La prison pour des écrits ?

Publié le par CitiZen Nantes

Un blogueur du site d'information 'Iaata', membre du réseau Mutu est poursuivi au nom de la 'défense' de la police.

Depuis les lois liberticides créées suite aux rarissimes attentats sur nos territoires trop heureux, ce aux fins de contrôle social pour dissuader les citoyens de boycotter, de squatter, de créer des ZAD, de pratiquer la grève sauvage, le sabotage, de se mettre en émeute, révolte, rébellion, dissidence, sécession, soulèvement ou révolution face au fascisme de Marché et à la dictature des parasites de la finance et des bourses, de lourdes amendes ne frappent plus seulement les fieffés et indémodables récidivistes de l'antisémitisme et autres racismes, sexismes ou homophobie et tend, avec une accélération inquiétante, depuis les crétins Kouachi, à toucher les gamins et gamines 'vénères', les ivrognes, simplets et malades mentaux.

Second point, les mots entraînent à présent de la prison ! Enfin, les associations de défense des Droits de l'Homme dans le Monde ne cesse d'accuser l'État français de blanchir systématiquement, au vrai dans plus de 95 % des cas, les policiers, gendarmes, CRS mis en cause dans des erreurs de commandement ayant entraîné des délits ou des crimes. Un sentiment d'impunité, voilà ce qu'il faut pour fasciser les forces de l'Ordre !

Voilà qui est un blanc seing aux coups et blessures, aux paroles et aux actes racistes, sexistes, homophobes et, osons le dire, à la torture et au meurtre adressé aux forces de ce qu'il faut bien appeler du dés-ordre, considérant les actions de leurs agents provocateurs numéro un que sont les BACqueux.

La prison pour des écrits ?

Avec les lois mémorielles on attaqua des historiens. Avec les lois sur la presse on attaque le journalisme dans sa possibilité d'utiliser des sources judiciaires lors d'une l'instruction - il sera accusé de recel - notamment au sujet des affaires de corruption politico-affairistes. Enfin, depuis que le futur tyran, le maffieu Sarkozy, fut ministre de l'intérieur, sont visés ceux qui critiquent et attaquent la Police. D'abord des rappeurs au visage non-leucoderme ou caucasien, puis des rappeurs 'caucasiens', puis des anarcho-ZADistes, des grapheurs - un officier flic con nantais, auparavant en poste à Lyon, a tenté de faire condamner un jeune pour avoir écrit ACAB il y a pas si longtemps - et maintenant des bloggers, comme ce gars qui a créé le site IAATA, membre d'une coopérative d'information, d'un nouveau média horizontal, sans chef.

C'est important, car considérer quelle exécrable information que ce site 'Égalité et Réconciliation' où la ligne éditoriale est entièrement tenue et dirigée par son seul mini-fuhrer qui la ramène à tout propos, Alain Soral ! Dans le paragraphe suivant est transcrit un extrait de l'article en lien, qui présente ce chouette et nécessaire réseau d'information libre, à l'opposé de la liberté prétendue des sites d'infos fascistes ... qui ne savent que lécher le fion à des assassins, jadis les dictateurs d'Irak et Libye, et à présent ceux du Hezbollah libanais, des syriens bacharites, d'Iran et particulièrement du tyran de Russie.

Quant aux sites pro-Israéliens soit-disant libres, 90 % sont aussi à jeter, n'en parlons pas plus ! Une information qui se vautre devant tout ce qui est anti-'occidental' et, peu importe, n'est pas libre. Une information libre est indépendante de ses sources de financement, des gouvernements et de leur politique, des religions, de toute propagande. Si elle est 'engagée' elle le dit en préambule dans un 'ce en quoi la rédaction croit' ...

Quel est ce média visé par le gouverne-ment hollandiste ? Extrait de l'article :

Prenant le relai des Indymedias créés dans les années 1990, Iaata participe en effet d’un réseau de nouveaux médias sur Internet (Mutu), organisés en mutuelle, avec un principe de fonctionnement horizontal et de publication libre, ouverte au grand public.
Sans système pyramidal, dans une volonté de prises de décisions collectives et en lien avec les mouvements sociaux, il serait bien malaisé d’en déterminer le chef, le directeur ou le responsable juridique à même de répondre aux accusations du ministère public.
Et face à l’anesthésie des capacités de contre-pouvoir de la presse détenue par des grands groupes industriels et commerciaux (seuls quatre titres « nationaux d’information politique et générale » sont encore épargnés par cette mainmise, il est bien légitime que s’expérimentent d’autres manières de fabriquer et de diffuser de l’information critique.

Thierry Kruger

Compléments

Le retour du baîllon - La liberté de critiquer la police en procès le 29 juin 2015

Doucement mais sûrement, la liberté d’expression est en passe d’être réduite à peau de chagrin. De la loi anti-terrorisme de 2014 à la multiplication des procédures pour outrage ou provocation à la commission d’actes délictueux, les mots mènent de plus en plus en prison. Quant au droit de la presse, il est lui aussi attaqué par des procureurs nostalgiques des lois scélérates de la fin du XIXe siècle. Avec le procès du 29 juin 2015 contre une personne soupçonnée d’être directrice de publication du site d’information Iaata à Toulouse, on voit clairement s’affirmer le retour du délit d’opinion – contrairement aux grands discours sur la liberté d’expression de ces derniers temps.

Voici un communiqué écrit et signé par des journaux, revues et sites d’information indépendants

Publié dans Médias et data

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