Exil 2050 : 'Eurydice recherche Orphéo à Nantes'

Publié le par CitiZen Nantes

Mise à jour du 11 janvier 2016

29/10/2015 - Eurydice a vu son pays submergé par les eaux. Portant son enfant contre elle, ils sont à la recherche d’Orphéo.
Ces performances s’inscrivent dans le contexte de la COP 21, sommet mondial des Nations Unies sur les changements climatiques. A travers des images fortes de son corps dans l’espace urbain, Alice May donne à voir et ressentir la détresse humaine face aux bouleversements de notre planète. A l’heure de l’anthropocène*, une façon d’incarner à travers des liens d’amour et familiaux la fin possible de l’humanité.

Collectif Platok

* période géologique durant laquelle l'action de l'homme a de fortes incidences sur l'évolution de la planète

Interview d'Alice May du collectif Platok

Interview d'Alice May par Orlanda Ribeiro pour Citizen Nantes

Notre maison submergée par les eaux.
Echoués ici.
Un miracle, encore vivant, petit être de chair.
Retrouver papa. L'appeler.
Où es-tu Orphéo?

Eurydice

Eurydice sort de la Loire. Nantes 20/09/2015

Eurydice sort de la Loire. Nantes 20/09/2015

Vidéo 'Exil 2050' - Nantes, le 20 septembre 2015

Performance du collectif PLATOK. Conception Alice May. Image Simon Jourdan. Entourés d'Elisa Lécuru et Damien Blumenfeld. Nantes - 20 sept 2015

Compléments sur la COP 21

Nantes, une So Green métropole

Le gratin de la Greenwashing Week mêle pèle-mêle la bourgeoisie locale et ses grands patrons, des grandes entreprises polluantes (EDF, GDF Suez alias ENGIE) et des banques planquées derrière des fonds de pension, des start’up prétendument innovantes, des éluEs et le président de la CCI… Et tout ce petit monde bénéficie de tout un tas de services des petites mains du milieu associatif : Ce qui relève de la nourriture, de la création de mobiliers et de décoration, ou encore de la gestion des déchets. Des petites mains qui coûtent bien moins cher que de faire venir des sociétés de service et qui ont en plus la belle qualité de donner une caution verte à l’événement.

Quand on épluche la liste des invitéEs, on pourrait se demander s’il n’est pas question d’une semaine du golf, sport de « classe » s’il en est un… Mais non, c’est la Green Week, la grande semaine de l’entrepreneuriat vert et collaboratif : on y cause innovation, finance verte, bétonnage vert. C’est la semaine où l’on se penche sur « comment faire du fric malgré/sur le dos du changement climatique tout en ayant l’air de ne pas y toucher et en donnant l’illusion qu’on va sauver le monde » .

Autant dire que c’est le genre de semaine qu’on adore… Une énième opération de greenwashing façon Naoned-style, l’anniversaire du meurtre de Rémi Fraisse (militant écologiste) par la police sur la ZAD du Testet, des déclarations en cascade des élus locaux qui exigent l’évacuation de la ZAD, les effets d’annonces et calomnies du sinistre Valls au sujet de nos camarades occupantEs, l’audience de nos copaines de la Noé Verte menacéEs d’expulsion ce jeudi, l’annonce de la création de la « milice à Mustière », le colloque de Nouvelle écologie émanation nauséabonde du RBM à Nantes sur le thème « ni aéroport, ni ZAD »…
Ça envoie sévère!

Alors quand on constate qu’une fois de plus, des assos qui pourraient tout à fait mener leur actions différemment participent de bon cœur à cette énooooooooorme opération de greenwashing pensant « donner de l’écho à de vraies causes importantes auprès du plus grand public possible » (dixit l’administrateurice de la page facebook d’une asso participante), on croit rêver…

Quand une région, une communauté urbaine, un département, font alliance avec une Chambre de Commerce et d’Industrie, des grands patrons, des grosses sociétés bien polluantes, des fonds d’investissement rentables et qui abritent des banques ultra pollueuses, des start’up, sous le signe de la croissance verte, les projets qui en découlent sont AVANT TOUT générateurs de profit.

Eco Réseau du Pays Nantais

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