Les cartes du monde sont de plus en plus négationnistes

Publié le par CitiZen Nantes

Thierry Kruger

Certaines tardent à actualiser nos ravages dans la géographie, telles la disparition de 80 % de la Mer d'Aral et de 70 % du lac Tchad, mais c'est politiquement que le mal s'aggrave d'année en année.

1. Etats n'existant plus en tant qu'entité unique

SYRIE

Il y a un gouvernement central, tenant l'ouest du pays, quelques bastions au nord-est, mais le nord et le sud de sa bande ouest sont tenus par les rebelles où dominent les conservateurs religieux... Qui ne s'entendent pas avec les fondamentalistes du Front Al-Nosra, qui font bande à part.

Trois zones du nord, séparées, sont sous milices kurdes, renforcées dans celle la plus à l'est, en Djézireh (nord-est), de milices assyriennes (chrétiennes) de réfugiés de l'ex-Irak. L'État prétendu Islamique tient quand à lui l'est et le nord-est. Si cet état commence à reculer en Irak depuis avril (perte de Tikrit, fief de Saddam Hussein et ville natale du grand Saladin médiéval, qui était aussi kurde) et dans la région kurde de Kobané en Syrie, il progresse vers l'ouest syrien, ayant investi un 'camp' (ville) palestinienne avec son lot d'égorgements publics, près de Damas.

La solution diplomatique est de réintroduire le dictateur Bachar el-Hassad dans le jeu moyennant une porte de sortie honorable du tyran afin d'amorcer le processus de réunification de la Syrie dans sa partie hors de l'EI.

Carte des ex-états syrien et irakien tels que définis par la SDN, ancêtre de l'ONU, vers 1920 'et la situation politique autour du 15 avril 2015

Carte des ex-états syrien et irakien tels que définis par la SDN, ancêtre de l'ONU, vers 1920 'et la situation politique autour du 15 avril 2015

IRAK

Il a éclaté en trois morceaux : Le sud à majorité chi'îte, le nord-ouest tenu par l'État prétendu Islamique et le nord autonome et indépendant de fait depuis les années 1990 du Kurdistan, capitale Erbil et le seul oasis de paix .. une fois finie la brève la guerre civile entre ses deux chefs politiques (les partis marxistes PDK et UDK).

Les rivaux se partagèrent chacun le pays, zone Ouest et zone Est, avant de réunifier leur administration respective en 2008. Le chef du Kurdistan songe à un référendum d'indépendance depuis 2014, alors que la désagrégation irakienne lui a permis de 'récupérer' la grande ville pétrolière kurde de Kirkouk.

Personnellement je suis archi-pour leur indépendance, puisque c'est le plus grand peuple, des dizaines de millions de personnes, non reconnus par l'ONU .. qui reconnait maints micro-états enfer ('paradis') fiscaux. Mais je propose une fédération turco-kurde afin d'intégrer les trois territoires kurdes sécessionnistes de Syrie, qu'aide indirectement la Turquie, dans un même ensemble et mettre ainsi fin au conflit kurdo-turque.

Enfin, comme les kurdes ont profité depuis un siècle des biens et terres ôtées aux Arméniens suite à leur génocide par le gouvernement turc, le futur Kurdistan serait bien avisé de le reconnaître. Se pose le problème de Mossoul ville cosmopolite à forte dominante kurde, que Saddam Hussein a 'arabisé' brutalement et que l'EI 'purifia' à la manière des nazis.

Je crois qu'il faudra, une fois les réfugiés et la paix revenus, laisser décider par plébiscite la population si elle veut être irakienne, kurde ou zone autonome rattachée au Kurdistan ...

LIBYE

Il faudrait parler des DEUX Libye, car elle est divisée en deux gouvernements, l'un occidental et l'autre oriental, correspondant grosso modo à la limite entre Maghreb et Machrek, zones d'influence tunisienne et égyptienne, ancienne préfecture d'Afrique et d'Orient de l'Empire Romain finissant, sphère carthaginoise et Lagide.

Carte des deux Lybie

Carte des deux Lybie

La partition libyenne est un retour d'un état de fait connu depuis plus de deux millénaires, entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque. S'ajoute des zones semi-autonomes désertiques, chez les Toubous, les Touaregs, plus un petit bout de Cyrénaïque ayant fait sécession et proclamé son rattachement à l'État prétendu islamique.

SOMALIE

Elle a éclaté en au moins CINQ états, du nord au sud : la République du Somaliland, ancienne Somalie Britannique, qui a fait sécession en 1991, qui touche à Djibouti et est plutôt 'tranquille', le Puntland, indépendant de fait depuis 1998, juste au-dessous, qui borde l'Ogaden, l'est éthiopien, le Galmudug, proclamé en 2006, le gouvernement 'légal' à Mogadiscio, puis les Chebab, "jeune" en arabe, qui contrôlent une partie du sud et se livrent à de nombreuses attaques par attentats au Kenya, peuplé de somalis dans sa partie nord. Quelques milices privées en créèrent d'autres, dans le sud-ouest le Jubaland, devenu Azanie, en 2010, proche du Sud Soudan et à présent disparu. Même le Somaliland connu un temps une sécession de sa sécession avec dans sa partie ouest l'Awdal, créé en 2010 !

 Carte de l'ex état somali tel que défini à l'unification et l'indépendance entre Somalie britannique (Somaliland) et Somalie italienne (Somalia) en 1960. Situation fin sept. 2006. Les 'tribunaux islamiques' sont les Shebab, qui furent les seuls alors à faire régner l'ordre face aux exactions des seigneurs de la guerre. Le gouvernement ne tenait qu'une petite zone, autour de Baidoa. L'intervention éthiopienne (qui annexa fin XIXe s. l'Ogaden, peuplé de somalis) à la demande non avouée des USA qui eux avaient pitoyablement échoués, chassa les Chebab vers le sud du pays et permit au 'gouvernement' de reprendre pied à Mogadiscio, la capitale reconnue. Somaliland et Puntland sont restés depuis cette époque indépendants, le second est un état pirate.

Carte de l'ex état somali tel que défini à l'unification et l'indépendance entre Somalie britannique (Somaliland) et Somalie italienne (Somalia) en 1960. Situation fin sept. 2006. Les 'tribunaux islamiques' sont les Shebab, qui furent les seuls alors à faire régner l'ordre face aux exactions des seigneurs de la guerre. Le gouvernement ne tenait qu'une petite zone, autour de Baidoa. L'intervention éthiopienne (qui annexa fin XIXe s. l'Ogaden, peuplé de somalis) à la demande non avouée des USA qui eux avaient pitoyablement échoués, chassa les Chebab vers le sud du pays et permit au 'gouvernement' de reprendre pied à Mogadiscio, la capitale reconnue. Somaliland et Puntland sont restés depuis cette époque indépendants, le second est un état pirate.

Carte de la Somalie en 2011

Carte de la Somalie en 2011

Aujourd'hui l'état somali est en voie de reconstitution lente, seule le Somaliland ne le reconnaissant pas, pas plus que les milices intégristes Al-Shabaab (Chebab), fortement affaiblies après l'intervention éthiopienne, puis kenyane.

Carte de la Somalie en 2014

Carte de la Somalie en 2014

AFGHANISTAN

Malgré ce qu'en dit la propagande occidentale, le gouvernement central, un peu moins corrompu que celui du président Karzaï, ne contrôle que les grands axes, les grandes villes et quelques provinces. Il a reçu la vassalité plus ou moins effective et nominale de plusieurs chefs de guerre, parfois véritables barons de la drogue, mais depuis l'écrasement des Talibans, de l'arabe talib, "étudiant" (en science religieuse), qui avaient enfin réussi à réunifier 90 % du pays pour la première fois depuis 1980, le pays est de nouveau en miettes.

Notez encore que les 'zones tribales' de l'ouest du Pakistan ont fait sécession de fait et se sont unifiées aux parties de l'Afghanistan tenues par les Talibans, même si l'État pakistanais a lancé récemment de meurtrières offensives. Le même Islam ultra-réactionnaire y est appliqué que chez leurs cousins afghans. Ce qui les unis de part et d'autre de la frontière est que celle-ci est artificielle et sépare en deux le peuple pachtoune. Elle a été imposée par les britanniques après leurs tentatives infructueuses de soumettre tout l'Afghanistan.

BOSNIE

Elle est en fait coupée en DEUX... Depuis l'imposition des accords de Dayton-Paris en 1995, sous l'égide des USA, la progression des bosno-croates 'victorieux' a été stoppée. Ils forment une entité bosniaque unie, mais l'erreur fut de reconnaître la Republika Srpska, capitale Banja Luka, la République serbe bosniaque, indépendante en 1992, comme province 'autonome'. De fait elle est restée séparée.

La population, début 2014, en sa grande majorité, tant croate, musulmane, et même serbe, a manifesté sa colère devant le marasme social, puis contre cette partition ridicule, avalisant les épurations ethniques de la guerre, d'autant plus qu'elle parle la même langue, le serbo-croate. Elle a brûlé en février 2014 le palais du président incapable, chassé les politiciens régnant dans leur fief et corrompus par le détournement de l'aide internationale et les trafics, s'est réunie en plénum délibérant pour une démocratie directe...

Les deux entités bosniaque, croato-'musulmane' et serbe. Le district de Brčko, neutre et autonome, qui coupe en deux la partie serbe, est administré par l'ONU.

Les deux entités bosniaque, croato-'musulmane' et serbe. Le district de Brčko, neutre et autonome, qui coupe en deux la partie serbe, est administré par l'ONU.

Mais aucun état européen ne voulu reconnaître ou même aider la Révolution bosniaque, retombée dans l'oubli ! L'Arabie Séoudite intégriste a reconstruit ou faire construire à ses frais des dizaines de mosquées, comme en Albanie. Est-ce tout ce qui sera offert à la Bosnie ?

2. États existants mais non reconnus (hors ceux cités supra)

PALESTINE

En 1988, 89 états la reconnaissent, 8 autres en 1989, 12 dans les années 1990, tout le monde musulman et une grande part de l'Afrique dite 'noire', Malte, l'ex Tchécoslovaquie, la Pologne, quelques états sud-américains, puis 8 autres dans les années 2000, dont le Liban qui faisait bande à part, 24 autres dans les années 2010 avec la quasi-totalité de l'Amérique Latine. En Union Européenne, les seuls 'occidentaux' stricto sensu sont la Suède, en octobre 2014. Le pays a été admis à l'UNESCO en 2011, puis comme 'état observateur' de l'ONU en 2012 : les seuls à voter contre sont les USA, le Canada, Panama, Israël, la République Tchèque, la Slovaquie et quelques micro-états polynésiens ! Le 1er avril 2015 elle est le 125e état à adhérer à la Cour Pénale Internationale, ce qui va lui permettre de poursuivre Israël. Mais notez que cette juridictions n'est pas sans tâche : Les USA et la France veulent bien y demeurer, mais à condition qu'on ne poursuive AUCUN de leurs ressortissants !

Les seuls pays a n'avoir pas encore établi avec l'État Palestinien de relations diplomatiques sont les États-Unis, le Canada, le Mexique (ALENA), la Colombie (inféodée aux USA), le Cameroun (vassal français), l'Érythrée musulmane, Israël, la Moldavie, la Grèce, les États baltes, l'Europe Occidentale, incluant la Suisse, mais pas l'Islande, la Corée du Sud, le Japon, l'Australie et la Nouvelle Zélande. En clair, presque tous satellites des USA...

En vérité, il n'y a pas un État d'un seul tenant, mais un 'archipel' d'une vingtaine d'îles cernés par les zones sous contrôle de l'armée israélienne et de milices de colons. Comme tel, il n'est pas économiquement viable tant que l'évacuation entière de l'ex-Cisjordanie occupée depuis 1967 n'a pas été obtenue.

HAUT-KARABACH

Indépendant, occupant tout l'espace entre l'Arménie et lui, espace d'où les azéris ont fuit presque entièrement durant la guerre arméno-azerbaïjanaise. Cette guerre a commencé lorsque des ultra-nationalistes azéris ont perpétrés des pogroms d'Arméniens à Bakou et Soumgaït.

C'est un vrai état depuis les années 1990, reconnu par personne et qui n'ose pas se réunifier à l'Arménie pour cette raison.

NAKHITCHEVAN

Indépendant, situé au sud de l'Arménie, enclavé entre elle et l'Iran, il s'est proclamé indépendant en 1990. Pris à l'empire perse en 1828 par la Russie, il est détaché de l'Arménie par Lénine en 1921 et donné à l'Azerbaïjan avec lequel il est séparé territorialement. Alors pour moitié peuplé d'arméniens, ceux-ci en émigrent massivement sous l'ère soviétique, rendant très homogène la population. En 1997 l'Azerbaïjan demande au Conseil de l'Europe de le reconnaître, en vain et en 2005, y installe une base militaire.

Cet état n'a que peu de ressources à vendre à l'extérieur et c'est ainsi qu'il est devenu une place commerciale clandestine de l'opium en direction des laboratoires de Turquie afin qu'il y soit transformé en héroïne.

Comme solution diplomatique je propose un rattachement à l'Iran, puisque le nord-ouest de ce pays est peuplé d'azéris, séparés de leurs frères du nord par l'Empire Russe au XIXe s.

KOSOVO

Indépendant de fait depuis 1999 sous protection de l'OTAN, il proclame sa souveraineté en 2008. Il est signalé sur les cartes parce qu'il a été reconnu par les USA et ses vassaux. Or il est bien moins admis que la Palestine, y'a pas photo !

Fin 2010 seul 72 états le reconnaissaient, en août 2014 nous n'en sommes qu'à 110 : l'Union Européenne (sauf l'Espagne), la Slovaquie et Roumanie, un tiers de l'Afrique, la plupart des états musulmans pro-occidentaux, sauf le Maghreb, en Amérique Latine les seuls alliés des USA, peu nombreux. Mais aucun des géants tels que le Brésil, l'Inde, la Chine, la Russie, l'Afrique du Sud ne le reconnaissent. Dès la fin des années 1990 la minorité serbe (15 %) a fait sécession dans le nord avec l'Assemblée de Kosovo et Métochie.

La solution diplomatique serait de permettre le rattachement de ces serbes à la Serbie en échange d'un accord pour que le reste du Kosovo se 'réunifie' à l'Albanie. Le terme ‘réunification’ est impropre et plus un concept nationaliste car c'est seulement sous occupation fasciste italienne (1941-43), puis allemande (1943-44) qu'une 'Grande Albanie', fantoche, exista. Le chef de cet état a été reconnu 'criminel de guerre' pour s'être servi de prisonniers serbes qu'il tua lorsqu'il était chef dans l'UCK pour vendre leurs organes à des hôpitaux en Europe.

RÉPUBLIQUE DU DNIESTR

Indépendante, depuis les années 1990 le Dniestr a fait sécession d'avec la Moldavie parce que peuplés de Russes, dont des détachements de l'armée sont restés après l'éclatement de l'URSS. Coincé entre Moldavie et Ukraine c'est un état socialiste brejnevien et militarisé, qui avait été rattaché à la RSS de Moldavie sous Staline, pour mieux contrôler ce territoire arraché à la Roumanie en 1940.

RÉPUBLIQUE TURQUE DE CHYPRE

Indépendante, sous occupation turque puis poussée à se proclamer officiellement ; son existence avalise la dépossession des chypriotes grecs par la minorité turque de 40 % de leur territoire dans les années 1990.

Au référendum d'entrée dans l'Union Européenne ils ont massivement dit 'oui' mais, au mépris du droit international, les chypriotes grecs avaient un droit de veto. Ainsi a été perdu l'occasion historique de réunifier l'île et de rapprocher les États grec et turc.

'ÉMIRAT' DE SOKOTO (BOKO ARAM)

Indépendant de fait depuis quelques années avec l'usurpation du nom d'un état antérieur né d'un des djihad de la bande sahélienne qui marquèrent une nette progression de l'Islam vers le sud entre les années 1770 et 1890 et que brisa l'impérialisme européen, suite au partage inique de l'Afrique au Congrès de Berlin en 1885.

Ce pays est largement du domaine du fantasme car son 'émir' est le chef de Boko Aram, dont l'étude des vidéos m'a démontré qu'il est un psychopathe immature, un véritable malade mental !

Son territoire se situe au nord-est de l'état fédéral du Nigéria et s'est étendu récemment sur l'extrême-nord du Cameroun voire même les rives tchadiennes du lac Tchad.

S'étant mis tout le monde à dos dans la région, la secte intégriste est attaquée à présent par les seules armées bien équipées de la région : la tchadienne au premier chef et celle du Niger, auxquels se sont joints celle encore débile et corrompue du Nigeria et celle du Cameroun.

3 - TERRITOIRES ANNEXÉS À LA RUSSIE ET NON-RECONNUS

ABKHAZIE

Donné par Staline de force à sa Géorgie natale, les Abkazes ont envoyé bouler la Géorgie dans les années 1990 et sont de fait rattachés à la Russie, avec passeports et droits sociaux russes. Ils sont soulagés de la fin de leur 'indépendance' qui avait vu s'installer un régime dictatorial maffieu, une sorte d'état privé où la population était obligée d'adorer de façon délirante son 'guide'.

OSSÉTIE DU SUD

Donné par Staline de force à sa Géorgie natale, les Ossètes du sud ont envoyé bouler la Géorgie dans les années 1990 et sont de fait rattachés à la Russie, avec passeports et droits sociaux russes, d'autant plus que l'Ossétie du Nord est toujours restée dans la Fédération de Russie.

Carte des tensions au Caucase © Atlas Historique 2002

Carte des tensions au Caucase © Atlas Historique 2002

CRIMÉE

Donné par Kroutchev sans consultation en 1954 à l'Ukraine, elle est majoritairement peuplée de Russes après la déportation des Tatars musulmans par Staline en 1944 qui causera un génocide de 50 % d'entre eux par mauvais traitements, dénuement et conditions climatiques. Par référendum les Criméens envoient bouler l'Ukraine en mars 2014 avec près de 97 % de 'oui' lors de cette consultation décidée unilatéralement. Je reconnais personnellement cette annexion au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes mais suis en faveur du retour des Tatars.

4 - Territoire sécessionniste de la Russie non reconnu

TCHÉCHÉNIE

Ce territoire s'est proclamé indépendant dans les années 1990, provoquant la partition de la République Autonome de Tchéchéno-Ingouchie, les Ingouches préférant rester dans la nouvelle Fédération de Russie. Le très droitier général Lebedev avait néanmoins réussi à mettre fin à la première guerre de Tchéchénie sur les instance de Poutine, dont ce sera l'un des rares succès en politique intérieure. Hélas, une seconde guerre se déclenche sous Poutine, par provocation d'éléments 'islamistes' sans doute manipulés par le Kremlin. Le chef indépendantiste, lui-même devenu douteux, est éliminé, puis son fils est mis en place par l'armée russe qui se livre avec lui à beaucoup de crimes.

Actuellement elle est une prétendue province russe où règne une dictature maffieuse : le chef de l'état reçoit des primes de Moscou pour chaque 'terroriste' tué. Comme il n'y en a plus et qu'il est avide, il en invente et pratique enlèvements, tortures et meurtres de façon arbitraire : plus de 10 000 disparus. N'importe qui peut être enlevé de nuit et ne jamais réapparaître !

Comme les hommes commencent à manquer dans ceux qui ne lui sont pas assez affidés, des femmes sont à présent victimes. Le plus étonnant est que ce peuple doit célébrer son bourreau, Poutine et son dictateur, dans un culte incessant de la personnalité ! Il y a pire, deux de ses ministres et au besoin lui-même, torturent en mains propres ! Moralement, je reconnais le droit du peuple Tchéchène à être libre et indépendant.

Conclusion

Les frontières sont pour beaucoup de peuples des prisons qui les oppressent ou les divisent entre deux, trois, voire plus d'États. Elles ont été imposées par les vainqueurs des guerres, les colonialistes (Afrique), les nationalistes, car certains ne demandaient pas 'l'Indépendance', ou encore par l'oligarchie du pays (Amérique Latine).

C'est une belle utopie que d'imaginer que, par exemple, tous les trente ans, sous l'égide de l'ONU, des peuples votassent si oui ou non ils veulent rester dans le ou les états où ils se trouvent. On aurait bien des surprises et les cartes en seraient bouleversées !

L'autre point est que les états non reconnus deviennent souvent des zones de non-droit au plan international et de véritables 'zones grises' favorisant tout les trafics, eux-même grandement facilités par la 'grande dérégulation' imposée depuis les années 1990 par les politiques ultra-libérales. Que l'Europe compta de ces états ignorés sur son territoire géographique est à peine moins obscène que ses nombreux enfers 'paradis' fiscaux.

Thierry Kruger

Publié dans Monde, Géopolitique

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