Les deux passantes font de même. Tout aurait pu s'arrêter là. Mais non...
M. est maintenant debout, il repart sonné. Les deux passantes font de même. Tout aurait pu s'arrêter là. Mais non...

M. est maintenant debout, il repart sonné. Les deux passantes font de même. Tout aurait pu s'arrêter là. Mais non...

A peine M. est il reparti qu'un CDI (le même ?)  revient et le charge violement par derrière...

A peine M. est il reparti qu'un CDI (le même ?) revient et le charge violement par derrière...

M. qui a déjà le crâne ouvert (au niveau de la tempe) est projeté au sol.
M. qui a déjà le crâne ouvert (au niveau de la tempe) est projeté au sol.

M. qui a déjà le crâne ouvert (au niveau de la tempe) est projeté au sol.

Sa tête manque de cogner le sol.

Sa tête manque de cogner le sol.

M. fait face, agard, sonné, il parle preque doucement aux CDI et tente à nouveau de se relever

M. fait face, agard, sonné, il parle preque doucement aux CDI et tente à nouveau de se relever

Un 2e CDI arrive et lui arrache son sac à dos.
Un 2e CDI arrive et lui arrache son sac à dos.

Un 2e CDI arrive et lui arrache son sac à dos.

Sans vraiment de ménagement M. est invité à s'asseoir sur le trottoir.
Sans vraiment de ménagement M. est invité à s'asseoir sur le trottoir.

Sans vraiment de ménagement M. est invité à s'asseoir sur le trottoir.

M. avec quelques mouchoirs en papier tente d'éponger le sang. Les CDI qui l'encadrent comprennent qu'ils sont filmés.

M. avec quelques mouchoirs en papier tente d'éponger le sang. Les CDI qui l'encadrent comprennent qu'ils sont filmés.

Ils prendront soin ensuite d'essayer de se mettre plus ou moins devant M. pour le masquer du téléphone qui filme et des quidams qui passent. Quant à s'enquérir de la santé de M. il faudra attendre l'arrivée des pompiers.

Ils prendront soin ensuite d'essayer de se mettre plus ou moins devant M. pour le masquer du téléphone qui filme et des quidams qui passent. Quant à s'enquérir de la santé de M. il faudra attendre l'arrivée des pompiers.

Vidéo brute
Extraits vidéo avec zoom et au ralenti

Compléments

Ouest-France - 07/04/2016
Ouest-France 26/02/2016

Entre la 5e et la 6e seconde on entend parfaitement le bruit sec du coup de matraque sur le crâne

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Commenter cet article

CCCCCCC 19/04/2016 11:13

Ce monsieur M. n'est pas qu'un simple bon samaritain, regardez les photos, il tient un mégaphone, ce qui montre bien son implication active dans la manifestation.
Juste une rectification de l'article, pas une justification de la bavure, si elle s'avère, car le traitement partial par le journal, peut semer le doute...

admin 20/04/2016 23:46

Le mégaphone est cité dès le début de l'article.
Nous ne cherchons pas l'impartialité.