Liste nominative des 130 victimes de l'attaque du 13 novembre 2015 à Paris

Publié le par CitiZen Nantes

Mis à jour le 27/11/2015 après midi

Cet exercice m'a ému, car il dit : Qu'est-ce qu'on laissera comme souvenir ? Quelle a été ma vie ? Que dira-t-on de moi ? De plus, les personnes assassinées étaient pour la plupart là par hasard, auraient fort bien pu être ailleurs.

Cette liste offre une 'photo' de la vie à Paris au XXIe siècle, car qui sont ceux que nous voisinons au bar, au restau, en concert, dans la rue, un week-end ? Et si je parlais à tous ceux que je croise, et s'ils me racontaient leur Histoire ?

Indicible poésie de l'être social humain, pure joie m'est née et amour pour toutes ces personnes. N'aurions nous pas gagné à les connaître ? Pourquoi on ne se parle plus dans les trains ? Pourquoi n'invite t-on pas nos voisins ?

Thierry Kruger auteur, réalisateur

LISTE NOMINATIVE DES 130 VICTIMES DE L'ATTAQUE DU

13 NOVEMBRE 2015, AVEC LEUR BIOGRAPHIE PRÉCISE

Stéphane ALBERTINI, français, 39 ans, chef de salle du restaurant pizzeria Chez Livio situé rue de Longchamp, à Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), petit-fils de Rose, fils de Jean Pierre et Louise, père de Léon, âgé de 4 ans, compagnon de Marie De L'Orne D'Alincourt, "drôle et subtil, toujours souriant, toujours partant" dira un proche, un des proches, avec son cousin Innocenti, du gardien de but du PSG, Salvatore Sirigu, tué au Bataclan avec son cousin, co-gérant du lieu, sa cérémonie funèbre se tint le 28 novembre au matin à l'église Saint Pierre à Neuilly.

Nick ALEXANDER, britannique, 36 ans, responsable du merchandising des Eagles of the Death Metal, en concert au Bataclan le jour fatidique du 13 novembre, Nick vendait les produits dérivés des groupes, entres autres Fall Out Boy, Sum 41, Slowdive, jusqu'à Cat Stevens alias, de son nom musulman, Yusuf Islam, originaire de Londres, résidait à Colchester (Essex, Angleterre), une petite amie, Polina Buckley, twitta le 14, depuis Broooklyn à New York, une photo d'un baiser romantique entre eux, écrivant "Sleep tight, my sweet prince", selon sa famille, citée par The Economic Times, "He was everyone's best friend generous, funny and fiercely loyal", tué au Bataclan peu après l'entrée des tueurs, sans comprendre ce qui se passait, face à Helen Wilson, expatriée étasunienne de la Nouvelle Orléans, 49 ans, travaillant pour Rock en Bol, une entreprise de restauration et qui fut plusieurs années sa compagne et tenta, en vain, le bouche à bouche, un fond en sa mémoire, créé à Los Angeles, obtint de 115 donateurs en 4 h., 3745 $.

Jean-Jacques AMIOT, français, 68 ans, ancien photographe, créé et dirige son entreprise de sérigraphie, Art Go, située à CAP Saint Ouen (Seine Saint Denis), travaillant régulièrement pour des artistes, musiciens et dessinateurs, fan de musique rock des années 1960-70, avait mis un poster de Jimmy Hendrix dans son atelier, en retraite depuis quatre ans, y venait toujours, aider sa femme Joëlle, avec qui il formait un couple fusionnel, élevait des pommes dans le Perche, qu'il offrait, engagé à gauche mais désillusionné depuis la victoire de Sarkozy, conserva l'esprit 'rock', sortant un tee-shirt Klaus Barbie avec la typo de Mattel, laisse deux filles trentenaires et deux petits-enfants, oncle de Caroline Amiot, conseillère municipale à Quimper (Finistère), tué au Bataclan, au 1er rang d'une balle à l'arrière de la tête, son copain en réchappe.

Anne Laure ARRUEBO, française, 36 ans, inspectrice des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects, échelon DG F1, à Montreuil (Seine Saint Denis), grandit à Quint-Fonsegrives (Haute Garonne), près de Toulouse, où sa mère Claudine fut conseillère municipale de 2001 à 2008, s'installe à Paris comme ses deux soeurs, tuée à la terrasse du bar La Belle Equipe, rue de Charonne, avec sa collègue et grande amie Cécile Coudon Peccadeau De L'Isle, alors qu'elles partageaient un verre avec des amis, décès rendu public le 19 novembre.

Thomas AYAD, français, 32 ans, chef de projet international à Universal Music et gestionnaire d'un producteur pour Mercury Music Group, firme discographique au sein de la multinationale, originaire d'Amiens, où il joua longtemps dans son équipe de hockey sur gazon, tué au Bataclan, un hommage lui fut rendu par Keith Richards, guitariste des Rolling Stones, avec une photo où ils posaient ensemble, postée sur Facebook et 'likée' plus de 7400 fois en 14 heures.

Guillaume BARREAU DECHERF, français, 43 ans, journaliste indépendant, chroniqueur rock aux Inrockuptibles depuis 2008, ancien journaliste à Libération et à Rolling Stones, natif de Bar-le-Duc (Meuse), fils d'un haut fonctionnaire, aîné dune fratrie de quatre, grandit entre Morsang-sur-Orge et Viry-Châtillon (Essonne), sortit indemne le 25 juillet 1995 de l'attentat du RER B, station Saint Michel, étudia à l'ESJ, l'école de journalisme de Lille, rêvant d'intégrer Rock and Folk, accomplit son stage d’été au journal La Montagne à Riom, où son premier reportage parut le 11 juillet 1998 et traitait du château de Villemont sauvé de l’abandon par les époux De Rocquigny, signait ses articles (Guillaume) B. Decherf, pigea pour Libération, 20 Minutes, Rolling Stones, Technikart, fut compagnon de Carine, actuelle journaliste à France 3, d'où deux filles, Salomé et Séraphine, fan de hard, était rédacteur en chef de 'Hard Rock Magazine', même s'il publia une biographie du groupe Indochine en 2010, 'Indochine, pas de repos pour l'aventurier', chez Premium, portait les cheveux longs et une boucle à chaque oreille depuis l'ESJ, piercing dans la narine en moins, discret, timide, plein d'humour, lettré, selon Le Monde, dernier papier paru le 28 octobre, consacré au nouvel opus, Zipper Down, des Eagles of Death Metal et qui annonçait le concert parisien du Bataclan, père de deux fillettes, tué au Bataclan.

Hodda BEN KHALIFA SAADI, tunisienne, 37 ans, soeur de Halima, vivait à Paris, elle travaillait au café des Anges à Paris, comme Michelli Gil Jaimez, très grièvement blessée au bar de La Belle Équipe, où elle fêtait l'anniversaire d'une amie, elle succomba le 14 novembre, d'autres média, antérieurement, lui donnait 35 ans et nous retenons l'âge donné par France 2.

Haalima BEN KHALIFA SAADI NDIAYE, tunisienne, 34 ou 35 ans, originaire de Menzel Bourguiba, près de Bizerte, résidait à Dakar, grandit au Creusot (Saône et Loire) où son père émigra en 1970 depuis la Tunisie, mariée à Adama Ndiaye, sénégalais, mère de deux garçons de 6 et 3 ans, tuée au bar de La Belle Equipe durant un anniversaire, un de ses frères là, en réchappe.

Alva BERGLUND, suédoise, 23 ans, originaire de Västeras, ville du centre du pays, tuée au restaurant Le Petit Cambodge, rue Alibert, dînant avec une amie, blessée, l'ambassadrice du Suède à Paris a déposé une gerbe en l'honneur des victimes devant le restaurant, tenu secret jusque là, son nom est révélé le 27 novembre au matin, lors de la cérémonie officielle donnée dans la cour des Invalides, retransmise en direct sur la chaîne publique France 2.

René BICHON, 62 ans, son ami Pierre L. B. publie le 22 novembre, sur le site Boursorama, un hommage, n'ayant appris son décès que la veille au soir, parce qu'habitant à Bahia, au Brésil : "C'était un bon vivant, à la gouaille incomparable du poulbot Parisien et à l'humour dévastateur, c'était mon ami (...) Reposes en paix.", tué à la terrasse du café La Belle Equipe, rue de Charonne, son nom n'est révélé publiquement que le 27 au matin, lors de la cérémonie officielle, retransmise par les services de l'armée, cour des Invalides à Paris, au nom de la Nation.

Chloé BOISSINOT, française, 25 ans, étudiante, depuis deux ans à Paris, travaillait au Verre Volé, restaurant du XIe arr. de Paris, originaire de Château-Larcher (Vienne), fille de Bernard, travaillant à Vivonne à la marbrerie Perwuelz, était en BTS à Ruffec (Charente) en 2010, sa soeur Jennifer, vivant en Nouvelle Zélande, lança la première l'alerte, tuée au Petit Cambodge, son petit ami Nicolas, blessé à l'épaule, prit la fuite et ne sut pas si elle avait survécue.

Emmanuel BONNET, français, 47 ans, employé de la RATP, originaire de La Chapelle-en-Serval (Oise), résidant à Paris, membre d'une équipe de la RATP visant à mettre en place un réseau de bus à Ryad, la capitale de l'Arabie Saoudite, où il s'était rendu plusieurs fois dans le cadre d'un programme de formation de chauffeurs de bus, passionné de musique, il jouait de la basse, posta la veille du concert sur sa page Facebook un lien du groupe 'Les athées en action' citant Jacques Prévert : "La théologie c'est simple comme dieu et dieu font trois", marié, deux enfants de 23 et 21 ans, tué au Bataclan, où un de ses fils, l'accompagnant, en réchappe.

Maxime BOUFFARD, français, 26 ans, réalisateur de films publicitaires et de clips, technicien de l'audiovisuel, originaire du Coux-et-Bigaroque (Dordogne), enfant et adolescent joua au rugby au SCAC de Saint Cyprien, où sa mère tient la pharmacie dans le bourg, son père lui, fut un bon rugbyman, a une soeur, Élodie, unie à Dimitri, lycée à Sarlat, BTS audiovisuel à Biarritz-Bayonne, où se forme à l'écriture de scénario, la post-production et la réalisation, vivait depuis 4 ans à Paris XIe, où le jour de l'attentat contre Charlie, la voiture des assassins était garée devant la porte de son immeuble, tourna reportage sur les policiers du Raid, diffusé le 8 novembre sur M6 dans Enquête Exclusive, Manu était sa compagne, tué au Bataclan, revenu exténué d'un dernier reportage, il faillit oublier le concert, resta longtemps au bar avec un pote, Gaby, qui se jeta à terre aux premières balles, tentant de l'entraîner, mais trop tard, il fut l'un des premiers à périr dans la salle, expirant dans les bras de son ami.

Quentin BOULENGER, français, 29 ans, responsable digital international, 'digital project manager' au sein des cosmétiques l'Oréal, où il était entré à 23 ans, originaire de Reims, diplômé de l'école de commerce Audiencia de Nantes en 2010, selon Linkedin, jeune marié, installé dans le XVIIe arrondissement, tué au Bataclan. sa tante et sa cousine le recherchèrent par Twitter.

Macathéo Ludovic BOUMBAS dit 'Ludo', né congolais, français, 40 ans, ingénieur informatique chez le transporteur Fedex, avait grandit à Lille, tué à La Belle Équipe, fêtant l'anniversaire d'une amie, alors qu'il se jeta sur une amie, Chloé, pour la protéger, selon son frère.

Élodie BREUIL, française, 23 ans, étudiante en design à Paris, originaire de Boulogne-Billancourt, à l'École de Condé, tuée au Bataclan où elle passait la soirée avec six amis. Le 11 janvier 2015, elle avait défilé avec sa mère place de la République, à Paris, suite aux attentats.

Ciprian CALCIU, roumain, 32 ans, dépanneur chez l'ascensoriste Atlas, où il venait de décrocher un CDI, originaire de Mahmudia, près de Tulcea, dans le delta du Danube, père décédé au pays cette année, deux frères, les jumeaux Alexandru et Mircea, arriva en France en 2005, apprit vite la langue et les moeurs, dans son métier de pose et d'entretien des ascenseurs, mais aussi des montes-charges, tapis roulants etc., il en appréciait la polyvalence, enchaîna avant souvent des journées de 10 heures, au rythme des CDD, mais les interventions s'étaient raréfiées avant sa dernière embauche, bon vivant mais sérieux avec la boisson (sic), calme, avenant, "débrouillard talentueux (...) très fort en électronique, en électrique. Il avait des mains en or" dira un de ses collègues au journal Le Monde, en union libre avec Lăcrămioara Pop, emménagèrent cet été dans un 3 pièces plus cuisine dans le XIXe arrondissement, ont un enfant de 18 mois, Kevin, confié lors de son dernier soir à la garde de sa belle-mère, selon un article en roumain mis en ligne le 15 sur Great News, tué au bar de La Belle équipe avec sa compagne.

Nicolas CATINAT, français, 37 ans, artisan-menuisier à Domont (Val d'Oise), une fiche Linkedin homonyme ne contient quasiment rien, se rendit au concert fatal avec son ami, Robert Rouhier, adjoint de la commune de Piscop (Val D'Oise) et batteur dans un groupe de rock amateur, et la compagne de ce dernier, fera 'bouclier humain' pour protéger ses amis, tué au Bataclan, mais son ami Robert est grièvement blessé, sa compagne légèrement, et son pronostic vital est engagé, le 16 novembre l'hôpital de la Pitié-Salpétrière fait savoir que son ami s'en tirera.

Baptiste CHEVREAU, français, 24 ans, depuis juin illustrateur sonore et directeur artistique chez Music&Music à Paris XVIIe, après y avoir été en alternance pour un BTS assistant de gestion depuis septembre 2013, diplômé de l'ATLA, l'école des musiques actuelles, guitare polystyle, guitare blues, initiation piano, MAO, en 2012, après deux ans d'études, selon sa page Linkedin sans doute sienne, guitariste, passionné de musique, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre, passe son enfance à Tonnerre (Yonne), vivait depuis cinq ans à Paris, tué au Bataclan.

Nicolas CLASSEAU, français, 47 ans, professeur d'informatique, directeur de l'IUT de Marne-la-Vallée depuis deux ans, sa page Linkedin n'indiquant rien d'autre, vécu longtemps à Champ-sur-Marne (Seine et Marne), passe son lycée à Émerainville (idem), guitariste dans un groupe de rock amateur, père de trois enfants, 15, 11 et 6 ans, tué au Bataclan, sa compagne, blessée, en réchappe, mais était toujours hospitalisée le 18 novembre à l'hôpital Georges Pompidou à Paris.

Manuel COLACO DIAS, portugais, 63 ans, né à Mértola, vivait depuis 45 ans à Paris, chauffeur d'autocar de transport de passagers, fan de foot, marié et père de deux enfants, travaillant depuis 20 ans pour l'entreprise rémoise Regnault Autocars, filiale du groupe Partir Ensemble, habitait à Cormontreuil, près de Reims (Marne), tué à Saint Denis, à l'extérieur du Stade de France, alors qu'il attendait un petit groupe de supporters qu'il avait conduit au match France-Allemagne depuis Reims, se déroulant ce jour fatidique.

Anne CORNET, française, 29 ans, auxiliaire de puériculture à la crèche de Chatou (Yvelines), originaire de Oudiémont (Meurthe et Moselle), avait fait des études de musicologie, résidait à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) avec Pierre-Yves Guyomard son mari, avait vécue aux Avirons, sur l'île de La Réunion, travaillant au théâtre de Champ-Fleuri, avant de s’installer en métropole, ses parents Jean et Elisabeth demeurèrent sur l'île, tuée au Bataclan avec son mari, ses parents apprennent la nouvelle le 14 novembre et débarquent à Paris le 17.

Precilia CORREIA, portugaise et française, 35 ans, vivait à Asnières (Hauts de Seine) où elle naquit d'un père portugais et d'une mère française, étudia les langues étrangère à Paris X-Nanterre, puis la communication à l'EFET, école privée parisienne, employée à la FNAC-Défense depuis 2003, syndicaliste CFDT, déléguée du personnel et élue au comité d'établissement, aimait le rock'n roll et la photographie, tuée au Bataclan avec son petit ami.

Cécile COUDON PECCADEAU DE L'ISLE, française, 37 ans, inspectrice des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects, échelon DG D3, à Montreuil (Seine Saint Denis), son profil Linkedin semblant indiquer qu'elle résidait à Paris XXe, originaire de Saint Nazaire (Loire Atlantique) où réside sa mère, tuée à la terrasse du café de la Belle Equipe, rue de Charonne, avec sa collègue et grande amie Anne-Laure Arruebo, décès connus par leurs services, selon l'intersyndicale des douanes, le 18 novembre et rendus public le lendemain.

Marie-Aimée DALLOZ, française, 34 ans, parisienne, selon son profil Linkedin, elle étudia à l'ESSEC, puis assistante country manager au Crédit Suisse de 2005 à 2007, assistante à Amundi Real Estate de 2007 à mai 2013, puis RFP et digital tools à Amundi Asset Management, une société d'épargne salariale, depuis juin 2013, mère d'un garçon de 13 ans, tuée à la terrasse du café La Belle Equipe, comme l'a écrit Médiapart, et non au Bataclan le supposait le site Slate.

Aurélie DE PERETTI, française, 33 ans, infographiste de formation, après six mois éprouvant à travailler au restaurant Club 55 de la plage de Ramatuelle (Var), elle s'était offert le concert du 13 novembre, où elle se faisait une joie d'assister, avant d'aller le 14 à celui de U2 à Bercy, d'une famille d'origine Corse, fille de Jean Marie, qui fut longtemps journaliste à Var Martin, elle grandit à Saint Tropez, soeur cadette de Delphyne, de vingt-trois mois son aînée, elle dessinait et faisait de la poterie, enfant, dans l'atelier de son aïeul maternel, céramiste, études de graphisme à Aix-Provence puis Sophia-Antipolis, voyagea avec sa meilleure amie, Élodie Pierrat, à New York, sur la côte ouest des États-Unis, en Thaïlande en décembre 2004, quand survint le tsunami et que, plusieurs jours, elles ne donnèrent pas de nouvelles, après un séjour en Belgique, elle venait d'effectuer en novembre un stage d'oenologie à l'École du vin de Paris, avant de retourner chez ses parents, cherchant encore sa voie, avec sa soeur, projetait de traverser le désert tunisien à cheval, de rechercher leurs ancêtres corses, elle pratiquait dessin, photo, guitare et piano, était passionnée de street art, tuée au Bataclan, sa copine Élodie, grièvement blessée, se remettant encore, treize jours après, à l'hôpital Bégin de Saint Mandé (Val de Marne), sa mère depuis Hyères prendra l'avion pour Paris le 14 au matin, suivie de son père par TGV un peu plus tard, sa soeur, qui vit à Londres depuis 13 ans, confirma son décès au magazine Times, en préparant ses funérailles religieuses le 26 à Saint Tropez, horrifiée par l'aspect banal des cercueils, elle lança, avec Patricia une amie de Nîmes, un appel sur les réseaux sociaux pour qu'il soit entièrement peint, neuf artistes répondirent en deux jours, s'exécutant le 20 avec une touche 'naïve' et tendre : Vénus rockeuse, chevaux aux galop, inscription "rock in peace" et à sa sortie de l'église, un groupe de proches chanta 'Hey Jude' des Beatles, "lumineuse, flamboyante, généreuse, épicurienne" selon son père qui, sans haine, ni colère, mais résigné, avait refusé avec la famille, la veille des obsèques, de se rendre à la cérémonie officielle du 27 aux Invalides au motif que "L'Espace Schengen est devenu une passoire", qu'il avait cru qu'après 'Charlie' on prendrait les bonnes mesures, dénonçant aussi la violence psychologique "Et pour les obsèques, est-ce qu'il y a une prise en charge, on m'a lancé froidement 'voyez vos pompes funèbres'".

Matthieu DE RORTHAIS, français, 32 ans, disquaire à la FNAC de Rosny-sous-Bois (Seine Saint Denis) depuis un an, habitait Le Perreux-sur-Marne (Val de Marne), chez ses parents, brun, 1m90, fils de Marc et Myriam, sa mère est d'origine tunisienne, la famille vécut Porte de Vincennes, en face de l'Hyper-Casher, frère de Camille et Pauline, selon un cousin, "élevé dans la diversité des peuples, l'amour des différences", scolarité à Saint Mandé (idem), études d'infographie à Paris, selon Le Monde, parcours professionnel un peu chaotique, compagnon de Chloé depuis cinq ans, il avait survécu à un cancer en 2011-2012, fans de manga, de cinéma, notamment Star Wars et passionné de musique, il achetait beaucoup de CD et allait à de nombreux concerts, devenant une sorte 'd'encyclopédie vivante' de musique, selon sa soeur Camille, sa soeur et son père lui rendirent hommage sur Facebook, tué au Bataclan, conservait une dizaine de billets pour de prochains concerts dans sa chambre, avec d'abord, le 16, les Foo Fighters.

Nicolas DEGENHARDT, français, 37 ans, professeur de yoga au club Jean De Beauvais, aussi praticien de shiatsu, technique de thérapie manuelle d'origine japonaise, inspirée du massage chinois, originaire du Mans, selon sa page Linkedin, diplômé de l'Ecole française de yoga (EFY) de Paris IVe, vivait à Paris, 1m90, tué à la brasserie Café Bonne Bière, rue La Fontaine au Roi, disparu, corps identifié le soir du 17, sa famille vint le 18 au matin à Paris le constater.

Elsa Véronique DELPLACE SAN MARTÍN, française, 34 ans, formatrice dans un centre de formation d'apprentis parisien, elle venait là de signer un CDI, son profil Linkedin est érasé par ses proches avant le 26, née en France, vivait à Paris, formation de consultante, excellente joueuse de violoncelle, avait "toujours le sourire aux lèvres", était "toujours vent debout contre toutes formes d'injustice" selon une amie, tuée au Bataclan avec sa mère Patricia, elle sauta sur son garçon de 5 ans, Louis, pour le protéger et il en réchappa, se cachant dans le théâtre après les premiers coups de feu, sera retrouvé seul, marchand dans la rue, par une passante, indemne mais choqué, maculé par le sang d'Elsa, puis conduit à l'hôpital de Vincennes.

Alban DENUIT, français, 32 ans, artiste plasticien, professeur en Arts à l’université Bordeaux-Montaigne depuis octobre 2008, selon sa page Linkedin, natif de Marmande (Lot et Garonne), sa mère y travailla au lycée Notre-Dame-de-la-Compassion où il a fait sa scolarité, titulaire d'un doctorat en arts plastique, avec les félicitations du jury à l'unanimité, cet été, diplômé de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, membre de la galerie Eponyme à Bordeaux, où il exposait, Karine Bretagne, élue en charge de la culture à Marmande, devait organiser une exposition d'art contemporain avec lui en 2016, avait une compagne, aimait la musique, tué au Bataclan, mort publique le 15 au matin, obsèques le 23 après midi dans la grande église de Marmande.

Vincent DETOC, français, 38 ans, architecte, habitait le quartier du Plateau à Gentilly et grandit à L’Haÿ-les-Roses (Val de Marne), pratiquait le ski et le surf, bassiste amateur, vendit une basse Gibson eb2 de 1967 à Romain Smiljkovski, du groupe de rock indie Static King, marié à Monika, père de deux enfants de 7 et 9 ans, sa page Facebook conserve une belle photo de lui, cigarette à la bouche, prise en 2012 à Vancouver (Canada), tué au Bataclan, le 16 au soir des pots de fleurs de la mairie de Gentilly sont empilés en taille décroissante formant une stèle avec des photos de lui, sa fiche Linkedin, vierge, a peut-être été créée post mortem en hommage.

Asta DIAKITÉ, née malienne, de Paris, cousine du footballeur Lassana Diarra, titularisé ce même jour dans l'Equipe de France en participant au match France-Allemagne au stade de France, tuée dans la rue Bichat, près du Petit Cambodge, avant ou après passage devant Le Carillon, alors qu'elle faisait ses courses avec son neveu, qu'elle sauva, une première version, fausse, où elle est dite tuée en terrasse, établissement jamais nommé, avec une amie, inconnue et pour cause, est encore rapportée par Ouest France dans sa liste des victimes publiée le 23.

Romain DIDIER, français, 32 ans, sans emploi depuis deux ans, originaire de Sury-en-Vaux (Cher), lycéen à Cosne-sur-Loire, études supérieures à l'école d’art dramatique Jean Périmony à Paris, il fut manager du Little Temple Bar dans le VIe, entre janvier 2009 et novembre 2013, vivait à Paris avec Lamia Mondeguer, tués ensemble à La Belle Équipe.

Lucie DIETRICH, française, 37 ans, créatrice de bijoux, infographiste et maquettiste, diplômée en stratégie digitale à l'IESA Multimedia, Paris, niveau bac + 5, en 2013, résidait à Paris, originaire de Recologne (Doubs), près de Besançon, a plusieurs frères, dont le fondateur de la marque de montres Dietrich, et une soeur, selon sa page Linkedin, fut maquettiste aux mensuels l'Etudiant en février 2015 (1 mois) puis Lire en août-septembre 2014 (2 mois) dans le IXe, titres du groupe Express Roularta, entre-deux se lança en free-lance avec Textuel La Mine (TBWA) dans le Xe, élaborant le guide Leroy Merlin 2015, de septembre 2014 à janvier 2015 (5 mois), travailla deux ans à Levallois-Perret (Hauts de Seine) comme première maquettiste à Mer7 en 2011-2012 et maquettiste presse à Yellow Media en 2010-2011 et avant, à Paris, maquettiste à Langage Graphique puis infographiste au journal La Tribune en 2010, cette 2ème compétence, exercée avant à GSTQ en automne 2009, diplôme d'infographiste multimédia à Next Formation en 2009, niveau bac + 2, auparavant, Lucie dirigea sa propre entreprise de fabrication de bijoux et d'accessoires de mode, de 2000 à 2008, à Paris, selon un communiqué de ses proches, reçu à notre rédaction via Facebook, le 28 novembre "C'était une femme indépendante et généreuse, joyeuse, et d'une grande créativité, Lucie aimait les voyages, ses nombreux amis et sa ville, Paris, elle s'est éteinte rue de la Fontaine-au-Roi", près de la brasserie Café Bonne Bière.

Elif DOĞAN, belge née turque, 26 ans, ingénieure, originaire de Liège, résidant depuis 4 mois à Paris dans la rue du Bataclan, travaillait dans une société d'informatique, avant de rejoindre, en couple, Milko Jozic, tuée à la terrasse de la pizzeria Cosa Nostra, près du Bataclan.

Fabrice DUBOIS surnommé 'Le géant vert', français, 46 ans, mesurait 2 m, concepteur-rédacteur marketing chez Publicis depuis mai 2003, selon sa page Linkedin obtint des budgets de Renault, Orange, la LICRA, cette dernière ayant le prix du public au Grand Prix de l'affichage 2010, Stihl-Viking, Europe 1, Rowenta et le Samu Social, travaillait sur Paris comme concepteur-rédacteur senior depuis 2000, en poste auparavant à Young & Rubicam à Boulogne-Billancourt (Hauts de Seine), ayant budgets de Bouygues Telecom, Eurostar, Orangina, Legrand, Inpes nutrition, Suchard et Decathlon, concepteur-rédacteur à Louis XIV à Paris pour Audi, Viking et Chipie de 1998 à 2000 et concepteur-rédacteur junior à BETC pour Peugeot, Hollywood, Canal +, Entrevue, Comédie, BNP, Galerie Lafayette, Pages Jaunes et Lego à Levallois-Perret (Hauts de Seine), de 1994 à 1998, sa dernière création, avec son amie Pascale Gayraud avec qui il oeuvra en tandem, un cartoon vantant la dernière Twingo, remporta il y a peu le prix Epica, à Berlin, originaire de Médan (Yvelines), marié, père de deux enfants de 11 et 13 ans, membre du tennis-club de Villennes-sur-Seine (Yvelines), études non précisées sur Linkedin, fan de cinéma, fut figurant sur des tournages, frère cadet de Caroline, ancienne journaliste installée à Los Angeles (USA), qui dira au journal Le Monde, "Comme tout les mecs de la pub, il adorait les gadgets, les tee-shirts, les séries américaines, les BD, les dessins animés", ainsi les Simpsons pour Renault, sa patronne vanta sa disponibilité et affirme ne l'avoir "jamais vu faire la gueule", tué au Bataclan.

Romain DUNET, français, 28 ans, professeur d'anglais dans un ensemble scolaire parisien, sa page Linkedin indique qu'il est maître auxiliaire d'anglais à l'ensemble scolaire Saint-Michel de Picpus à Joinville-le-Pont (Val de Marne), avait enseigné auparavant le français en Nouvelle Zélande, lors d'une sortie scolaire à Londres, avait recommandé de ne pas omettre sa carte d'identité aux élèves, mais avaient oublié la sienne, rapportant au Monde sa soeur aîné, Clotilde, qui le dit assez "tête en l'air", après les tueries de janvier, il rassura ses élèves "il ne faut pas avoir peur, il faut aller de l'avant", savant faire apprécier la langue anglaise avec sa musique et des jeux de société, joueur d'ukulele, membre d'un groupe de musique, chanteur amateur, était un habitué des scènes ouvertes parisiennes, depuis le début de l'année, chantait souvent le mardi soir au café Oz Blanche, organisa lui-même une scène ouverte au Klein Holland, dans le Marais, tué au Bataclan, les élèves de son lycée-collège ont laissé à l'entrée sa photo et son instrument préféré, des bougies et un livre de condoléances où ils inscrivirent leur peine en français et en anglais et créé une page Facebook en son honneur.

Thomas DUPERRON, français, 30 ans, parisien, chargé de communication et de billetterie à la salle de concert parisienne La Maroquinerie depuis avril 2012, selon sa page Linkedin fonda et dirigea le site internet Les Jean-Louis depuis septembre 2011, consacré à la culture au sens large (cinéma, musique, littérature, art), avec coups de coeur, agenda, infos inédites et comptes-rendus, présenté ainsi : " Le Jean-Louis il a de la personnalité mais surtout il a de la conversation à revendre (...) Il ne s'agit pas de flatter l'égo de quiconque mais de diffuser de l'intelligent, de la nouveauté, du beau ! (...) Le Jean-Louis il est comme ça. Il donne, donne, donne, sans rien attendre en retour (...) Jean-Louis c'est un peu un hipster, un bobo, un geek ... oui, tout ça à la fois, mais son truc à lui c'est qu'il est authentique et terriblement sympathique ! ", auparavant concepteur-rédacteur junior à Magic Garden City en 2011-2012 (7 mois) à Paris, assistant développement de projet event et digital à Elegangz en 2010 (7 mois), assistant d'édition et de synchronisation à Blonde Music en 2009 (4 mois), assistant production du festival Film sous les Etoiles de juin à août 2008, originaire d'Alençon (Orne), diplômé de l'Ecole d'art et de culture (EAC) comme manager et directeur de projet culturel en 2010, licence de cinéma et médiation culturelle à l'université de Caen en 2007, toujours selon Linkedin, aimait la guitare, la musique assistée par ordinateur, la natation, la cuisine, la photo, le cinéma, l'art, le numérique et les jeux vidéo, blessé au Bataclan, il succomba à l'hôpital de Percy-Clamart le 15 novembre.

Justine Eléonore DUPONT, française, 34 ans, responsable de la résidence sociale Sainte Cécile, dans le XXe arrondissement de Paris, pour l'association Parme, elle était originaire de Paris, son nom ne sera divulgué au grand public que le 23 novembre.

Mathias DYMARSKI, français, 22 ans, venait de signer pour un job de chef de projet, ingénieur travaux, chez Gagnereau Constructions, dans le XVIe arrondissement de Paris, originaire d'Ancy-sur-Moselle (Moselle), fan du groupe Eagles of Death Metal, passionné de skate et de vélo-cross BMX, en couple depuis le lycée avec Marie Lausch, leur photo, ensemble, devint symbole, tués ensemble au Bataclan, accompagnés de deux amis originaires de Metz, qui en réchappent.

Salah EMAD EL-GEBALY, égyptien, 28 ans, carreleur, natif de Garbya alias Al-Garbiyé, dans le delta du Nil, où vivent ses parents, deux frères et une soeur et où il grandit avec son cousin Mohammed El-Gebaly, peintre en bâtiment installé en France en 2005, deux ans après Salah le rejoint, en colocation dans un appartement du Val de Marne, depuis quelques années habitait à Paris, il venait de se marier en Égypte à Roufaïda, qui resta au pays quand il rentra en France, suite à un 'coup de foudre' quand il la vit, dans la rue, deux ou trois semaines auparavant, projetait de rentrer, avec son cousin, et d'avoir un enfant, selon un autre cousin au journal Le Monde, était un homme bon, calme, aimant rire et bien manger, aidant sa famille et ses proches, abstinent sur l'alcool, tué sur le coup à une terrasse de café, près au Bataclan, alors qu'il était avec un ami, Sami Kriaa, franco-tunisien, 42 ans, patron d'une entreprise de construction, qui grièvement blessé se remet lentement, toujours hospitalisé fin novembre, décès confirmé le 16 novembre, en anglais, sur le site du Service d'Information d'État d'Égypte, qui par ailleurs indique qu'un autre de leur ressortissant, Walid Abdel Razeq, a été blessé près du Stade de France puis hospitalisé dans de bonnes conditions à Paris.

Germain FÉREY, français, 36 ans, photographe, réalisateur, monteur, installé à son compte depuis juin 2011 à Paris, après avoir travaillé pour plusieurs entreprises de post-production audiovisuelle, selon sa page Linkedin CMC Vidéo, comme assistant en 2010-2011 (7 mois) à Malakoff, chargé d'accueil puis chargé de post production doublage à TitraTVS, un an et demi, en 2009-2010, originaire de Vienne-en-Bessin (Calvados), où vivent toujours ses parents, résidait à Paris, ancien correspondant du service sport au journal Ouest France à Caen, études de Lettres étrangères et d'administration économique et sociale, puis occupa un emploi dans le milieu bancaire, avant d'être diplômé en 2010 de l'École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), père d'une petite fille, tué au Bataclan avec un ami, Antoine Mary.

Romain FEUILLADE, français, 31 ans, originaire de Gilly-sur-Isère (Savoie), monté à Paris pour devenir acteur, devint co-gérant du restaurant Les Cents Kilos avec un associé, doué du sens de l'humour, d'une grande gentillesse, marié, tué à la terrasse de La Belle Equipe, rue de Charonne.

Grégory FOSSE, français, 28 ans, programmeur musical sur la chaîne D17 depuis janvier 2013, il a grandi à Gambais (Yvelines), où sa famille vit depuis vingt ans, déménagé depuis peu à Saint Cloud pour se rapprocher de son job, lycée de La Queue-lez-Yvelines, école de radio à Issy-les-Moulineaux, "enfant timide et un peu introverti" selon son entraineur de foot, tué au Bataclan.

Christophe FOULTIER, français, 39 ans, directeur artistique chez Havas Life Paris, agence de voyage, graphiste et musicien, une fiche Linkedin homonyme et non mise à jour indique chef de studio dans une agence de communication, qui peut avoir été un ancien poste, s'il s'agit de lui, il est originaire de Courbevoie (Hauts de Seine), père de deux enfants, passionné de rock, un homme "simple, honnête et sincère" pour ses amis sur Facebook, tué au Bataclan.

Julien GALISSON, français, 32 ans, originaire d'Orvault (Loire Atlantique), habitait Nantes, aimait la musique et les voyages, surnommé 'l'homme au chapeau' par ses amis car en portait toujours aux concerts, célibataire, il est peut-être cet homonyme unique, sur Linkedin, en chômage depuis novembre 2012, qui avait été assistant administratif au collège Félix Landreau à Angers de 2009 à 2012, titulaire d'une maitrise en psychologie clinique sociale et psychologie à Angers en 2006, après un baccalauréat STT gestion comptabilité au lycée La Baronnerie à Saint Sylvain d'Anjou en 2000, selon l'un de ses meilleurs amis, Julien, il était "quasi libertaire" et adepte de la Reprise, tué au Bataclan en sauvant l'amie l'accompagnant en se couchant dessus.

Suzon GARRIGUES, française, 21 ans, étudiante en 3ème année de licence de lettres modernes appliquées à l'université de Paris-Sorbonne, généreuse, altruiste, drôle et "inconditionnelle et fidèle admiratrice de Zola" selon B. Jobert, président de son université, tuée au Bataclan.

Mayeul GAUBERT, français, 30 ans, juriste à Paris, d'origine châlonnaise, en Saône et Loire, travaillait depuis cinq ans pour l'organisme de formation continue Cegos où il est décrit comme "drôle, discret, efficace et très professionnel", blessé au Bataclan, elle mourra des suites de ses blessures à l'hôpital, sa page Facebook affichait en portrait "Je suis Charlie".

Véronique GEOFFROY DE BOURGIES, française, 54 ans, créatrice en 2004 de l’association Zazakely Sambatra, 'enfant qui deviennent heureux', d'aide à l’éducation des enfants malgaches, selon sa page Linkedin elle en parrainait 140, avait implanté une école en brousse en 2007, une cantine en 2012, un dispensaire en 2013, avec vingt puits-douches, lançait cette année un projet de construction d'un groupe scolaire complet, du nom de collège La Primaire, allant de la petite enfance à la terminale, dans le quartier 67Ha à Tananarive, réputé le plus pauvre de la ville, elle avait abandonné officiellement le journalisme en août 2014, avait été directrice de la rédaction à Jemesensbien.fr depuis janvier 2008, dont elle était propriétaire, et qu'elle mit en vente le 6 mars 2014, travailla 27 années dans la presse, depuis 1981, Le Figaro et Le Figaro Madame, VSD, Femme Actuelle, Biba, Vogue Hommes, faisant des piges dans plus de 50 magazines, elle avait débuté comme mannequin, était en 3e année de licence en études malgaches à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), où elle entra en 2013 et pouvait déjà parler la langue, fut honorée par l'amicale de ses anciens élèves, son amie depuis vingt ans, Evelyne Le Roux, directrice du pôle RP, la recommandait en ces termes : "Je l'apprécie pour sa réactivité, elle répond du tac au tac (...) un précieux gain de temps. Ajouté à cela sa douceur et son calme, une valeur sûre pour travailler", selon trombi.com, étudia au lycée Saint-Michel de Picpus à Paris XIIe, épouse de Stéphane De Bourgies, photographe de renom et ancien conseiller municipal de Saint-Germain-sur-Avre (Eure) de 2001 à 2008, où ses parents s'étaient installés dans les années 1970 et dont il conservait la maison en résidence secondaire pour passer ses week-end en famille, appréciant leur traditionnelle ballade à vélo du dimanche après-midi, selon le maire, Francis Gautier, lui-même éprouvé pour avoir perdu sa fille Angélique, 30 ans, mère d'un enfant de quelques mois ... tuée par une bombe dans l'attentat de Marrakech (Maroc), le 21 avril 2011 à la terrasse du café Argana, place Jamaâ el-Fna, Véronique était la mère adoptive de deux enfants nés malgaches, Mélissa, 15 ans et Diego, 12 ans et demi, le salon de son appartement du XIe arrondissement à Paris s'ornait d'un grand baobab en métal, couvert de toiles malgaches, débordante d'idées, très organisée, ouverte et toujours souriante, selon une journaliste, tuée à la terrasse du restaurant La Belle Équipe, rue de Charonne, où elle dînait avec un couple d'amis de passage à Paris, son mari, étant alors en reportage en Chine, annonça son décès sur Facebook, l'article relatant sa disparition était encore au 30 novembre, le plus lu sur le web-journal malgache Madaplus.info, il accepta, sans haine et sans pleur, de donner une interview le soir du 16 novembre, au 7à8, sur TF1, dans le seul but que son association continue, ayant plus que jamais besoin de dons : http://www.zazakelysambatra.asso.fr/eau/

Michelli GIL JAIMEZ, mexicaine et espagnole, 27 ans, travaillait au café des Anges à Paris, comme Hodda Ben Khalifa Saadi, originaire de Tuxpan, dans l'État de Veracruz, étudia dans une école de commerce à Lyon, puis résida à Paris, selon sa page Facebook, fiancée le 26 octobre 2015 avec son petit ami italien, Filo, envisageaient de s'installer à Milan (Italie), tuée au restaurant de La Belle Équipe, rue de Charonne, avis de décès publié sur dansnoscoeur.fr le 18 novembre par l'État de Veracruz, le 22 sa famille est à Paris pour rapatrier son corps.

Cédric GINESTOU, français, 27 ans, originaire de Laval (Mayenne), travailla à Paris, selon son profil Linkedin, acheteur junior à la Société Générale en 2010-2011, consultant à CGI Business Consulting de 2012 à janvier 2015, et depuis, chargé de l'accompagnement 'à l’accélération des cycles de décision et de transformation des sociétés du SBF 120' et de l'accompagnement 'à l’incubation, la validation et l’expérimentation de nouveaux business models au sein du Bengs Lab' à Bengs, tué au bar La Belle Équipe, rue de Charonne, décès annoncé le 18.

Matthieu GIROUD, français, 39 ans, maître de conférence en géographie à l'IUT de Marne-la-Vallée depuis 2012, géographe de la ville, il dénonçait la gentrification dans un ouvrage, avec Cécile Gintrac, 'Villes contestées. Pour une géographie critique de l’urbain', 2014, Les Prairies Ordinaires, 408 pages, et encore dans son dernier article sur Idée.fr, publié le 3 novembre dernier originaire de Jarrie, près de Grenoble, vécu à Champ-sur-Marne (Seine et Marne), après sa thèse en 2007, ingénieur à l’Unité mixte de recherche Migrinter, résidant à Bagnolet depuis un an avec sa compagne Aurélie, père d'un fils de 3 ans, attendait une petite fille en mars 2016, était venu plusieurs fois à Notre Dame des Landes, il participa à la chaîne humaine du 11 mai 2013 contre l'aéroport, aimait le rock, le whisky japonais, le foot et la BD, "fidèle et incroyablement présent à tous" écrivit sa belle-soeur sur Facebook, ainsi il avait logé deux jours, dans son salon, mon très militant jeune co-locataire, tué au Bataclan, son corps est identifié samedi 14.

Cédric GOMET, français, 30 ans, travaillait en régie pour la chaîne TV 5 Monde, détaché par son employeur Ericsson, originaire de Foucherans (Jura), vivait à Paris, guitariste du groupe électro-rock First All The Machines, fondé il y a huit ans, blessé au visage au Bataclan, sort de la fosse mais succombe, est avec un ami, Cédric qui, blessé à la jambe, en réchappe.

Nohemi dite "Mimi' GONZÁLEZ, mexicaine et étasunienne, 23 ans, étudiante en 4e année à la California State University, université d'état, de Long Beach, où pour payer ses études elle prit un petit boulot à l'atelier de travaux pratiques de l'université où elle découvrit le design et dont elle prit rapidement la responsabilité, fille d'immigrants mexicains installés à Whittier (Californie), dans la banlieue Est de Los Angeles, vivait non loin, à El Monte, sa mère Beatriz tient depuis deux ans un salon de coiffure, l'Imperial Barbershop, à Lynwood, au nord de Long Beach, dont Nohemi dessina la décoration, avec trois autres étudiants était à Paris pour un semestre d'échange afin d'apprendre le design au Strate College of Design de Sèvres (Hauts de Seine), premier séjour hors de son pays, mais sans Tim Mraz, petit ami depuis 2012, devait rentrer en février 2016 aux USA, y finir ses études en mai, se destiner au dessin industriel, passionnée par les objets recyclables, reçue avec son groupe le 2ème prix dans un concours international de design pour leur 'polli snack', une boite d'emballage biodégradable et transformable, pétillante, pleine d'énergie, selon un professeur, d'une grande douceur selon son boyfriend, tuée à la terrasse du bar La Belle Equipe, alors qu'elle prenait une bière avec des amis, dont certains venus des Etats-Unis, au non à celle du restaurant Le Petit Cambodge comme cela fut écrit.

Juan Alberto GONZÁLEZ GARRIDO, espagnol, 29 ans, originaire de Grenade (Andalousie), ingénieur électrique à EDF depuis janvier 2014, où selon sa page Linkedin il était entré comme ingénieur d'étude pour contrôle commande en 2009, stagiaire (becario) en génération nucléaire à Iberdrola en 2008-2009 (1 mois 3 mois), professeur auxiliaire au département d'électronique de l'université Pontificia Comillas en 2007-2008 (9 mois), en parallèle, 'web chair' à l'International Youth Nuclear Congress depuis 2010 et 'vocal' au directoire de sa branche espagnole depuis 2008, postes abandonnés en août 2014, était en certification, depuis avril 2015, à l'Optness Institute de Paris en Management Excellence & Lean Six Sigma Green Belt, préparait un master of business administration (MBA) à HEC en deux ans, dont il comptait sortir diplômé en 2017, selon sa page Linkedin, habitait depuis deux ans à Paris, amateur de rugby, tué au Bataclan, sa femme, Angelina Reina, 33 ans, ingénieure, en réchappe, se jetant au sol et restant longtemps allongée auprès de son mari, inconscient, jusqu'à l'arrivée de la police.

Stéphane GRÉGOIRE, français, 46 ans, chargé de promotion commerciale, travaillait dans le monde de la musique, habitait à Nucourt (Val d'Oise), dans le Vexin, études au lycée Fragonard de l'Isle-Adam et Alfred Kastler de Cergy, marié et père d'une fille, atteint par plusieurs balles au Bataclan, où il était venu avec quatre amis, dont Frédéric Henninot, tué sur les lieux, il décéda des suites de ses blessures le soir du jeudi 19 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 130e victime.

Pierre-Yves GUYOMARD, français, 43 ans, ingénieur du son et professeur en sonorisation à l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) à Paris, brillant et sachant faire aimer les métiers du son à ses étudiants, il s'était marié en mai 2013 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) avec Anne Cornet, tué au Bataclan avec elle.

Stéphane HACHE, français, 52 ans, maître d'hôtel, parisien, originaire des Sables d'Olonnes (Vendée) où vivent ses parents et qu'il avait revu quelques mois avant, lorsqu'il fit, l'été dernier, plusieurs 'extra' à l'hôtel Mercure Côte Ouest, situé dans cette localité, avait presque toujours travaillé dans la capitale, selon un de ses collègues, distingué, un 'monsieur' avec de la classe, avec ses "chaussures toujours cirées, le petit foulard", une ancienne collègue le dit "charmant", aimait les musiques des années 40, 50, 60, mort à son domicile, un petit studio loué au 1er étage d'un immeuble donnant sur une petite rue à l'arrière du Bataclan, face à la sortie de secours, tué d’une balle perdue passant par sa fenêtre ouverte et ricochant sans doute dans son dos, son corps fut retrouvé le samedi 14, son décès annoncé par Ouest France le 16.

Thierry HARDOUIN surnommé 'Titi' alias 'KlinK l'UniKk', français, 36 ans, sous-brigadier de police au dépôt du tribunal de Bobigny, syndicaliste Unité SGP Police FO, réside à Éragny-sur-Oise (Val d'Oise), en union libre avec Marie (Paillard?), mère d'un garçon de 13 ans né d'une union précédente, père d'un fils de 12 ans et d'une fille de 13 ans et demi, devaient se pacser la semaine suivante, selon un collègue, homme sachant rester sur ses gardes, parce que cotoyant "des gens dangereux", et pour ses collègues et amis, gros sens de l'humour, une vidéo hommage en témoigne, fan du PSG, bon cuisinier, geek, photographe et grand amateur de cigares, aimant les voyages, tué au bar de La Belle Équipe, rue de Charonne, alors qu'il fêtait l'anniversaire d'une amie de sa compagne, présente, la collecte organisée par un collègue au profit des trois enfants du couple a réuni, à 27 jours de la fin, déjà 22 271 € avec 777 donateurs, la veille un passage sur France 2 avait propulsé les donations qui serviront à leurs études.

Olivier HAUDUCOEUR, français, 44 ans, banquier, travaillait depuis 2006 au sein du groupe BNP Paribas, employé depuis un an par une filiale, la société française de location automobile longue durée Arval, diplômé de l'Ecole nationale supérieure d'Ingénieurs de Caen, tué au Bataclan.

Frédéric HENNINOT, français, 45 ans, employé de la Banque de France à Cergy-Pontoise (Val d'Oise), père de deux enfants, tué au Bataclan durant la prise d'otage, sa compagne Stéphanie et un ami, agents de la même banque, sont blessés mai, opérés plusieurs fois, leurs jours ne furent plus en danger, indiqua un responsable CGT de la même banque, en revanche un de ses autres amis présent, Stéphane Grégoire, succombera au bout de cinq jours.

Pierre-Antoine HENRY, français, 36 ans, ingénieur architecte système chez Tns-Mars depuis plusieurs années, société de conseil auprès du Ministère de la Défense, basée à Versailles, où comme spécialiste des réseaux de communications, il développait des programmes destinés à éviter, pour les soldats, d'avoir à subir des 'tirs amis', originaire de Chambéry (Savoie), fils d'Eric ingénieur et collaborateur du député Serge Bardy (PS), qui vit et travaille à Angers, fils lui-même d'un ingénieur travaillant dans ce qui allait devenir la Direction Générale de l'Armement (DGA), grandit en région parisienne avec ses deux soeurs, diplômé de l'ISIEE à Paris, école d'ingénieur spécialisée dans les nouvelles technologies, travailla pour la Sagem, marié, père de deux petites filles, âgée de 5 et 2 ans, "sportif émérite, amoureux de la montagne et des randonnées extrêmes" selon Le Monde, crapahuta au Mont Blanc, au Népal et dans la Cordillère des Andes, fan de rock et inconditionnel du groupe Pearl Jam depuis son adolescence, amateur de chant, gai, attentionné, doué d'un humour délicat, son père lui évoqua, une semaine avant sa mort, son arrière-grand-père en quête de la dépouille de son fils, son grand-père, tué au champ d'honneur, au début de la Première Guerre Mondiale, tué au Bataclan, son père connu son décès le 14 au soir, à 19 heures, en appelant la brigade criminelle.

Raphaël HILZ, allemand, 28 ans, architecte au cabinet de Renzo Piano Building Workshop à Paris, fondé en 1981 par un architecte génois, originaire de Garmisch, en Bavière (Allemagne), son père Bruno s'est remarié à Cristina Gálvez, chanteuse chilienne, et réside au Chili, tué au Petit Cambodge dînant avec deux collègues, qui furent blessés et dont l'état de santé était jugé stationnaire le 16.

Mathieu HOCHE, français, 38 ans, technicien cadreur, sous le régime intermittent, à France 24 depuis 2006, dans ses studios d'Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine), opérateur vidéo pour Ericsson, technicien vidéo à iTélé et D8, "adorable, discret, bosseur, professionnel" selon Marc Sekaili, directeur de France 24, habitait au quartier de la Croix-de-Chavaux à Montreuil (Seine Saint Denis), père d'un garçon de six ans, neuf selon Le Monde, aimait sortir voir un film, écouter de la musique, de façon éclectique, et randonner sac à dos, comme en Corse, à la Martinique, originaire de Siouville-Hague (Manche), enfant il y pratiqua le tennis et où on l'attendait le samedi 14 pour l'anniversaire de son ancien club, tué au Bataclan, la fête est annulée.

Djamila HOUD, française, 41 ans, parisienne dans le prêt-à-porter, travailla pour la créatrice de mode Isabel Marant, qui avait été récompensée en 2014 aux Globes de Cristal dans la catégorie 'meilleure créateur de mode', fille de Mohammed, algérien, arrivé en 1963 à Dreux (Eure et Loir) où sa famille réside toujours, quartier des Bâtes, qui s'était beaucoup investi dans l'association locale des anciens harkis, dont il fut, cadette d'une fratrie de soeurs, montée à Paris, mère d'une fillette de 8 ans, Tess, selon sa soeur Tassadit à l'Echo Républicain, elle n'avait jamais oubliée sa ville d'origine, elle appréciait Marvin Gaye et Stevie Wonder, tuée à la terrasse du bar de La Belle Équipe, elle expire dans les bras de son mari, qui en est le propriétaire, 92 rue de Charonne, alors qu'elle fêtait un anniversaire, elle est cette "dame algérienne" anonyme de quarante ans dont le décès fut annoncé le 14 novembre par l'ambassade d'Algérie en France, information reprise le surlendemain en Algérie, elle sera inhumée au matin du 23 novembre, dans la plus stricte intimité, au carré musulman du cimetière de Dreux.

Djamila Houd, image de La parisienne qu'on assassine !

Djamila Houd, image de La parisienne qu'on assassine !

Mohamed Amine IBNOLMOBARAK alias IBNOU MOUBARAK, marocain, 29 ans, architecte encadrant, enseignant-chercheur depuis deux ans à l'École Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Malaquais, dont il sorti diplômé en 2012, originaire de Rabat, étudia au lycée français de Casablanca, avait été champion de natation et participa à des compétitions de triathlon au Maroc, part en France pour la faculté de médecine de Bordeaux, son co-locataire lui transmet sa passion par l'architecture, mais il fera croire cinq ans à ses parents qu'il est en médecine, ne leur annonçant la vérité qu'à l'obtention de son diplôme, épouse Maya Nemeta, condisciple de l'ENSA en mai 2014 à Paris, mariage religieux à Rabat vers juin dernier, co-créateur avec son amie Meriem Chabani, 26 ans, du collectif architectural New South, venait de fonder son agence avec son épouse, et avait fêté son vingt-neuvième anniversaire il y a quelques jours, exposaient à la galerie du CROUS leurs travaux de fin d'année, le sien portait sur le hadj, le pélérinage à la Mecque, présenta l'exposition, qui s'acheva le 14, à un colloque le 12 novembre, selon un de ses professeurs à l'ENSA interrogé par Le Monde, "il avait une joyeuse énergie" et "développait une curiosité intellectuelle frappante", tué au bar le Carillon, dont il était un habitué, comme beaucoup de jeunes architectes de la capitale, alors qu'il était en compagnie de sa femme, grièvement blessée aux deux jambes, opérée et dont les jours ne sont plus en danger.

Pierre INNOCENTI, français, 40 ans, co-gérant du restaurant pizzeria Chez Livio avec son frère Charles, à Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), fondé en 1964 par leur grand-père paternel, Livio, qui passe la main à ses fils Alfio, son père, et Vittoria, qui leurs cèdent l'affaire en 2011, le lieu comptait dans ses habitués Brigitte Bardot, Nicolas Sarkozy, Zlatan Ibrahimovic, Salavatore Sirigu et Javier Pastore du PSG ... sportif accompli, Pierre adorait le parachutisme et la planche à voile et avait participé, en 2013, au festival Burning Man, dans le Nevada, son cousin par alliance, le comédien et humoriste Smaïn, s'est dit "tétanisé" par sa mort, vendredi 13 au soir, une heure avant le massacre, Pierre avait posté sur Facebook une photo du panneau du concert, avec pour seul commentaire "Rock!", tué au Bataclan avec son chef de salle Stéphane Albertini.

Nathalie JARDIN dite 'Nathalight', française, 31 ans, régisseuse lumière du Bataclan depuis fin 2011, peu après son arrivée à Paris, originaire de Marcq-en-Bareuil (Nord), elle fut régisseuse de concerts et festivals dans le Nord-Pas-de-Calais, travaillant avec les groupes Carving, futur Skip The Use, et 'Marcel et son orchestre', gérant depuis un an et demi Les Fatals Picards, son métier la passionna tant qu'elle fit tatouer sur son avant-bras droit quatre étoiles d'intensité différente, pétillante, sincère, à l'écoute, proche de ses collègues selon le web-journal SoundLightUp, aimait la musique, depuis peu se passionnait pour le surf et de mer, tuée au Bataclan alors qu'elle ne bossait pas mais se distrayait avec un ami, bassiste du groupe Les Fatals Picards, qui en réchappa, son père, sans nouvelle, interpella avec vigueur, en face, le premier ministre Manuel Valls, sur la lenteur des recherches, tuée au Bataclan.

Marion JOUANNEAU, française, 24 ans, étudiante, une soeur d'un an sa cadette et pour laquelle "elle était un phare", habitait à Chartres, où elle fut élève du lycée Marceau, compagne de Loïc, kinésithérapeute, après la fin de ses études, elle projetait de s'installer à New York (USA), selon sa page Facebook, visita en avril dernier l'exposition David Bowie au Philarmonie de Paris, en prenant cinq places, blessée au Bataclan, tombée inconsciente, elle est perdue de vue par son compagnon, qui en réchappe, et la rechercha via Twitter avant d'annoncer sa mort le 16, tandis que Frédéric Potier, ancien enseignant, son oncle maternel et parrain, fit de même sur Facebook, ses obsèques se déroulèrent le 25 après midi, en la cathédrale de Chartres, où une urne fut mise à disposition de l'assistance afin de lui offrir "de belles funérailles".

Milko JOZIC, belge, 47 ans, ingénieur industriel, originaire de Liège, vivait depuis quatre mois à Paris, en couple avec Elif Dogan, père d'une fille de 22 ans née d'une première union, selon son profil Linkedin, manager (directeur) à Tectoo, entreprise d'Ingénierie mécanique ou industrielle depuis 2010, directeur adjoint (manager assistant) à Technic One, entreprise d'ingénierie du mécénat de 1999 à 2010 dans la région de Liège, études à l'institut Gramme, école d'ingénieur, tué dans la rue où se trouve le Bataclan, tout près, avec sa compagne.

Jean-Jacques KIRCHHEIM, français, 44 ans, employé de l'opérateur Free depuis douze ans, connectant l'extension de son réseau internet, grand brun "avec une bonne grosse voix et une dégaine" selon son ami et collègue Lhassan, fils d'une guadeloupéenne, originaire du quartier du Parc, à Saint-Maur-des-Fossés (Val de Marne), où vivent ses parents dentistes en retraite depuis 2008, résidant à Paris XIIIe avec Faustine, sa compagne très aimée depuis six ans, appréciait le rock et le punk, la fête, Bertrand et Ludo ses copains, la Californie et le Colorado et rêvait d'une expédition en Alaska, habitué des salles parisiennes du Bataclan, du Trianon et de l'Olympia, fan du groupe Eagles of Death Metal, qu'il vit deux mois auparavant au Trianon, prévoyait d'écouter Motorhead le 15 au Zénith, son antienne favorite était "Je suis spécialiste en rien, mais je connais beaucoup de chose", affecté par la tuerie de Charlie parce que lisant ce journal, tué au Bataclan, où il avait échangé son premier baiser avec Faustine, qui est blessée plusieurs fois, tandis que leurs deux amis, Bertrand et Ludo, en réchappent, décès connu le 17 novembre.

Hyacinthe KOMA, né burkinabé, français ?, 34 ans, serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement, depuis son ouverture, tué au restaurant de La Belle Equipe alors qu'il participait à une soirée d'anniversaire, un de ses amis, et il en avait beaucoup selon sa jeune soeur Amy, lança une cagnotte sur Leetchi, pour aider sa famille à financer ses funérailles.

Marie LAUSCH, française, 23 ans, étudiante en communication à la NEOMA Business school de Reims, était en stage de relations publiques internationales chez les cosmétiques Coty, maison prestigieuse fondée en 1904 à Paris et basée depuis le début de la dernière guerre à New York, actuellement au 17e étage de l'Empire State Building, en couple depuis cinq ans avec Mathias Dymarski, installée depuis septembre à Paris, tuée au Bataclan avec sa compagnon.

Guillaume LE DRAMP, français, 33 ans, barman dans une brasserie derrière la place des Vosges, dans le quartier du Marais, originaire de Cherbourg où il passa son lycée, études d'italien en Langues Etrangères Appliquées (LEA) à Caen, s'installa ensuite à Parme (Italie), avant de prendre pieds à Paris, songeait à retourner vivre en Italie et préparait le concours de professeur des écoles, Le Monde cite ses trois copains inséparables, connus en Première littéraire, Thomas, journaliste, Nicolas, enseignant en histoire, et Guillaume, dans la sécurité informatique, qui se souviennent d'avoir été dissipés en cours en se lançant des répliques des 'Bronzés', pointent plus sérieusement son humanisme, sa capacité à parler des heures, la nuit, avec des inconnus, sa connaissance du répertoire chanté français, tué en terrasse de La Belle Equipe, où avait fêté son dernier anniversaire, alors qu'il buvait un verre, ses funérailles eurent lieu à la basilique de Cherbourg le 26 en début d'après midi, ses deux soeurs, Lucie et Anaïs, qui vivent dans le Cotentin, sont allées le 15, pour la première fois de leur vie, visiter une mosquée.

Renaud LE GUEN, français, 29 ans, conseiller service chez MAN Truck & Bus, constructeur de camion et d’autocars, dans un garage pour poids lourds, près de la gare d’Evry (Essonne), aura grandi et vécu à Savigny-sur-Orge (Essonne), en amour, depuis ses 17 ans, avec Floriane, avec qui il allait se marier l'année prochaine, tué au Bataclan, sa compagne, présente, en réchappe.

Gilles LECLERC, français, 32 ans, fleuriste avec sa mère Nelly à Saint-Leu-la-Forêt (Val d'Oise), fils de Patrick, retraité de la profession, collège du Rosaire, lycée Emmanuel Salin, école des fleuristes de Paris, père d'une fille de 2 ans, née de Marianne, sa fiancée, grand voyageur, effectua avec son ami Manu des 'road trip' de Rio de Janeiro (Brésil) à Lima (Pérou), en passant par le lac Titicaca, à la frontière turco-syrienne, en Ukraine et Crimée, mais pour Marianne il choisira d'aller, l'été dernier, sur une destination plus sûre, Las Vegas, fan de rock, de tatouages, son corps en était presque couvert avec motifs savamment construits, aimant les USA et la Formule 1, était déjà allé voir les Eagle of Death Metal en juin dernier, au Trianon, publia un selfie sur Instagram où il tient un verre de bière, devant la scène, à côté de Marianne, peu avant le début du concert, aux premiers tirs, projeta son amie à terre qui, rampant, en réchappa, tué au Bataclan, sa soeur aîné Alexandra, fleuriste en Bretagne, créa deux pages Facebook pour le retrouver, saura sa mort le lundi 16 peu après 17 heures, annoncée publiquement par sa tante en début de soirée, une veillée funèbre eut lieu chez lui, à l'église Saint-Gilles le 23.

Christophe LELLOUCHE, français, 33 ans, créateur de sites internet, venait de perdre son travail et faisait dans une agence de la communication digitale pour Peugeot, un job qui l'ennuyait et devait prendre fin le 18 novembre, mais en son for intérieur l'aurait voulu voir renouvelé, natif des Yvelines, fils unique d'un père marseillais, à présent jeune retraité, dont il fut très proche, études de radio au Studec, créa jadis une agence de communication, Luminol, guitariste et compositeur du groupe d'indie pop Øliver avec trois potes, enregistra peu avant la mi-juin 2014 un extender play, Fortune Cookies, six titres, dont on pouvait entendre un morceau en ligne, membre d'une association oeuvrant à la réinsertion des sans-abris, vivait en appartement avec ses deux chats, au Lilas, passant beaucoup de temps sur tweeter, supporter de l'OM et amateur d'apéros entre amis, très actif sur le site footbalistique satirique Hors-Jeu à l'alias Moke et sur le blog Le Nouveau Cénacle aux alias Chris Kelevra et Chris LS, aimant le rock et la bière et avait prévu, après le concert fatal, d'aller à deux autres, le 16 pour les Foo Fighters et le 17 pour Chilly Gonzales, projetait de remonter un groupe, de métal peut-être, tué au Bataclan.

Claire MAITROT TAPPREST, française, 23 ans, étudiante à Paris, selon son profil Linkedin, présidente et responsable communication à Really Mad Stage de sept. 2011 à juillet 2013 à Reims, et assistante chargée des partenariats à X Ray Productions d'août à oct. 2012, à Paris, où elle fut hôtesse d'accueil pour Groupama via Penelope Agency, juillet-août 2012, standardiste pour Radio France, accueillant les auditeurs de France Inter, chargée de la rédaction des témoignages des auditeurs du 'Téléphone sonne', 'Ça vous dérange ?' et 'La Matinale', juin-juillet 2010, mena en 2011-2015 des études double, quatre ans à Sup de Co de Reims (Neoma), où fut adhérente de l'association de philosophie 'Éclairez-moi' et à l'université de Reims pour un master en philosophie, plus un semestre en 2012 à la Szkoła Główna Handlowa de Varsovie, école internationale de commerce et de stratégie commerciale en Europe Centrale et de l'Est, et en 2009-2011 le lycée Chaptal et Victor Hugo, en hypokhâgne : spécialité géographie, latin et espagnol, en khâgne : spécialité monde anglo-saxon, avec deux ans en licence de littérature à la Sorbonne, bac à Louis Le Grand, spécialité mathématique et grec ancien, toujours selon Linkedin, intéressée par médias culturels, musique et concerts, mode et couture, philosophie et cafés philo, voyages, arts et yoga, tuée au Bataclan, son décès est connu au plus tard le 21.

Antoine MARY, français, 34 ans, développeur informatique pour des sites internet, à son compte, depuis six mois, ancien responsable de développement à l'agence de communication web Milky de mars 2013 à avril 2015, scolarité au lycée Jeanne D'Arc, puis licence en sciences humaines, à chaque fois à Caen, d'où il est originaire, tué au Bataclan avec un ami, Germain Férey.

Cécile MARTIN, 33 ans, psychologue clinicienne, tuée au Bataclan, décès confirmé par mail au fondateur de Citizen Nantes, ce 25 novembre, peu avant 9h11, citée le 15 novembre sur un site belge proposant le 'top 100 des meilleurs journalistes de Belgique' avec sa photo noir et blanc et la mention "décédée au Bataclan", image reprise 16 sur le web-magazine auféminin.com, section société, dans un trombinoscope des victimes, information non répercutée ensuite, encore oubliée dans la liste de Ouest France, contenant pourtant deux nouveaux noms, publiée le 23 novembre.

Cédric MAUDUIT, français, 41 ans, directeur de la Modernisation du département du Calvados, spécialiste de l'organisation des services publics, originaire de Rouxeville (Manche), où travaillent ses parents Michel, technico-commercial chez Agrial, et Nicole, qui y fut directrice d’école, collège à Torigni-sur-Vire, lycée Le Verrier à Saint-Lô, entré en 1991 à 16 ans à Sciences-Po Rennes, de la promotion 1994, il y connu David Perchirin, DESS à l'université de Caen, président à 23 ans d'Écran Sonique, association organisatrice de concerts à Saint-Lô, où il y revenait régulièrement faire la fête et voir des amis, épousa Fabienne Chevalereau, connue dans le Val d'Oise, qui eurent Antoine, 7 ans et Apolline, 3 ans et demi, revenu récemment en Normandie, à Lion-sur-Mer, tué au Bataclan, ses quatre amis en réchappent, sauf David, tué, son frère lancera (en vain) un appel sur les réseaux sociaux, partagé plus de 19 000 fois, pour que les Rolling Stones ou David Bowie, artistes que Cédric admirait depuis son enfance, viennent à son enterrement, réponse le 18 de la productrice des Stones, Joyce Smyth, qui après les condoléances d'usage, s'y refusa, nous ignorons si Bowie, plus disponible, répondit.

Charlotte MÉAUD, française, 30 ans, chargée de développement de start-up, a grandi à Aixe-sur-Vienne (Haute Vienne), vivait à Paris XXe, études à Lyon puis à Strasbourg, aimait le sport et la musique, tuée au bar du Carillon, à l'angle de la rue Alibert et Bichat, aux côtés de sa soeur.

Émilie MÉAUD, française, 30 ans, architecte de l'agence Chartier-Dalix à Paris, diplômée de l'Ecole nationale supérieure d'architecture (ENSA) de Paris-La Villette, originaire de Haute Vienne, avait travaillé pour les agences Taktik, basée à Paris et Bruxelles et Téqui, atelier d'architecture, aimait le rock et les films d’Eric Rohmer, tuée au bar du Carillon, avec sa soeur jumelle Charlotte.

Isabelle MERLIN, française, 44 ans, ingénieure à Rambouillet (Yvelines) et élève à l'école de musique et de chant l'Académie du XIIIe à Paris, où elle vivait, originaire d'Equihen-Plage (Pas de Calais) où vit son père, âgé de 88 ans, études en université technique à Lille, célibataire, à une soeur à Boulogne-sur-Mer, selon sa page Linkedin, deux postes successifs à Continental, senior project manager depuis 2012, chargée du multimédia, du développement de la connectique et de l'industrialisation, project manager de 2009 à 2011, chargée du développement des systèmes radios embarqués, occupa quatre postes successifs à Siemens VDO Automotive de 2001 à 2008, embauchée pour concevoir des modules électroniques et terminant en charge des systèmes multimédia (radio, navigation, service internet embarqué) et de contrôle du climat, chercheuse en électronique au Centre de Sciences Nucléaires et de Sciences de la Matière pour le CNRS de 1996 à 2001, professeur de physique-chimie durant deux mois au lycée privé de Notre Dame de Sion à Paris automne 1995, stagiaire cinq mois à Thomson, division des tubes électroniques, sur un domaine intéressant l'armée et la recherche appliquée, les cavités de micro-ondes pour les amplificateurs klystron fonctionnant à 3GHz printemps-été 1995, tuée au Bataclan.

Fanny MINOT, française, 29 ans, chef monteuse, avec le statut d'intermittente du spectacle, depuis l'été 2012, après deux ans, dont un à apprendre le métier, comme monteuse à Izard & Ci, selon Linkedin, née aux Ulis (Essonne), fille de Jacques, avec qui elle pratiquait le trekking, à un petit frère, Robin, qu'elle choya, le réseau des professionnels donne son cursus, BTS audiovisuel, montage et post-production au lycée Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt, 1ère année de master en Études Cinématographiques à l'université Paris VII-Denis Diderot, où fut en co-location avec sa condisciple Claire, essuyant les engueulades de la concierge pour leurs 'bringues', mais qui tint à s'excuser après sa mort, passionnée de série Z, co-réalisa avec Claire, 'It'll Be a Long Hard Grind', épopée jouissive de prostituées cannibales mangeant leurs clients, obtint des contrats avec France Télévision, Coyotte, Memento, Carson prod et Bangumi, monta pour la télévision 'Le Petit Journal', 'Le Supplément' (Canal +), 'Entrée Libre' (France 5), quatre fois 'Le Grand Show' vu des coulisses, 'Robin des Bois le spectacle' vu des coulisses (France 2), 'Robin des Bois, naissance d'un héros' (Gulli), "discrète et sensible (..) perfectionniste", savait monter ses sujets sans speeder, dira Jérôme, un collègue, aimait les voyages et les randonnées, la fête, s'y donnant à fond, mais avec respect, la musique et le cinéma, "extraordinairement emphatique, sa plus grande terreur était de voir ses proches souffrir" dira son ex petit ami Yal, tuée au Bataclan avec sa chemise bleue 'rock', tandis que son amie Chloé est grièvement blessée.

Yannick MINVIELLE, français, 39 ans, directeur de création, créatifs en chef, chez RED-Publicis depuis janvier 2011, sa page Linkedin n'indique aucun emploi antérieur, mais depuis quinze ans travaillait dans la publicité, en tandem avec son ami Pierre Viallaneix, dessina en 2008 le logo de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes pour les 40 ans de l'évènement, né en 1976 à Saint-Remy de Jean-Michel et Nelly, frère aîné de Betty, il grandit à Épervans (Saône et Loire), monta à Paris à 20 ans où depuis il vécut et travailla, compagnon de Lucie, père de Misha, âgé de sept ans, selon Le Monde, avait l'habitude de dire "Restez-assis !" quand il entrait dans une pièce et signait tout ses mails "maître de l'Univers et de ses environs", pratiquait la sculpture chaque fois qu'il revenait dans sa famille, signant une de ses créations NMDDR, au sens inconnu, que pour ma part je traduirais 'Nom : Mort De .. De .. Rire !', était "le plus grand déconneur de la Terre" selon son ami Pierre, chantait dans groupe de rock amateur qu'il baptisa 'They make money so why don't we ?', ils font de l'argent, alors pourquoi pas nous ?, avait réservé trois mois à l'avance les billets du fatal concert, gravement touché au Bataclan, mourut des suites de ses blessures le dimanche 15 novembre, à quelques jours de son quarantième anniversaire.

Cécile MISSE, française, 32 ans, chargée de production au théâtre Jean Vilar de Suresnes (Hauts de Seine) depuis juillet 2014, selon sa page Linkedin, après y avoir été assistante de production depuis octobre 2009, avant, assistante de production et de distribution à Millimages à Paris (sept mois) en 2009, attachée de presse stagiaire à Diamondtraxx (4 mois) puis l'agence Pop! (3 mois) en 2008-2009, grandit à Gap (Hautes Alpes), vivait à Paris depuis 2006, master d'administrateur de projet en médiation culturelle, arts du spectacles / arts du patrimoine à l'EAC en 2008, licence en Science de la communication à l'université de Nice, fille de Philippe Misse, greffier du tribunal de Commerce de Gap (Hautes-Alpes) depuis vingt ans, où elle vécut longtemps, intéressée par Arts et Culture, action sociale, environnement, santé, Droits de l'Homme, selon Linkedin, ce qu'elle préférait dans son métier c'était l'accueil des artistes, tuée au Bataclan avec Luis Felipe Zschoche Valle son compagnon, après quelques jours de fermeture et deux spectacles annulés, le théâtre Jean Vilar releva son rideau le 17 sur 'Noces de sang' de Federico Garcia Lorca.

Lamia MONDEGUER, française, 30 ans, responsable du pôle comédien à l'agence artistique Noma Talents depuis 2011 selon sa page Linkedin, diplômée de l'École Supérieure d'Etudes Cinématographiques (ESEC) à Paris, en couple avec Romain Didier, tués à La Belle Équipe.

Marie Charlotte MOSSER, française, 24 ans, selon sa page Linkedin, sans emploi depuis août dernier, avait un petit boulot, selon les médias, avec le site internet people 'Celebrities In Paris', fut assistante en marketing digital, en contrat d'alternance, pour le label Mercury Music Group en 2014-2015 (13 mois), assistante marketing pour Proporta, site d'e-commerce anglais, à Brighton (Grande Bretagne) en 2014 (3 mois), assistante puis chef de projet digital chez Proximity en 2013 (11 mois), trois postes successifs d'assistante à RegieObs (2 mois), à la Fédération Française du Football Américain (2 mois) et enfin à CCM Benchmark, éditeur de Linternaute.com (3 mois) en 2011-2012, originaire de Nancy, domicilié récemment à Paris, 2e année de master à l'European Communication School (ESC) Paris où elle fut jugée "brillante", 1ère année de master à Sup de Pub INSEEC à Paris XIXe, élève au Conservatoire de musique et au lycée Poincaré à Nancy, fan de David Bowie, fille de Marc cadre à la mairie de Nancy et de Régine, soeur de Lucas, tuée au Bataclan, obsèques le 23 novembre au matin à la basilique du Sacré-Coeur à Nancy.

Justine MOULIN, française, 23 ans, en 1ère année de master à la SKEMA Business School à Lille, dont elle devait sortir en 2017, parisienne, originaire du Nord, selon sa page Linkedin, fut assistante commerciale stagiaire à Jaguar Land Rover en juillet-août 2015 (2 mois), assistante polyvalente à SG Promotion en mai 2015 (1 mois) où elle contribua à l'ouverture de la Paris Healtcare Week, jeune fille au pair à Londres de sept. à déc. 2014 (4 mois), sortie en 2014 de trois année au Paris Business College, école de commerce franco-étasunienne, dont les cours sont à majorité en anglais, passa dans ce cadre trois mois à Chicago, février-mai 2013, à Paris fut chargée de production à Left Productions de janvier à juillet 2014 (7 mois), photographe à D.F.M.B. Records sur des évènements et clips vidéo de juin à déc. 2012 (7 mois), assistante évènementiel à Presspace en février 2012 (1 mois), à Levallois-Perret (Hauts de Seine) et enfin polyvalente en remplacement à Albingia de février à juin 2011, intéressée par musique, photo, danse, arts, cinéma, dessin, la découverte du monde et les voyages, elle fut volontaire bénévole à Enamorade en février 2015, dans la région de Pichanaki, au Pérou, où aida à la récolte dans une plantation de café en forêt amazonienne, à la gestion du packaging et l'exportation du café, au développement du tourisme, blessée à la tête au restaurant du Petit Cambodge, décède le samedi 14 novembre au matin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière situé Paris XIIIe.

Nathalie MOURAVIEVA BOULYGUINA LAURAINE, russe et française, 39 ans, selon Linkedin, responsable qualité à Everys, entreprise de technologies et services de l'information depuis 2008, qui l'embaucha comme analyste, à Moscou, de 2000 à 2008, études à Institut d'Etudes Economiques et Politiques Internationales de l'Académie des sciences de Russie, épousa Serge Lauraine, mère de trois enfants, tuée au Bataclan, son mari est blessé par une balle, hospitalisé, opéré de sa blessure mais perdra la trace de sa femme, son décès sera connu le 18 novembre.

Quentin MOURIER, français, 29 ans, architecte, spécialiste en agriculture urbaine, chargé d’étude à l’Atelier international du Grand Paris, il travaillait pour le projet Vergers Urbains, association du XVIIIe arrondissement plantant des arbres fruitiers dans Paris, il avait "beaucoup investi dans des structures d'écosystèmes" visant "à développer des écosystèmes comestibles dans les grandes villes", originaire de Rouffach (Haut Rhin), diplômé de l'École nationale supérieure d'architecture de Versailles (ENSA) en 2011, où le moteur de sa recherche doctorale, selon le directeur de l'ENSA, était "la défense du sens de l'hospitalité et des racines de l'urbanité face à la barbarie", tué au Bataclan.

Victor MUÑOZ, français, 24 ans, spécialiste du web-marketing, fils de militants socialistes et d'aïeux aussi communistes et anarchistes, venait de terminer ses études à l'ESG Management School, école de commerce parisienne, où il rencontre Alexandra, sa compagne, lors d'un week-end d'intégration, et de lancer sa start-up dédiée à internet, domicilié dans le XIe arrondissement, quartier du métro Charonne, ses parents se rencontrèrent à la Fête des potes de SOS Racisme, place de la Concorde, en 1985, frère cadet d'Eduardo, vécu jusqu'à onze ans à Barcelone, où son père José dirigeait la galerie Maeght, où l'on croisait des écrivains, tel Jorge Semprun, futur ministre de la Culture d'Espagne, des peintres, comme Xavier Valls, père du 1er ministre français, et sa mère enseignant au lycée français, parents qui créèrent une des plus grande librairie d'Art de la capitale catalane, créa son 1er site web à 13 ans, avec l'aide de son père, projetant des "Jeux olympique de la Culture", sa mère Dominique Kielemoes, est actuelle adjointe PS au maire de Paris XI, selon ses amis, dans Le Monde, était "fan de séries, de blagues nulles, celles qui font le plus rire, de fête enfumées arrosées à la bière, incollable sur le foot" quoique qu'étant 'no sport', sortait le soir du 13 avec des garçons et filles qui s'étaient tous connus au collège, tué au bar de La Belle Équipe, rue de Charonne, trois de ses camarades sont blessés.

Christophe MUTEZ, français, 48 ans, consultant stratégique sur l'optimisation des prix à PROS France depuis trois ans, originaire de Traînou (Loiret), fils unique, études à Polytech à Clermont Ferrand, selon sa page Linkedin consultant en vente à Informatica, avant à Acxiomb de 2009 à 2011, chargé du développement des ventes en Europe du Sud pour Epiphany / INFOR CRM de 2003 à 2009, senior consultant à Sybase de 1998 à 2002, chef d'équipe (team leader) de 1991 à 1998, débute à Atos, où pour Eurotunnel il supervisa le site de Folkestone, dans le cadre de la construction du tunnel sous la Manche, puis à Novix et Cap Gemini, tué au Bataclan.

Hélène MUYAL-LEIRIS, française, 35 ans, maquilleuse-coiffeuse à Paris, elle travaillait dans la mode ou sur des tournages, maman d’un garçon de 16 mois, épouse d'Antoine Leiris qui déclarera qu'il "en était tombé éperdument amoureux il y a plus de douze ans", tuée au Bataclan.

Romain NAUFLE, français, 31 ans, luthier, atelier rue des Gâtines, dans le XXe à Paris, selon le site Société, artisan-commerçant réparateur de guitares sous le régime de la société Monsieur Romain Naufle, fondée le 1er août 2008, selon un de ses voisins, un "compagnon de fête, de boeufs musicaux le vendredi soir dans sa boutique (..) une figure du quartier", ses proches ne souhaitèrent pas que son nom ou sa photo apparaissent dans les médias, puis donnèrent ses initiales, puis son nom, le 18 novembre, tué au Bataclan.

Bertrand NAVARRET, français, 37 ans, fils et neveu de notaire, grandit à Tarbes, où exerce son père, faculté de Droit à Pau, notaire durant une brève période, il part séjourner au Canada, où il apprendra le métier de charpentier et revient l'exercer à Capbreton (Landes), passionné de glisse et de la culture du ride, surnommé 'Bébert' par l'équipe de surf locale, il séjournait à Paris pour quelques jours de détente comprenant le concert fatidique, tué au Bataclan.

Christopher NEUET SHALTER BODINOT, français, 39 ans, consultant formateur en marketing digital, venait juste de créer son entreprise, en octobre dernier, à son nom et domiciliée à Clichy-sous-Bois, où il habite avec sa compagne et leur fille de 11 ans, selon Linkedin, formateur en marketing à M2i dans le quartier de la Défense, à Paris en 2014-2015, chargé de production marketing puis responsable du marketing opérationnel à Valtech de 1999 à 2013, BTS action commerciale obtenu à Montalembert (Deux-Sèvres), tué au Bataclan, décès connu le 18.

Lola OUZOUNIAN, arménienne, 17 ans, lycéenne, fille d'Eric Ouzounian, journaliste et professeur à l'ISCPA, aussi écrivain et auteur de documentaires, tuée au Bataclan, décès annoncé le matin du 18 novembre par son père, qui écrit sur Facebook : "Deux officiers de police judiciaire sortent de chez moi et viennent de m'annoncer, avec la plus absolue certitude, que le corps de Lola a été identifié. Elle est décédée, sans qu'il demeure la moindre équivoque ou le moindre doute. Elle avait 17 ans. Souvenons-nous que l'instruction, l'humanisme, la culture, sont les meilleurs outils contre la barbarie.", son père publia sur son blog associé au Huffington Post, le 27 à 7h09, qu'il refusait de se rendre à la cérémonie des Invalides débutant peu après, pesant bien ses mots, révisant son texte deux bonnes heures, dénonçant "Une politique désastreuse ... menée par la France au Moyen-Orient depuis plusieurs années" pointant que "La Libye n'était pas ennemie de la France, Nicolas Sarkozy avait reçu Khadafi avec les honneurs d'un chef d'Etat" puis que "François Hollande et Laurent Fabius se sont ensuite acharnés contre Bachar al-Hassad (...) alors que celui-ci n'était pas l'ennemi de la France" précisant "Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l'argument selon lequel les dirigeants syrien et libyen massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar al-Hassad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n'est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh." C'est ensuite quarante ans d'échec de la politique de la ville, un "urbanisme inhumain sans lieu de loisir, de culture, sans école dotée de moyens à la hauteur de l'enjeu", où les promesses de Raymond Barre, Bernard Tapie, Fadela Amara et Patrick Kanner, actuel secrétaire d'Etat chargé de la politique de la ville ne furent pas tenues, pointant le divorce entre les dirigeants et le peuple, le vote à la hâte de lois liberticides, "l'extrême droite pourra toujours surenchérir et les assassins franchir les frontières", sa conclusion étant son appel "La France est incapable de proposer un avenir à la jeunesse, l'Europe est incapable de dépasser son actuel enlisement dans le libéralisme. Nos élus sont incapables de proposer une vision politique. Nos intellectuels, à de rares exceptions près, sont incapables de sortir de leur lucratif état d'histrions médiatiques. Je suis atterré par mon pays dévasté et je suis dévasté par la mort de ma fille." fin de citation, un cri du coeur jugée lucide ou sinon plus, véridique, 'liké' plus de 25 000 fois, avec plus de 6400 partages, sur le réseau Facebook, en moins de 32 heures.

David PERCHIRIN, français, 45 ans, ex journaliste-pigiste, professeur des écoles en CE2 aux groupes Jules Verne et Jean Jaurès à Bagnolet (Seine Saint Denis) depuis cette année, était enseignant depuis septembre 2014 dans le département, abandonnant le journalisme en 2012 pour passer le concours de professeur des Écoles, d'origine bretonne, fils de Christian et Maryvonne, frère de Marc, époux de Claire Peltier, père de Siloé et Niels, ancien de Sciences-Po Rennes, promotion 1994, où il connu Cédric Mauduit, allant ensemble au concert de Nirvana à Rennes en 1991, devenant co-locataires à Rennes dans le quartier Sud-Gare, tué au Bataclan où il était avec cinq amis dont son vieux pote Cédric, qui périt aussi, son décès est officialisé le 14 au matin, son corps fut incinéré au cimetière du Père Lachaise, à Paris, le 25 novembre.

Manuel dit 'Manu' PEREZ, français et espagnol, 40 ans, agent immobilier, ex directeur artistique / chef de projet chez Polydor, groupe Universal Music, travailla pour Polmareff, licencié en 2014, l'année de son divorce, fils d'immigrants espagnols passant leur temps par moitié entre Grenade (Andalousie) et Paris, né à Paris IXe, cadet de trois enfants, résidait près du Bataclan, père d'Emilie, 10 ans et Alice, 7 ans, posta sur Facebook, quelques minutes avant sa mort, une vidéo de la fosse du Bataclan, intitulée "Il y a ceux qui y sont et qui ne sont pas", décès connu de sa famille le 14 après midi, salué sur Twitter par plusieurs artistes dont il s'occupa, ses obsèques eurent lieu le 28 novembre, il fut incinéré au cimetière du Père Lachaise, à Paris.

Anna PÉTARD LIEFFRIG, française, 27 ans, sans emploi depuis octobre 2013, elle venait de décrocher une place de graphiste pour décembre, qui était sa formation, titulaire d'un BTS de communication, publicité, relation presse, évènementiel, originaire de Chailles (Loir et Cher), où ses parents Erick et Sylvie sont bouchers-charcutiers, selon sa page Linkedin assistante du directeur artistique pour Reporters sans Frontières en 2013 (8 mois), à Et Après (3 mois) en 2012, assistance chef de projet à l'Agence Lateos (4 mois) la même année, stagiaire en communication à Tboks (3 mois) et Mazeas Communication (4 mois) en 2010-2011, en parallèle à une année comme pigiste à Most Edition, aura en cinq ans quatre formations, sortant en 2015 de deux années de master à Sup de Pub, auteure de la grande affiche, 4 mètre sur 3, de promotion d'un album photos de l'artiste Ai Wei Wei placardée dans le métro, à l'exemple de sa soeur, partit vivre à Madrid, puis Barcelone où elle s'épanouira, découvrant les films d'Almodovar, allant à des concerts de Madonna, vivant la fête et les amitiés nouvelles, toujours selon Linkedin, intéressée à, dans l'ordre, humanitaire, arts et culture, droits de l'Homme et politique, elle fut collectrice bénévole de dons, en mai dernier, pour l'ONG Médecins Sans Frontières, féministe, elle donna de son talent pour lutter contre l'homophobie au moment des manifestation contre le 'mariage pour tous', tuée près du Petit Cambodge avec sa soeur cadette Marion.

Marion PÉTARD LIEFFRIG, française, 24 ans, musicienne, étudiante en 1ère année du master franco-italien de musicologie à l'Université Paris-Sorbonne, auparavant, au conservatoire de musique d'Orléans, enseignant la flûte traversière à l'école municipale de musique de Beaugency (Loiret) de septembre 2011 à avril 2014, elle avait organisé une sortie de ses élèves à la Cité de la musique à Paris, passionnée par l'Histoire, l'architecture, les arts plastiques et la vie des grands compositeurs et artistes, circulant dans Paris à vélo, elle avait ses habitudes dans un bar du XXe avec des amis musiciens, aimait les voyages en Méditerranée et rentrait d'une année d'Erasmus à Barcelone où elle approfondit ses connaissance en musique ancienne, s'apprêtait à passer sa 2ème année de master à Palerme (Italie), entre-deux, désira voir sa soeur et ensemble, serrez dans leurs bras leurs parents, un texto de sa mère vers 20 heures, "Je vous aime toutes les deux mes trésors", en ce vendredi 13, auquel Marion répond "Nous aussi ma petite maman d'amour", selon Le Monde, tuée au Petit Cambodge dînant avec sa soeur Anna.

Franck PITIOT, français, 32 ans, ingénieur civil travaillant pour MCCF, société de construction depuis trois ans, originaire de Meudon (Hauts de Seine), diplômé de l’ESSTIN à Nancy, où il étudia cinq ans le BTP, selon sa page Linkedin se forma durant sept mois comme ingénieur à Soletanche Bachy en 2012, débutant comme développeur à Capgemini de 2006 à 2011, aimait voyager avec un sac à dos, cuisinait "divinement bien" selon un proche, tué au Bataclan.

Lăcrămioara dite 'Lacri' POP, roumaine, 29 ans, barmaid au bar du Café des Anges, bistrot d'angle de la rue de la Roquette, dans le XIe, originaire de Baia Mare, région de Maramures, dans le nord du pays, vivant depuis dix ans en France, compagne de Ciprian Calciu, dont elle eut Kevin, le soir, après le travail, elle retrouvait son 'gars' et un groupe d'amis roumains, allant parfois au Badaboum, une bar de nuitproche, le couple tenta en 2013 de se réinstaller en Roumanie, mais ils étaient devenus "des parisiens types" dira une amie, mère d'une fille de 11 ans, Tania, née en Roumanie d'une précédente union et qui la rejoignit à Paris en août dernier avec sa mère, Tatiana, veuve de son père cette année, toute la famille a déménagée puisque la soeur de Lăcrămioara vit en Italie, il y a quelques semaines, parlant des réfugiés syriens, elle dit "Laissez-les venir, il y a de la place pour tout le monde ici", tuée au bar La Belle Équipe, rue de Charonne, les amis de couple et le gérant du bar lancèrent sur internet le 18 ou 19 novembre un appel aux dons pour leurs deux orphelins, https://www.gofundme.com/5batmumk qui en dix jours a déjà réuni près de 131 000 € avec plus de 2500 donateurs.

Caroline PRENAT, française, 24 ans, sans emploi depuis mars, exerçait un petit boulot au cinéma Pathé Beaugrenelle depuis septembre, dans le XVe à Paris, en contrat prévu pour 23 heures par semaines, passé à 35 heures quand son directeur vit combien elle était "accueillante", formation de graphiste designer, selon sa page Linkedin enchaîna les CDD en graphiste freelance en 2014-2015, à Agence Fantastic (2 mois), Sport in box (3 mois) et Heure d'été (2 mois), après avoir été stagiaire à Esprit Public (1 mois) en 2010 et Agence Bug (5 mois) en 2012, diplômée en Arts appliqués de l'école Bellecour à Lyon en 2011 où après, avec Maëlle Demange et Angélina ses condisciples créa le collectif créatif des 'Tripettes', et de École Condé de Nancy, née dans le Lot et Garonne, issue d'une famille recomposée, suivit sa mère à Nantes, puis Avignon, avant de revenir à Lyon où vit son père, petite-fille du dernier dirigeant de la Compagnie des hauts-fourneaux et des fonderies de Givors, fille de Yves, bâtisseur lyonnais assez pudique, divorcé, accaparé par son travail, qui la surnommait 'beaux yeux' et à qui elle savait exprimer son amour, qu'elle vit pour la dernière fois un mois avant, pour le baptême d'un de ses petits-enfants, cadette d'une famille de cinq enfants, était "l'artiste de la famille", soeur de Maxime, vivant à Bordeaux, de Cédric, resté à Lyon, récemment retournée à Paris par l'amour pour Hugo, son compagnon, qui n'aura pas accès à la liste des morts de l'Institut médico-légal au motif qu'ils n'étaient pas mariés, aimant les voyages avec des amis, avait prévu de fêter ses 25 ans à Amsterdam, au bar du Bataclan avec une amie, sauvée parce s'absentant aux toilettes, elle fut aussitôt après l'une des premières à mourir, tuée d'une balle dans le dos, tandis que Hugo, qui était dans la salle, en réchappa mais choqué, refusa de parler à la presse, ses obsèques furent célébrées le 23 après midi, basilique Saint Martin d'Ainay, Lyon IIe, par le cardinal Barbarin, le même jour, Hervé Benoît, chapelain intégriste lyonnais, insulta les victimes du Bataclan en affirmant leurs comparabilité aux assassins et que le public adorait le 'diable' !! L'évêché a promptement, par la voie épiscopale, dans un communiqué du 27 suivant, relevé de ses fonctions le Père Benoît en lui intimant "de se retirer immédiatement dans une abbaye".

François-Xavier PRÉVOST, français, 29 ans, chef de publicité à l’agence LocalMedia à Lille depuis huit mois, selon sa page Linkedin, après avoir été trois ans un mois responsable de clientèle digital chez Havas Media à Paris, originaire de Lambersart (Nord), diplômé de l’institut supérieur de commerce international de Dunkerque, capitaine d'équipe au Tennis Club Sequedin, participant à des compétitions en honneur 2, sa compagne créa sur Facebook une page en son hommage, "toujours souriant, toujours la banane" selon un collègue, tué au Bataclan, sa soeur Emmanuelle posta sur Facebook le 23 novembre qu'après les tueries de janvier, "rien n'a été fait", message partagé plus de 10 000 fois en deux jours, puis mêmement, le 25, qu'elle et sa famille ne participeraient pas à la cérémonie des Invalides le surlendemain : "Merci Monsieur le Président, Messieurs les politiciens, mais votre main tendue, votre hommage, nous n'en voulons pas et vous portons comme partie responsable de ce qui nous arrive !", que Le Huffington Post appela erronément un 'appel au boycott', François-Xavier fut enterré le 28.

Sébastien PROISY dit 'Sunshine', français et bulgare, 38 ans, chef d'entreprise, originaire d'Hasnon, près de Valenciennes (Nord), fils unique d'une mère bulgare, Iordanka, qui naquit à Oryahovo, allait à l'école dans les beaux quartiers, mais enfant, il pratiqua le foot dans les quartiers populaires, adolescent, passa deux ans en Floride, chez son père Daniel, salarié chez Outinord, et qu'il mourut bientôt, grandit à Noisy-le-Grand (Seine Saint Denis), chez sa mère, maîtrise de droit, master en arbitrage, à l'université Panthéon-Assas, diplômé de Sciences-Po en 2003, travailla trois ans à la Commission Européenne, puis pour un cabinet d'avocats, monta sa propre société, promouvant les produits de l'agriculture française à l'étranger, allait fonder une entreprise de conseil auprès des sociétés françaises pour leur installation à l'étranger, en Iran et en Asie Centrale, mais avant de créer sa 2ème boite, retourna étudier en 2014 à l'École de Guerre Economique (EGE) à Paris, obtenant son diplôme en juin dernier, lecteur assidu doté d'une impressionnante bibliothèque, passait souvent du temps à la librairie L'Ecume des pages, à Saint Germain-des-Près, féru d'Histoire, de géopolitique et de diplomatie, appréciant la biographie des grand hommes il se voyait un destin, devait fêter ses trente ans d'amitié avec Charles, avant de partir s'installer à la fin de l'année 2015 à Téhéran (Iran), grand 'bosseur', fut le confident et 'âme soeur' de Fanny, condisciple à Sciences-Po, qui le décrit ainsi : "Il incarnait le parisien par excellence, joyeux et superficiel, profond et intellectuel, charmeur et charmant", arborait un look à la Pierce Brosnan, tué d'une balle dans le dos à la terrasse d'un restaurant, rue Bichat, en repas d'affaire avec un client alors qu'il sortait fumer sur le trottoir, le 21 novembre, lors de son inhumation, on lu un poème de Paul Éluard intitulé 'Liberté'.

Armelle PUMIR ANTICEVIC, française, 46 ans, cheffe de fabrication à Logic Design Studio, parisienne, attachée aux Pyrénées Orientales où elle était propriétaire d'une maison, mère, tuée au Bataclan, près de la sortie, entrainant son mari Joseph à courir, fauchée dans l'action, il la pris dans ses bras, en réchappa et un policier lui dit qu'elle est morte, il dira "On était partis pour faire la fête, je venais de signer un gros contrat pour le travail. Nous étions heureux.".

Richard RAMMANT, français, 53 ans, natif du Lot, où il était bénévole dans un festival du blues, vivait à Paris, si la page Linkedin homonyme le concerne, il aurait été technicien de production à la SNECMA, vieille entreprise d'aviation et d'aérospatiale, à Paris, fan de rock et de Harley-Davidson, son club de bikers prône "le respect, la fraternité et la solidarité comme un mode de vie" selon un site internet, tué au Bataclan en voulant protéger sa femme, Marie-Do, qui en réchappa, en se couchant sur elle et prenant plusieurs balles.

Valentin RIBET, français, 26 ans, avocat talentueux au bureau parisien du cabinet international Hogan Lovells, spécialisé dans le délinquance en col blanc, sa page Linkedin donne sa fonction 'associate in criminal law & white collar crime' depuis septembre 2014, aboutissement de trois formations en durée d'élève-avocat en 2012-2013, successivement à Reinhart Marveille Torre (3 mois), Freshfields Bruckhaus Deringer LLP (4 mois) et Simmons & Simmons (7 mois), fut vice-président en charge du marketing de l'antenne française de la European Law Students' Association (ELSA), la plus grande organisation d'étudiants en droit et de jeunes juristes du monde, implantée dans 39 pays durant un an trois mois, en 2009-2010, tandis qu'il était stagiaire à Alverny Demont & Associés (3 mois) puis au tribunal de Commerce de Paris (2 mois), master 1 en Droit des affaires à l'université Panthéon-Sorbonne, maitrise en droit à la London Schools of Economics and Political Science, dans la vie, il collectionnait les disques vinyles, qu'il écoutait sur une vieille platine, appréciait le bon vin, s'inscrivant à un site de dégustation Le Petit Ballon, quittant son cabinet plus tôt que prévu avec Eva, connue à la faculté de droit de Malakoff (Hauts de Seine), afin de se rendre au concert des Eagles of Death Metal, toujours habillé en parfait dandy comme il était coutumier, selon son agenda, cité par Le Monde, son prochain était prévu le 3 décembre à la philharmonie de Paris, où l'on jouerait Beethoven, Dvorak et une nouvelle pièce pour orchestre intitulée 'Aube', tué au Bataclan, s'étant jetés tout deux à terre aux premiers tirs, son amoureuse en réchappe mais est blessée, Valentin fut un des premiers noms connus des victimes du 13 novembre, particulièrement par la presse britannique.

Estelle ROUAT, française, 25 ans, enseignante en anglais au collège Gay-Lussac de Colombes (Hauts de Seine) depuis la rentrée 2015, professeur stagiaire à Courbevoie (idem) l'année scolaire 2014-15, "super discrète" selon Mohamed, élève de 4e, grandit à Concarneau, tuée au Bataclan, l'ami avec elle est grièvement blessé à la jambe, une marche de plus de 3000 personnes, le 22 novembre à Concarneau, s'acheva sur le parvis des Halles où était posé un livre d'or, qui sera remis à ses parents.

Thibault ROUSSE LACORDAIRE, français, 36 ans, contrôleur financier, contrôleur de gestion depuis treize ans à la branche française du fonds de capital-risque étasunien Colony Capital, fonds d’investissement qui a été actionnaire du Paris Saint-Germain, originaire de Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), ancien élève de l’établissement catholique Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine, études d'économie et de gestion, bénévole au Relais Frémicourt, association d'aide aux démunis, envisageait de faire du volontariat en mettant ses compétences au service d'organisations à but non lucratif, tué au Bataclan.

Raphaël dit 'Raph' RUIZ, français, 37 ans, rédacteur depuis dix ans à Ubiqus, une société d'évènementiel au service aux entreprises où il était apprécié pour "son professionnalisme, son dévouement et son immense gentillesse", frère de Christophe, de quatre ans son aîné, enfance à Romans-sur-Isère (Drôme), entra en 1995 à l'Institut d'études politique de Grenoble, thèse sur le rôle des médias dans le conflit nord-irlandais, qu'il achève par un séjours de six mois en Irlande, de ses années SciencesPo est resté inséparable de Anne, Orianne, Nadège, Damien, Bertrand, Fred et Alex, selon le Monde, travailla à Lyon, avant d'être embauché en 2005 à Paris, guitariste autodidacte depuis ses 14 ans, il aimait interpréter avec ses amis 'One' de U2, 'Wonderwall' d'Oasis et 'Immortality' de Pearl Jam, intégra le groupe 'Les Présidents du Vice' à Paris, "souvent introverti, il aimait pourtant le frisson de la scène" dira Anne, apprécia les chansons d'Anne Calvi, Nirvani et Radiohead, les polars, les comics en BD, le cinéma, de Ken Loach aux derniers James Bond, les répliques des Nuls, célibataire "très curieux, intelligent et cultivé", pouvait enchainer une trentaine de concerts et festivals par an, avait écouté les 10 et 11 novembre U2 et serait allé les revoir le 15, "pour comparer les solos de guitares", selon une amie, avec Eagle of Death Metal, tué au Bataclan, son frère Christophe, invité, avait renoncé à venir au concert.

Madeleine SADIN, française, 30 ans, vivait à Paris, professeur de Lettres au collège Chérioux à Vitry-sur-Seine (Val de Marne), "c'est la seule prof qu'on appelait par son prénom" dira un élève, en poste avant à Paris XXe, où elle fut pionne, donnait des cours de français aux adultes, membre d’une communauté de 1 500 profs travaillant à la conception de manuels gratuits et collaboratifs, prenait des cours de lindy-hop, danse afro-américaine née à Harlem, cousine du journaliste Simon Castéran auteur sur son blog, à son propos, d'une 'lettre ouverte à Daesh', sa famille en fit retirer sa photo, tuée au Bataclan, son collègue enseignant, présent, en réchappe.

Kheïreddine SAHBI dit 'Didine', algérien, 29 ans, ethnomusicologue, violoniste, né le 10 février 1986 d'un père fonctionnaire et d'une mère professeure de français, 3ème enfant d'une fratrie de quatre, habitait à Rouiba, à 25 km d'Alger, où ses dons précoces lui valent, à peine dix ans, d'être inscrit par ses géniteurs à l'association de musique arabo-andalouse locale, trois ans après s'arrêtent les cours, à cause de la guerre civile, il joue à la maison, accompagné au chant par son frère cadet Rafik, car la situation devenait très tendue à l'extérieur, il "avait survécu à dix ans de terrorisme", affirma à l'AFP un de ses cousins, bachelier en 2005, perd peu après sa mère, reprend la musique mais en parallèle, étudiant en Génie Civil à Bab Ezzouar, études qu'il interrompt après deux ans, maîtrise en musicologie à Alger, arrive en août 2014 à Paris, avec Rafik, pour un master de musicologie à la Sorbonne, assistant d'éducation dans un collège du XIXe pour payer son loyer, malgré une co-location avec son ami Bilal, selon un de ses maîtres en Sorbonne, il avait une oreille exceptionnelle, était un musicien doué, au "maintient sobre", très droit et mature, dans la vie, le jeune homme se retenait souvent de parler, selon son frère aîné Lyès, interrogé El Watan, un grand journal algérien, "Il avait plein de projets, qu'il voulait réaliser en Algérie", tué marchant dans la rue, entre Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge, alors qu'il rentrait chez lui après une répétition de musique arabo-andalouse, avec son violon, sa dépouille fut rapatriée le 25, après la levée du corps à l'institut médico-légal de Paris la veille, en présence de l'ambassadeur d'Algérie, comme pour son compatriote Sebaâ, qui partit depuis Roissy pour arriver à l'aéroport Houari Boumédiene d'Alger, avant d'être inhumé au cimetière El Madania à Alger, son frère Rafik, interrogé par le journal Le Monde, a émis le souhait qu'un lieu de concert à Paris porta un jour, en hommage, son nom.

Lola SALINES, française, 28 ans, éditrice chez Gründ Jeunesse pour la maison First-Gründ depuis septembre 2012, elle étudia à l'ESSCA, une école de management à Paris, pratiquait le roller derby, sous le pseudonyme de Josie Ozzbourne, dans équipe La boucherie de Paris, elle sera décrite comme "sensible, rigoureuse, branchée, enthousiaste", tuée au Bataclan.

Patricia SAN MARTÍN NUÑEZ, chilienne, 61 ans, après avoir fui en 1973 la dictature du général Pinochet avec ses parents, qui reviendront au pays dans les années 1980, tomba amoureuse d'un français et de Paris, selon sa soeur Maria interrogée par le Times, devint fonctionnaire, bibliothécaire à Sevran (Seine Saint Denis), syndicaliste CGT, elle résidait à Fontenay-sous-Bois (Val de Marne), nièce de l'ambassadeur du Chili au Mexique, Ricardo Nuñez, un homme politique très connu dans son pays, déclara la sénatrice du PS chilien Isabel Allende, fille d'un cousin du président assassiné Salvador Allende, depuis quelques années souhaitait revenir au Chili pour retrouver ses racines, tuée au Bataclan avec sa fille Elsa Véronique Delplace San Martín.

Hugo SARRADE, français, 23 ans, étudiant en master à la faculté des Sciences de Montpellier, où vit sa mère, spécialisé dans l'intelligence artificielle, petit-fils en ligne maternelle d'un directeur du laboratoire de biologie à l'université de Montpellier, parents séparés, fils un directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique à Saclay (Essonne) et d'une assistante maternelle, adolescent il sortait trop selon son père, avec qui il passa 15 jours à Tokyo et à qui il promit qu'il se ferait tatouer deux kanjis, étudiant, préférait gratter sa guitare électrique à des cours, et aux reproches paternels avait cette répartie, empruntée à Batman, "Pourquoi tombons-nous, monsieur ? C'est pour mieux apprendre à nous relever", selon Le Monde, mais eut sans problème sa licence d'informatique, participa à la manifestation du 11 janvier pour Charlie Hebdo, amoureux depuis plusieurs mois de Lise, en étude d'ingénieure à SupAgro de Montpellier, aimait la musique, en particulier Prodigy, fan de manga, il en possédait des centaines, et de films américains, refusait le permis "à quoi bon quand on vit au centre-ville", l'après-midi du 13 quitta en train sa mère pour débuter un week-end chez son père et son demi-frère, en région parisienne, vu pour la dernière fois trois semaines avant, de retour de voyage au Japon avec deux copains, où il lui montra sa poitrine tatouée des deux kanjis promis, signifiant 'liberté', Hugo disait que "L'obscuratisme était notre pire ennemi", tué au Bataclan.

Claire SCESA CAMAX, française, 35 ans, graphiste à Paris depuis 2009, travaillant à son compte pour, entre autres, Smartbox et le Crazy Horse, fille d'un graphiste, originaire de Carpentras, près d'Avignon, vivait à Houilles (Yvelines), diplômée de l'Ecole professionnelle supérieure d'arts graphiques de la Ville de Paris (EPSAA), qui publia le 16 sur Twitter quelques une de ses réalisations, illustrations pour une grande agence de voyages, pour une méthode, dite de Krooks, d'apprentissage de la guitare, en 2003, épousa Laurent en 2006, connu cinq ans plus tôt lors d'une soirée étudiante, eut le 'coup de foudre' sur un tube de Muse, mère de Louis et Violette, âgés de 7 et 3 ans, athée convaincue, très engagée sur la défense de l'environnement, appréciait la peinture, le dessin et la BD, habituée du festival Rock en Seine, "Elle ne jugeait jamais les gens, je n'ai même pas le souvenir qu'elle se soit disputée une seule fois" dira son époux au journal Le Monde, tournée vers autrui, généreuse et bienveillante, quelques jours avant l'attaque, elle lui évoqua le risque terroriste, il la rassura en disant qu'il y avait autant de probabilité de gagner au loto que d'en être victime, statistiquement exact, mais hélas, blessée mortellement dans la fosse du Bataclan, elle décéda dans la nuit du 13 au 14, son mari, présent et étant au balcon, est indemne, mais sur six de leurs amis, deux furent blessés, des tweets des étudiants de son école lui rendirent hommage le 16 avec des photos légères et espiègles.

Djalal-Eddin ou Djallal-Eddine SEBAÂ, algérien, 27 ans, natif d'Aïn Touila, en wilaya de Khenchela, en Kabylie, résidait depuis près d'un an en France, tué dans la rue, entre Le Carillon et Le Petit Cambodge, son décès est annoncé le 17 novembre à 0h04, sur Ennahar TV, chaîne d'information thématique algérienne, créée en 2012, qui lui donnait 33 ans et ajoutait qu'il était sans papier, son nom ne sera rendu public en France qu'à l'hommage officiel rendu le 27 au matin, dans leur liste réactualisée, le même jour, le journal en ligne Slate lui donne 31 ans, mais l'âge exact est celui fournit par les autorités algériennes, sa dépouille est rapatriée le 25 après midi, deux membres de sa famille l'accompagnant depuis Orly Sud, à l'aéroport international Mostefa Benboulaïd de Batna et sera inhumée le 26 après midi à Aïn Touila, le cercueil recouvert du drapeau national comme pour son compatriote supra, sa mère pleura prostrée près du cercueil, tandis que son père recueillait les condoléances, dans son oraison funèbre, un des imams présents le dira victime d'un acte "contraire aux valeurs de l'Islam".

Maud SERRAULT, française, 37 ans, directrice du marketing et de la communication de la filiale française de la chaîne hôtelière Best Western depuis trois ans, diplômée du CELSA, avait travaillé auparavant chez Renault, Intermarché, puis chez Hammerson, venait de se marier, tuée au Bataclan, son époux, à ses côtés au concert, en réchappa.

Sven Alejandro SILVA PERUGINI, vénézuélien, 29 ans, né à Caracas, domicilié depuis deux ans à Palma de Majorque (îles Baléares), tué au Bataclan, ses amis Félix Salazar et Alfredo Reyes en réchappent, mais l'un sera blessé, mais s'en tirera, l'ambassade de France au Venezuela annonce à sa famille sa mort le 15, que Giovanina Perugini, sa mère, divulguera le 16.

Valeria SOLESIN, italienne, 28 ans, doctorante en démographie à Paris1 Panthéon-Sorbonne, étudiait la place des femmes dans la société, de Venise, vivait depuis 4 ans à Paris, bénévole à l'ONG italienne Emergency, fondée par le chirurgien de guerre Gino Strada, un "cerveau brillanté" dira un proche, prise en otage avec son fiancé et deux proches, au Bataclan, elle sera tuée.

Fabian STECH, 51 ans, critique d'art et professeur d'allemand au lycée privé Les Arcades à Dijon, docteur en philosophie à l'université libre de Berlin, où il naquit, installé en France depuis 1994, marié à une avocate dijonnaise, deux enfants, ancien professeur de l'EMA-Fructidor à Chalons-sur-Saône, 4ème dan et membre des jurys des grades et professeur de karaté, très impliqué dans la ligue de Bourgogne, pratiquait le shiatsu, fit un stage de méditation au Maroc en 2015, contributeur à Frog Magazine, fréquentait le Cintra, bar-restaurant karaoké à Dijon, tué au Bataclan, Romano Rossi, 20 ans, ancien élève de la section européenne du lycée Les Arcades, réalisa et y exposa un portrait-hommage qu'il remettra, si elle le désire, à sa famille.

Ariane THEILLER, française, 24 ans, éditrice chez Rustica, une revue de jardinage du groupe Dargaud, un CDI obtenu en septembre dernier qui lui a permis de s'installer à Montreuil (Seine Saint Denis), dans un studio plus grand que le précédent, originaire de Gondecourt (Nord), d'où son père Christophe partit, aussi en septembre, pour devenir le principal du collège Gilles De Gouberville de Saint-Pierre-Église (Manche), trois frères, dont Stéphane, l'aîné, déménagea souvent de par la profession de son père avec frères, vécut longtemps en Normandie, éclaireuse chez les scouts protestants, étudiante en Lettres à Orléans puis master de Lettres et des métiers de l’édition à l’Unistra de Strasbourg, entre deux, six mois en Finlande, au nord d'Helsinki, dans le cadre d'ERASMUS, auteure d’un mémoire de master sur les super-héros, monte à Paris, vécut en chambre de bonne quand elle fut directrice de la communication stagiaire à Paris, chez Urban Comics, filiale de l'éditeur Dargaud, durant six mois, qui édite, entre autres, l'étasunien DC Comics, boulimique de lecture, jusqu'à tard le soir, fan de manga japonais, rêveuse, ne jugeait pas autrui, amitiés variées, tant politiquement que culturellement, manifesta en janvier pour Charlie Hebdo, son père déclara au journal Le Monde "Nous avons étudié les conflits dans les livres, pensant que l'Histoire s'était arrêtée. Nous n'avons rien vu venir", tuée au Bataclan. Nota : son nom se prononce phonétiquement Tɛllɛʁ, à rendre en Tèllère.

Eric THOMÉ, français, 39 ans, photographe et graphiste designer de l’agence We are Ted à Paris qu'il co-fonda en août 2007, parisien, selon sa page Linkedin, contributeur professionnel auprès des élèves de 2e année de l'ENSAAMA, école en communication visuelle et design depuis 2011, fut directeur artistique à Young & Rubicam de 2004 à 2007, et avant directeur artistique junior à BDDP&fils de 2001 à 2004, BTS en communication visuelle au lycée de Sèvres (Hauts de Seine), de ses travaux photographiques, nous retiendrons la très intéressante série 'Stretches' où il accumula des images de foule, en 2013, qui suivait les séries 'Miles away' et 'Back', des portraits de dos, selon une interview du web-magazine Bang Bing, il est encore visible dans exposition collective de 100 photographes de talent à la galerie Havas à Paris jusqu'au 18 décembre, père d’une petite fille, il en attendait une 2ème, amateur de musique, tué au Bataclan.

Olivier VERNADAL dit 'Dado', français, 44 ans, agent des impôts à Paris depuis des années, originaire de Ceyrat (Puy de Dôme), résidant à Paris XIe, non loin du Bataclan, ancien joueur de foot dans l’équipe de Ceyrat, passionné de rock, tué au Bataclan dont il était un habitué.

Stella VERRY, française, 37 ans, médecin généraliste au pôle de santé les Eiders, à Paris XIXe, ayant récemment ouvert son cabinet, en avril 2014, et médecin régulateur du SAMU, dans le cadre de la permanence des soins, le week-end, depuis 2012, double doctorat, en médecine et en pharmacie, sa famille réside à Cormeilles-en-Parisis et Montigny-lès-Cormeilles (Val d'Oise), tuée alors qu'elle dînait rue Bichat au Petit Cambodge.

Luis Felipe ZSCHOCHE VALLE, chilien, 33 ans, guitariste et chanteur, habitait depuis huit ans à Paris, avec son épouse, Cécille Misse, leader du groupe Captain Américano, qui se produisit pour la dernière fois il y a un mois, tué au Bataclan.

Éric Thomé - série Stretches, 2013 actuellement exposé avec 99 autres photographes à la à la Havas Gallery Hall à Paris jusqu'au 18 décembre, ce dont le dernier post de l'artiste, 5 jours avant son assassinat, se félicitait.

Éric Thomé - série Stretches, 2013 actuellement exposé avec 99 autres photographes à la à la Havas Gallery Hall à Paris jusqu'au 18 décembre, ce dont le dernier post de l'artiste, 5 jours avant son assassinat, se félicitait.

Notes
Liste des 'revenants', annoncés morts erronément

Jorge ALONSO DE CELADA, espagnol, né en 1956, présumé tué à la terrasse d'un café par les autorités françaises, annonce faite le 14 en Espagne, revenu sain et sauf par avion, à Madrid, le 18, sa famille "toute surprise que je vivais", fit-il, selon El Diario, postant à 19h29 la nouvelle, quand cinq heures avant, Le Huffington Post, le déclare, à 14h49, décédé.

Alberto PARDO TOUCEDA, espagnol, 33 ans, natif de Pontevedra, en Galice, travaille depuis un an à Strasbourg, donné le 14 pour mort au Bataclan selon une source diplomatique française, l'intéressé démentira le 15 sur Facebook, par téléphone à sa famille et aux journaux El Faro de Vigo et La Voz de Galicia, ainsi que le rapporte à 18h27, ce jour-là, El Economista.

Anonyme, belge et français, 28 ans, cité par Le Parisien le 14 novembre, puis Le Populaire le 15, évoquant cette 3ème victime belge, démenti le 27 novembre à l'énoncé du nom des victimes.

Plusieurs malgaches tués au Bataclan, selon ce que croyait pouvoir affirmer une malgache travaillant sur une station de radio malgache de Paris, MOIFM, située près du Bataclan, que rapporta le web-journal NewMada le 16 novembre qui, prudemment, attendit confirmation.

Bilan des recherches, suites et noms de quelques blessés

Les 130 victimes sont à présent renseignées, tout leurs noms ayant été divulgués lors de la lecture solennelle de la liste des victimes, le 27 novembre au matin, par les voix alternées d'un homme et d'une femme, en présence du Président de la République. Au 15 novembre, vers 13h15, selon un communiqué du 1er Ministre, 103 victimes sur 129 étaient identifiées, vers 18h30, s'ajoutèrent trois nouveaux morts, à l'hôpital, et il restait encore 80 personnes en état critique. Deux des présumés tués du 13 étant en fait bien vivants, le 20 novembre le bilan revient à 130 morts, pour 352 blessés. Parmi les décédés, nous comptons 23 étrangers et 5 français étrangers bi-nationaux, provenant de 20 pays différents. Le 18, le nombre croissant de listes de victimes, il devint évident, pour les proches méfiants envers les médias, attitude très louable, qu'il fallait ajouter le nom de leur disparu. Lors de la cérémonie d'hommages aux Invalides, entre 25 à 30 familles ont refusées de s'y rendre, les caméras de l'armée étant invitées, de plus, à ne pas filmer celles qui étaient venues, quatre par famille, dans le public des invités.

Comme il est hors de question de dresser, aussi ici, la liste des nombreux blessés, dont plusieurs sont cités supra, parce qu'accompagnant ceux qui moururent, bornons-nous à ajouter quelques noms : selon l'Echo Républicain du 17 novembre, Carole BIERMANN, 30 ans, habitante de La Madeleine-de-Nonancourt (Eure), une balle dans la poitrine, opérée à Paris, et qui rejoignit son domicile le 17 ou 18, Arnaud BELDON, 38 ans, commissaire de police à Louviers-Val-de-Reuil (Eure), deux balles dans le bas du dos et qui risque une paralysie des jambes ...

A propos des médias, je relève un fait, symptomatique de notre Monde ultra-marchandisé : le Daily Mail, journal britannique, a acheté pour 50 000 € les images des trois caméras de vidéo-surveillance de l'intérieur de la pizzeria Casa Nostra, prises entre 21h34 et 21h37, et les a publiée le mardi 24 novembre, détaillant seconde par seconde ce qui s'y passe. Je les avais vues le 23 sur une télé française. Elles montrent - du latin 'monstrare' qui a donné aussi 'monstre' - aucun mort et que l'arme du tueur, à la fin, s'est par chance enrayée, sauvant deux jeunes femmes en terrasse, cachées sous une table, qui ensuite se relèvent et s'enfuient dans la rue.

http//www.dailymail.co.uk/news/article-3324310/First-footage-Paris-terror-attacks-shows-diners-diving-cover-AK47-wielding-jihadist-sprays-caf-bullets-victim-escaped-gun-jammed.html

Sans vouloir jeter la pierre, précisons que l'indemnisation des victimes est assez lente, que le fond mis en place par l'État en 1986 va devoir s'occuper de 2 à 4000 personnes, selon les estimations, et qu'il est plafonné à 30 000 €. Les assurances privées devront se charger des dégâts matériels, l'État prenant en charge l'humain, inclut les frais d'une psychanalyse post-traumatique. Ceci ne fera revenir aucun mort, mais c'est ainsi que nous fonctionnons.

http//www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/17/20002-20151117ARTFIG00170-l-etat-prend-en-charge-l-indemnisation-des-victimes-des-attentats.php

Compléments

Le Huffington Post publie depuis peu la plus longue liste des victimes, arrêtée à 118 noms, le 18 novembre à 14h49

Le web-journal Slate avait la plus longue liste des victimes, 116 noms à l'ultime modification, le 19 novembre, à 17h38

Le site de France Télévision publie un trombinoscope, 124 noms au 21 novembre

C'est sur Tweeter que la plupart des disparus furent recherché(e)s

Le Parisien, propriété d'un oligarque russe, s'intéresse aux non-français

The Telegraph, journal britannique, publie quant à lui un trombinoscope, donnant des visages à cette tuerie, assortis d'une courte biographie

Un des sites hommage de bonne tenue, avec #IAMParis, #PrayforParis

Citations par Tacos (Twitter)

Tout individu à droit à la vie, la liberté et la sûreté de sa personne

Article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789)

Ne tuez point la vie que Dieu a rendu sacrée

Al-Qur'an. Sourate Al-Isrâ, 17,33

Tu ne tueras point

La Bible. Mathieu 5,21-22 et Exode 20,13

La douleur m'a brisé, la fraternité m'a relevé, de ma blessure a jailli un fleuve de liberté

ins. du Mémorial de Caen, citée par Maaaëlle, tweet

Dossier réalisé par Thierry Kruger

Publié dans Paris, France, Attentats, Daesh, Islamisme

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Richard Bernard 17/02/2017 21:06

Témoignage d'un financement depuis que j'ai perdu tous mes biens par suite d'un incendie, personne n'a voulu m'aider ? cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d'octroi de financement. J'ai d? contacter Mme Chantal Petit-jean qui m'a fait un prêt de 36.000 euros afin de me sortir de mon impasse. Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

Richard Bernard 17/02/2017 21:05

Témoignage d'un financement depuis que j'ai perdu tous mes biens par suite d'un incendie, personne n'a voulu m'aider ? cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d'octroi de financement. J'ai d? contacter Mme Chantal Petit-jean qui m'a fait un prêt de 36.000 euros afin de me sortir de mon impasse. Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

Brigitte 17/02/2017 03:56

Bonjour, je viens moi-même de faillir me faire arnaquer sur facebook, et croyez moi, dans la logique je suis prudente, mais c’est vrai il faut tenir compte de la situation de chacun. Voilà, je viens de me séparer il n’y a pas très longtemps, donc je suis très fragile, et d’avance je suis une personne qui aime le dialogue. je vous explique, je fais des jeux comme beaucoup et il y a un homme au nom de Alxandre Fournet qui me demande en ami, j’ai regardé le profil, il était avec une petite fille, tout m’a paru normal, nous avons sympathisé et au bout d’une petite semaine, pour lui c’était déjà les grands amours… et il a commencé a me demander 500€, que je n’ai pas donné, et ensuite c’était pour une recharge de téléphone, ensuite gros problème d’argent il devait voir son oncle en grèce, là il lui a donné un chèque qu’il me demande d’encaisser et lui renvoyer l’argent, Je n’ai pas marché dans sa combine, puisque je n’avais rien. et à chaque fois que je refusais il insistait et se serait presque mis en colère. et depuis, plus rien, mais deux autres hommes sont venus à la charge, EMANUEL PEDRO et GENESE LAPIERRE. pour Mr. E. le coup de foudre, l’héritage de plus de 650 000€ qu’il doit être partit chercher en ce moment, et le dernier depuis 2 jours, qui insiste , donc du coup je lui est aider a lui preter près de 15000 € et jusqu'a maintenant il ne ma pas encore rembourser mon argent envoyer, qui ne paraissent pas réelles. Tout cela pour vous dire oui n’importe qui peut tomber dans le panneau. J’ai été alerté par une amie de jeux qui a reconnu le profil du dernier Mr. G. je suis tombé de haut. C’est elle qui m’a parlé de votre site sur des Arnaques Africaine. Ce sont des gens de bon cœur, qui se plaisent à faire le bien aux personnes sensibles.Je remercie ma copine de m'avoir aider a contacter ses personnes qui tracer les plans pour ses escrocs et ont finir par me rembourser tout mon argent qui etais perdu Sur la demande de mon amie .J’ai compris la leçon, et à l’avenir je ferais attention.
Si quelqu'un se trouve dans des dificulter comme moi je vous pris de prendre contact avec eux de toute urgence.

Emails : cyber-anti-fraude@outlook.fr / celluleinterpolmondial@europe.com

Marie Spire 10/02/2017 15:23

Je viens en témoignage de prêt entre particulier sérieuse et honnête. J'ai perdu tous mes biens par suite d'un incendie, personne n'a voulu m'aider à cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d'octroi de financement. J'ai dû contacter Mme Chantal Petit-jean qui m'a fait un prêt de 26.000 euros ce matin afin de me sortir de mon impasse.Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

Marie Spire 10/02/2017 15:22

Je viens en témoignage de prêt entre particulier sérieuse et honnête. J'ai perdu tous mes biens par suite d'un incendie, personne n'a voulu m'aider à cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d'octroi de financement. J'ai dû contacter Mme Chantal Petit-jean qui m'a fait un prêt de 26.000 euros ce matin afin de me sortir de mon impasse. Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

Odelette GRIMARD 20/12/2016 20:26

Salut à toutes et à tous

J’ai été victime d’une escroquerie mais avec l’aide du service de la recherche en cybercriminalité Interpol mondial nous avions pu mettre la main sur mon escroc et j’ai été remboursée

Email:service_recherche_cybercriminalite_interpol_mondial@outlook.fr / service_de_recherche.en_cybercriminalite_inter@mail.com

Je réponds au nom de Odelette GRIMARD veuve de 52 ans j’habite dans le 69 Montmelas-Saint-Sorlin, l’été dernier sur la plage de Montpelier j’ai fait la connaissance d’un monsieur qui s’appelait JEAN BOURGEAU qui était veuf aussi, un monsieur très beau élégant romantique. Nous nous sommes échangés les coordonnées et quelques mois, naitra la flamme d’amour. C’est un monsieur qui prétend intervenir dans la réalisation des chemins de fer en Afrique et qui venait passer ses vacances en Europe et avec toutes les photos qu’il m’a montrées j’ai cru en lui et la confiance s’installa. Quand bien même il était parti en Afrique pour reprendre service, on s’appelait, s’écrivait et partageait nos peines. Il m’avait parlé d’un projet d’achat de bateau qui servirait de balade en mer à titre commercial. Un soir tout confus il m’appela pour m’informer qu’il avait besoin de moi et qu’il lui manquait un peu de sous pour la réalisation du projet et pour preuve qu’il me mettra en contact avec le vendeur. Le lendemain très tôt il m’envoya le numéro et après une longue discussion au téléphone avec ce présumé vendeur je décidai de lui envoyer de l’argent. Dans cette affaire il m’a soutiré au total 21000€ avant que je ne me rende compte que c’était un imposteur. En réalité ce monsieur appartient à un réseau d’escroc et son objectif est de gagner la confiance des honnêtes citoyens afin de les escroquer. J’ai déposé une plainte à la brigade de recherche en cybercriminalité. Grace aux différents mails que nous avions échangés, les bordereaux de transfert de fonds, les différentes adresses et les contacts téléphoniques, ces valeureux hommes ont pu mettre la main sur ce réseau et avec l’aide de mon avocat, j’ai été remboursé. Je voudrais partager ma peine et en même temps la joie qui m’anime avec vous et passer par ce canal pour demander à tous ceux qui ont été victime d’une escroquerie de quelque nature d’avoir le courage de porter plainte afin que justice soit faite et que ces escrocs qui font des victimes chaque jour soient trainés devant la justice et répondent de leurs actes, je vous remercie.

Email:service_recherche_cybercriminalite_interpol_mondial@outlook.fr / service_de_recherche.en_cybercriminalite_inter@mail.com

Cordialement à vous

LEMIEUX 20/12/2016 20:25

A L’ATTENTION DES INTERNAUTES

Chers internautes, le 24 au 27 Octobre passé s'est tenu à Paris un salon juridique de l’internet et du numérique notamment une conférence sur les moyens de lutte contre la diffamation et la cybercriminalité sur internet. Ce salon a été organisé suite à la recrudescence des différentes plaintes des victimes de tout genre d'arnaque enregistré au cours de cette année. A cet effet au cours de ce salon tous les inspecteurs de la CELLULE REGIONALE de REPRESSION CONTRE la CYBERCRIMINALITE (CRRCC) ont été dotés de nouvelles stratégies afin de lutter efficacement contre ces fléaux. Alors chers victimes ne laissez la peur ni la honte prendre le dessus sur vous, osez porter plainte quel que soit la nature d’arnaque dont vous aviez été victime, veuillez contacter ces agents qui ont prêtés serment et qui sont à nouveaux aguerris pour aider toute personne victime d’arnaque sur internet.

E-mail : crrcc@francemel.fr

Cordialement à vous

maraboutgbeton 05/12/2016 17:44

Je vais commencer par une petite mise au point : certaine(e) s d'entre vous n'ose plus consulter sur internet suite a une mauvaise expérience sur un des site(s) malhonnête(s) concurrent(s)... que les choses soient bien claires : je n'ai strictement aucun rapport avec ces sites qui ternissent l'image du maraboutage. je suis un marabout professionnel honnête et sincere, je fais partir du cercle des 7 plus grands marabouts du monde. seules des consultation et travail de haute qualité vous sont proposées chez nous avec le strict respect des regle drastiques. vous pouvez compter sur mon soutien immédiat. je vous propose une consultation et un travail unique. le cercle des septs plus grand marabout du monde est totalement différent de tout ce que vous avez pu voir ailleurs. Personnellement, J'ai 60 années d'expérience et d'expertise dans les anciens arts suivants : La sorcellerie, Le Vaudou, La Magie, Les Sortilèges, La Confection de Talismans, La Confection de Bagues, etc et que j'avais hérités de mon père , celui ci par mon grand père.

J'ai réuni aider beaucoup des couples avec mes sortilèges d' amour, apporté du bonheur, du soulagement, et du réconfort énormément à des gens grâce à mes Talismans ,mes Bagues, mes Kavachas ....tous puissamment chargés de la chance et de la Réussite Tous ces produits ont apporté de la bonne fortune à tous ces gens qui en avaient besoin. En plus, il y en a d'autres services que je pourrai vous offrir.

JE SUIS ORIGINAIRE DU BENIN AUTREMENT DIT LE BERCEAU DU VAUDOU. JE PRATIQUE LE VAUDOU DEPUIS MON ENFANCE. J'AI ENORMEMENT D'EXPÉRIENCES EN MATIÈRE DE RITUELS VAUDOUS ET DÉSENVOUTEMENTS. Dans le cadre de mon activité, j'ai voyagé dans beaucoup de pays Africain, pour partager mes expérience avec des marabout puissnat et acquérir d'autres puissances ce qui fait que je suis redouble et redoué en ce qui concerne la magie vodou sur toute ces angles. ils sont des millions à pratiquer le vaudou ici en Afrique. Devant les pouvoirs incroyables de cette magie et le respect de la Nature qu'enseignent les prêtres vaudous, il y a de plus en plus de pratiquants à travers le monde : En Afrique, dans les Caraïbes, en Amérique du Nord et du Sud et même en Europe. Sans oublier Haiti, j'ai été fait grande prêtre vaudou, le plus haut grade de la hiérarchie vaudou. Il y a très peu de grands prêtres vaudous dans le monde et dès maintenant, vous avez la possibilité de me contacter ! Ne laissez pas passer cette chance !

Contactez- Moi à mon email (Courriel) suivant :

Email: maraboutgbeton@hotmail.fr

tel : 00229 67 00 13 51

Contactez- Moi à mon email (Courriel) suivant : tel : 00229 67 00 13 51 Email: maraboutgbeton@hotmail.fr » tel : 00229 67 00 13 51

PLCC 31/10/2016 10:34

AVIS IMPORTANT AUX VICTIMES D’ARNAQUE SUR INTERNET

E-mail : int.cellulegouv@gmail.com

Chers internautes aux regards des nombreuses plaintes que nous enregistrons au niveau de nos différentes cellules , un vaste compagne d’arrestation des escrocs du net est lancé par PLATEFORME DE LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE (PLCC) en collaboration directe avec Interpol afin de permettre au paisible population du monde entier de passer les fêtes de fin d’année sans être abattu financièrement et psychologiquement. En effet L’internet est un outil de communication et non un instrument d’escroquerie, alors quel que soit la nature d’arnaque dont vous aviez été victime, veillez contacter les services spécialisés de la PLCC afin qu’ils vous aident à mettre la main sur vos escrocs et confier votre dossier à la justice afin que vous soyez remboursés.

E-mail : int.cellulegouv@gmail.com


Cordialement à vous

OCLCC 28/10/2016 21:42

AVIS IMPORTANT AUX VICTIMES D’ARNAQUE SUR INTERNET

E-mail : officecentralelcc@gmail.com / oclcc@francemel.fr

Chers internautes au regard des nombreuses plaintes que nous enregistrons au niveau de nos différentes cellules , un vaste compagne d’arrestation des escrocs du net est lancé par l’OFFICE CENTRALE DE LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE (OCLCC) en collaboration directe avec Interpol afin de permettre au paisible population du monde entier de passer les fêtes de fin d’année sans être abattu financièrement et psychologiquement. En effet L’internet est un outil de communication et non un instrument d’escroquerie, alors quel que soit la nature d’arnaque dont vous aviez été victime, veillez contacter les services spécialisés de l’OCLCC afin qu’ils vous aident à mettre la main sur vos escrocs et confier votre dossier à la justice afin que vous soyez remboursés.

E-mail : officecentralelcc@gmail.com / oclcc@francemel.fr

Cordialement à vous