Des citoyens ravivent la mémoire de Jean Rigollet tué par la police en 1955

Publié le par CitiZen Nantes

Des citoyens ravivent la mémoire de Jean Rigollet tué par la police en 1955

Mercredi 19 août 2015, à 11 heures, un petit groupe de citoyens, à l'initiative de jeunes, s'est retrouvé pour marquer la mémoire de Jean Rigollet, à l'emplacement de sa mort il y a 60 ans jour pour jour, à l'angle du Cours des Cinquante-Otages (allée d'Erdre) et de la rue Armand-Brossard, sur l'arrière de l'école Léon-Blum. Dépôt de fleurs.

Des citoyens ravivent la mémoire de Jean Rigollet tué par la police en 1955

En 1955, d'imposantes grèves insurrectionnelles des ouvriers métallurgistes éclatent à Nantes et à Saint-Nazaire. Plus tard, le cinéaste Jacques Demy en fera le cadre tragique du film « Une chambre en ville ».

À l'époque, le philosophe-critique Cornélius Castoriadis s'enthousiasmait en ces termes sur les luttes ouvrières de Nantes et de Saint-Nazaire :

Il n'y a aucune forme d'organisation plus autonome que quinze mille ouvriers agissant unanimement dans la rue. (…) Nantes a fourni l'exemple [de] formes d'orga­nisation qui s'avèrent déjà les seules efficaces, et qui s'avéreront de plus en plus les seules possibles.

Les ouvriers face à la bureaucratie - Revue "Socialisme ou Barbarie" n°18, janvier-mars 1956

Mais un ouvrier nantais devait être tué par les balles de la police : un jeune homme de 24 ans, Jean Rigollet, ouvrier maçon. Sa mémoire n'a pas été oubliée ce matin.

Des citoyens ravivent la mémoire de Jean Rigollet tué par la police en 1955

Publié dans Jean Rigollet, Nantes, Police

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